Questions orales : Discours d'ouverture du Président Moustapha Niasse


Questions orales : Discours d'ouverture du Président Moustapha Niasse
Président de l’Assemblée nationale
Honorables Collègues,
Mesdames, Messieurs les Députés,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Mesdames, Messieurs,
En ce jour du jeudi 12 mars de l’An de Grâce 2015, et pour la première fois
dans l’histoire du fonctionnement des Institutions de la République, depuis notre
accession à la souveraineté internationale, en 1960, voilà que l’Assemblée nationale,
M. le Premier ministre et les membres du Gouvernement se retrouvent, dans le cadre
d’une séance plénière consacrée à une pratique originale, une séance de questions-réponses,
pendant deux heures de temps, pour lancer et inaugurer un dialogue, à un
niveau élevé et retransmis en direct, associant ainsi à l’évènement, les populations de
notre pays et les étrangers qui vivent parmi nous.
Il avait été prévu, lorsque l’idée a été arrêtée d’organiser ce genre de
rencontres, que celles-ci aient lieu deux fois par mois. Nous avons estimé que, dans un
premier temps, une rencontre par mois conviendrait raisonnablement. Plus tard, s’il
s’avère nécessaire que le rythme soit porté à deux rencontres chaque mois, nous
aviserons.
L’origine d’un tel module d’innovation et de transparence, sur l’axe qui
porte les rapports de coopération et d’échanges entre le Pouvoir Exécutif et le Pouvoir
Législatif, se situe dans une convergence et dans une volonté partagée entre le Chef de
l’Etat, Son Excellence Monsieur le Président Macky Sall et l’Assemblée nationale.
Dans le courant de l’année 2014, tout comme en 2013 et depuis le début de la
12ème Législature, nous avons beaucoup échangé, M. le Président de la République et
moi-même, sur les relations entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement, sur la
qualité de ces relations, empreintes de confiance mutuelle.
D’avoir été, pendant seize mois, au poste de Président de l’Assemblée
nationale et d’avoir, pendant ce temps, pensé à des réformes approfondies dans le
fonctionnement de cette Institution, ont permis à l’actuel Président de la République,
d’avoir sur l’Institution parlementaire une vision et une approche que la logique
recommande de partager. C’est cette logique qui facilite souvent, et il faut s’en
féliciter, les rapports de coopération confiante qui marquent, dans le contexte
présent, les relations qui existent entre les Pouvoirs Législatif et Exécutif, dans la
plénitude du respect du principe sacré de séparation des pouvoirs, principe qui
n’exclut nullement que les Institutions de la République marchent au rythme et au
diapason de ce « ressenti » planétaire qui se définit et se décline à l’infini de la raison
humaine et de la volonté de partager les exigences de paix, de sécurité et de
développement pour tous.
Dans cette voie, nous devons être fiers, aujourd’hui, de poser un acte qui
contribue à la concrétisation de cette volonté de servir l’Etat, la République et le
peuple.
Ce faisant, nous avons pensé que les causes partagées et les objectifs gérés
en commun, dès lors qu’ils se fondent sur l’incontestable communauté de destin qui
préside aux programmes successifs de développement concerté, lesquels donnent un
sens à une démocratie participative, vivante et inspirée par un patriotisme en
mouvement, constituent les données fondamentales qui nous ont conduits à cette
pratique originale que nous inaugurons ce jour.
Il me revient, dans cet esprit, de remercier Monsieur le Président de la
République, le Premier ministre et les Députés d’avoir conçu ce projet et d’en avoir
fait une réalité tangible, qui confère un tonus nouveau et un contenu mobilisateur à ce
dialogue que nous voulons direct, franc et utile, dans la gestion concertée des
nombreux défis qui interpellent le Sénégal et les Sénégalais, au début du 21ème siècle.
A partir de ce jour et une fois tous les mois, M. le Premier ministre et les
membres du Gouvernement retrouveront dans cet hémicycle les Députés de la
Représentation nationale.
Le Bureau de l’Assemblée nationale et la Conférence des Présidents,
conformément aux prérogatives qui leur sont conférées par le Règlement intérieur de
notre Institution, après avoir consulté les Présidents des Groupes parlementaires et en
rapport avec M. le Premier ministre, ont établi les modalités du déroulement de cette
Séance plénière de questions-réponses de la manière qui suit :
1. Cette séance dure 122 minutes. Ces 122 minutes sont réparties entre 14 questionsréponses,
à raison de 8 minutes, 3 minutes pour le Député qui pose la question et 5
minutes pour le Premier ministre qui y répond, soit 112 minutes au total.
10 minutes supplémentaires sont réservées à M. le Premier ministre, étant entendu que
lorsque des questions lui sont posées, il y répond pour une durée de 5 minutes.
2. M. le Premier ministre est invité à répondre personnellement aux questions qui sont
posées par les Présidents des deux Groupes parlementaires.
3. Les 14 questions sont réparties de la manière suivante : le Groupe parlementaire de la
majorité, le Groupe BennooBokkYakaar, pose 10 questions sur les 14, le Groupe de
l’opposition parlementaire, le Groupe parlementaire des Libéraux et Démocrates, pose
3 questions et les Non-Inscrits posent 1 question.
4. Le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, loi organique, dispose, en son article
94, alinéa premier : « les Députés peuvent poser, aux membres du Gouvernement, des
questions d’actualité nationale ou internationale. Elles sont libellées succinctement.
Les questions d’actualité doivent présenter un caractère d’intérêt général se rapporter
à un fait datant de moins d’un mois, au moment de leur dépôt ».
Je dois préciser que le bref temps que je mets à expliquer ces modalités
pratiques, pour une fois au cours de cette séance inaugurale, n’est pas compté dans le
timing ainsi décrit.
Nous commençons le débat.
Moustapha Niasse
Jeudi 12 Mars 2015
Dakar actu




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