Que retenir des élections législatives du 30 juillet 2017? Macky Sall , l'avènement d'un dictateur dans un Sénégal de démocrates sans Démocratie….


Que retenir des élections législatives du 30 juillet 2017? Macky Sall , l'avènement d'un dictateur dans un Sénégal de démocrates sans Démocratie….
Avant, durant et aprés les élections, le Président nous conforte tous  sur l’homme que nous pensions  qu'il a  toujours été.
 
Durant tout le processus électoral  où il a été remarqué une absence totale de transparence, une manque de volonté politique et un refus systématique orchestrés depuis la Présidence de la République avec à sa tête Macky Sall, Executive Chief du laboratoire, les observateurs, acteurs et l'opinion nationale et internationale ont pu voir venir tous les dysfonctionnements, tous les subterfuges et toute la mascarade consistant á priver des milliers  de  citoyens, dont la plupart des jeunes, de leur droit de vote constitutionnellement consacré dans la Charte fondamentale de notre pays.
 
L'épisode des législatives parachève le travail du laboratoire présidentiel consistant á conforter sa dynastie et á réduire les sénégalais en conformistes (conformément aux intérets personnels de Macky Sall et au détriment des intérets vitaux de la Nation).
 
L'épisode des législatives ouvre une nouvelle ère au Sénégal: l'ère des citoyens chroniqueurs, l’ère d’une opposition peureuse et qui n’ose ni individuellement ni collectivement articuler une réponse á la dimension des agressions exercées par le pouvoir, l’ère des exilés volontaires et l’ère d'une Diaspora résoluement engagée pour porter la voix de leurs compatriotes dont certains sous écoute, d’autres traqués, réduits et condamnés au silence.
 
Les élections législatives de 2017 á l'image de la législature qu'elles enterrent, reflètent la méthode et  l'homme qui nous dirige: aucune VISION de gouvernance pour le Sénégal, aucun sens élevé de la République , aucune valeur pour la démocratie, aucun sens du dialogue, aucun respect pour  les sénégalais, forcing, et musèlement de la presse.
 
Les législatives de 2017 ont révélé que les sénégalais sont des démocrates qui vivent dans un système antidémocratique et donc sans Démocratie.Á l’intérieur comme á l’extérieur il faut oser agir et alerter.Les sénégalais sont réduits au silence et sa diaspora courageuse préfère rester en exil ou en asile pour porter la voix de leurs compatriotes.
 
De telles élections auraient engendré des contestations, une crise et des violences post-électorales regrettables si elles avaient été organisées dans un pays autre que le Sénégal.
 
 
 
Cependant l’exeption sénégalaise c’est le génie de ses citoyens ordinaires . L’exception sénégalaise c’est l’extraordinaire gap entre un peuple de démocrates et des dirigeants instaurateurs d’un système anti-démocratique. Une grande Démocratie se mesure en évaluant les pouvoirs, le traitement de l’opposition, le rôle de la presse et surtout l’image que les citoyens ont des institutions aux premiers rangs desquelles: la justice, le Président de la République et le Parlement.
Un sondage non autorisé á être rendu public, a révélé que 98,50 % des sénégalais n’ont pas confiance au système judiciaire, 95% jugent inutile la dernière législature et 98 % pensent que le Président de la République les a déçus et surtout instrumentalise la justice pour éliminer tout adversaire ou potentiel adversaire politique qui compromettrait ses chances pour un second mandat  qu’il a perdu d’avance.
 
Réputé être un homme qui parle peu pour agir sournoisement, en baffouant inélégamment toutes les institutions qu'il est censé protéger, le Président Sall inaugure l'ére d'une dictature dans un pays de démocrates mais sans Démocratie et instaure la dynastie Faye-Sall avec  la coalition  de ses sujets obéissants de Benno Bokk Yakkaar.
 
Jamais en effet dans l’histoire politique au Sénégal, on n’a assisté á autant de prisonniers politiques en moins d’un mandat. Jamais dans la mémoire de notre jeune nation, des citoyens n’ont été contraints de faire un choix : choisir entre assumer ou fuir, refuser ou se compromettre, s’exiler avec ses revendications ou  rester et aller en prison, se taire ou chanter les louanges de Macky Sall, être corrompu, avoir une promotion de carrière professionnelle ou se faire radier comme mon ami , frère et compatriote Ousmane Sonko.
 
Oui! sous le règne de Macky Sall il ya deux catégories de citoyens et de presse : les citoyens  apéristes qui ont droit á tout et les citoyens ordinaires qui risquent la prison á chaque fois qu'ils expriment leur déception vis á vis de leur Président qui, hier se portait garant de leurs libertés et leur promettait la primauté de la Patrie sur le Parti.
 
Sous Macky Sall, une grande partie de la presse  est muselée á coups de millions ( l'argent du contribuable est utilisé pour corrompre des organes de presse). En effet l'octroi des marchés de publicité et annonces publiques des organes de l'État qui constituent une grosse manne financière pour les organes de presse obéit á une seule règle: être favorable  á la Gouvernance de Macky Sall . Une Gouvernance qui n'est ni vertueuse, ni sobre encore moins transparente.
 
Sous la dysnatie Faye-Sall, la République est agressée et réduite á sa plus petite et banale expression comme le président  lui-même s'est réduit en tant qu'institution à sa plus banale, méprisable, simple et vulgaire expression: le procureur de la république, le conseil constitutionnel , le ministère des finances et le ministère de l'intérieur sont devenus des sections du parti APR. Pire le parti présidentiel et la Présidence de la République sont transformés en un laboratoire d'idées destructives de notre héritage et tradition démocratique et républicaine, dans le seul but de maintenir  une dynastie et satisfaire l'ambition d'un homme qui a soif d'une revanche sur l'histoire et vis á vis de ce que le pays a de plus noble.
 
Des foyers religieux aux jeunes leaders qui osent se construire un destin et ambitionner un Sénégal reflet de nos rêves, ressources et talents en passant par la presse, l'homme utilise la même méthode: la sournoiserie, la corruption et l'instrumentalisation du Procureur, du Conseil constitutionnel et du Ministère de l'intérieur.
 
Sous la dynastie Faye-Sall et avec l'organisation sur commande des élections législatives de 2017, le Président qui habituellement parle peu et sans  codes, a à la fois atteint et montré ses límites. Il a prouvé ce que beaucoup  pensait  de lui quand il était Directeur de campagne de Wade en violant et utilisant la force publique de Premier ministre pour voter sans pièce nationale d'identité. Cette même personne comme Président  est le contraire d'un leader, d'un homme d'État et cette  personne est donc dangereuse pour notre  pays, pour la démocratie de ce pays et son rayonnement au plan international.
Ses derniers  commentaires félicitant son ministre de l'intérieur aprés que tous les observateurs sérieux et la société civile aient relevé et dénoncé de graves et inacceptables dysfonctionnements, rétention volontaire et organisée de cartes d’électeurs et achats de conscience, a non seulement révélé, encore, son remarquable cécité au profond malaise qui secoue la démocratie, l’histoire et les réalités de notre  pays. Mais surtout il a montré sa volonté à persister immoralement á défendre d'indéfendables positions comme celles de son ministre de l'intérieur, de son Conseil anticonstitutionnel, de son  ministre des finances  et du  procureur  de sa dynastie.
 
Monsieur le Président je vous le dis la main sur le cœur : le Sénégal ne va jamais sombrer, il y aura des sénégalaises et sénégalais qui vont tout sacrifier pour défendre notre héritage et offrir de belles et réelles perspectives á la  génération présente et  future.Il y aura des voix audibles á l'intérieur comme á l'extérieur du Sénégal pour porter le combat pour la LIBERTÉ et le Développement avec dignité, exemplaritié, responsabilité, générosité,avec introspection et surtout avec ce  dont vous souffrez : COURAGE et PASSION DE TRANSFORMER DES VIES EN MIEUX-ETRE.
 
Monsieur le Président!
Cette passion a un nom. Elle s’appelle la politique. La politique, cet engagement qui donne un sens à la vie et la capacité de changer celle des autres. La politique, non pas pour le pouvoir, mais pour pouvoir. Pouvoir agir. Pouvoir changer. Pouvoir transformer favorablement des contextes et des vies .
 
De grandes figures emblématiques comme Nelson Mandela, Maître Abdoulaye Wade, Thomas Sankara , Barack Obama ou John Fidzeral Kennedy sont rentrés dans la vie politique pour des raisons éthiques et ne les  ont jamais laissées en chemin. Ils sont entrés dans la vie politique contre les violences, pour la liberté, pour le développement et le progrés, contre l’injustice, pour l’émancipation, contre les égoïsmes et surtout pour inspirer les générations futures.
 
 
Inspirez-vous d’eux !
 
Voilá ce qu’on attend de vous
 
 
 
 
Par Mamadou Ibrahima Fall *
Former Executive Representative UNPAC
Consultant Diplomatique
Spécialiste en Diplomatie économique et Commerciale ,
Décisions -Policy-Making and International Negotiation
 
 
*L'auteur, Mamadou Ibrahima FALL« Titulaire d'un Diplôme d'EtudesAvancées/Executive Master Public Policy, Decisions making and International Negotiation
 
il est titulaire d’un Diplôme d’études Avancées ** Master Executif en Négotiation Internationale, Prise de Décisions et Élaboration de Politiques publiques de l’Institut d’Études Internationales et de Développement de Genève, Suisse. Il a aussi participé avec succès au prestigieux programme de Formation sur la Diplomatie Multilatérale organisée par l’Institut  des Hautes Études Internationales conjointement avec le Centre de Politique de Sécurité de Genève, sous l’égide du Département Fédéral des Affaires Étrangères de Suisse. Cette Formation est organisée tous les ans et accueille la nouvelle cohorte de diplomates suisses, ainsi que de jeunes diplomates , d'officiels de gouvernements et d'institutions au coeur de la diplomatie multilatérale.
 
Il possède aussi un Certificat en Résolution des Conflits Executive Education-International Institute on Peace Education (IIPE) Teachers College, Columbia University,New York et un diplôme d’Enseignement de l’École Normale Supérieure de Dakar, Sénégal en 1996 comme professeur alors qu'Il avait juste 22 ans. »
 
 
 
Vendredi 18 Août 2017
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :