Que devient Psy, chanteur de « Gangnam Style » ?

Son tube « Gangnam Style » a connu un succès planétaire, comparable à « Thriller » de Michael Jackson. Le clip a dépassé les 2 milliards de vues sur YouTube. C’était en 2012. Trois ans après, qu’est devenu Psy ?


Que devient Psy, chanteur de « Gangnam Style » ?
Vidéo en ligne la plus vue, vidéo la plus « aimée », première vidéo à avoir été vue plus d’un milliard de fois sur Youtube, puis plus de 2 milliards de fois, vidéo la plus vue en 24 heures… En 2012, le clip « Gangnam Style » du chanteur sud-coréen Psy a collectionné les premières places dans le « Guinness des Records ». C’est cette vidéo qui a permis à Psy de percer dans l’énorme industrie musicale de l’Occident. Ce tube qui a permis à la K-pop (la pop coréenne) d’être reconnue par les Occidentaux et repérée par les magnats du divertissement mondial.
 

Mais qui est Psy ? Park Jae-Sang, 37 ans, bedaine sympathique, cheveux ultra-laqués, lunettes rondes sur le nez, vêtements à paillettes, visage immensément expressif et surtout une énergie démesurée. Il a choisi le pseudo « Psy » parce que, de ses propres dires, il est un « psychopathe de la musique ». Ce fils d’un cadre d’entreprise a grandi dans le riche quartier de Séoul nommé Gangnam. C’est ce quartier-là qu’il parodie dans la chanson du même nom.

« Galoper » comme Psy

Il émigre aux États-Unis en tant qu’étudiant en 1996 et s’inscrit dans la prestigieuse école de musique de Boston : Berklee College of Music. Sans terminer son cursus, il sort en 2001 son premier album « From the Psycho World », qui rencontre alors un franc succès en Corée du Sud. Pendant dix ans, il perce sur la scène sud-coréenne en pop-star satirique, complètement déjantée et controversée. Il a d’ailleurs eu quelques ennuis avec les autorités sud-coréennes après avoir évité le service militaire obligatoire de deux ans… qu’il finira par accomplir en 2010.

2012 marque sa consécration. Il sort son troisième album, intitulé « Psy’s Best 6th Part 1 », incluant « Gangnam Style ». C’est le début de la gloire occidentale. Le clip où Psy galope, danse, se tortille dans son ancien quartier, est un phénomène planétaire. Le monde entier apprend à « galoper » comme Psy, du secrétaire général des Nations unies, le Sud-Coréen Ban Ki Moon, aux prisonniers philippins de Cebu. Le chanteur devient ambassadeur touristique de la Corée du Sud.

 

Une star en Chine

En 2012 donc, Psy signe sous le label américain de Scooter Braun, producteur de nombreux artistes, dont Justin Bieber. En 2013, le Sud-Coréen publie un nouveau single, « Gentleman », qui surfe sur le succès de « Gangnam Style ». À l’heure actuelle, le clip enregistre plus de 800 millions de vues sur YouTube. En 2014, il se met en scène dans une beuverie avec le rappeur américain Snoop Dogg dans le clip « Hangover », tout aussi délirant que les précédents. La vidéo n’a pas eu le succès escompté avec « seulement » 210 millions de vues sur YouTube.

Et aujourd’hui ? De notre point de vue occidental, Psy semble ne pas avoir réussi à transformer le phénomène « Gangnam Style » en succès durable. Il a momentanément disparu de notre actualité musicale. Mais après avoir empoché une petite fortune de 55 millions de dollars lors de sa fulgurante percée, Psy se concentre désormais sur le marché chinois. Il collabore avec le pianiste de classe internationale Lang Lang. « Les fans chinois adorent sa musique et sa chanson, confirmait Hyun Suk « YG » Yang, son manager, fondateur et président de la plus grande entreprise de divertissement de Corée, YG Entertainment, dans une interview à la BBC. Il est souvent en tête des charts en Chine. » Un pays où le marché du divertissement vaut 95,7 milliards de dollars.

Malgré son absence musicale, Psy reste un people scruté par les médias du monde entier. Ces derniers se sont empressés de relayer l’accrochage de sa Rolls Royce rouge avec un bus en Chine le 16 juillet.



Ouest-france

Jeudi 13 Août 2015




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