Quand « Panama papers » nous rappelle le cas des Industries Chimiques du Sénégal. (par Abdou Aziz Ndiaye)


Panama papers ! C’est le nom du séisme d’amplitude incommensurable à l’échelle planétaire qui secoue actuellement les sphères politiques, financières, économiques et sportives. Un million et demi de fichiers du cabinet Mossack Fonseca de Panama relatifs à l’existence de sociétés offshores ont été publiés par le consortium international des journalistes d’investigation. Aujourd’hui, chaque pays a quasiment son scandale national. C’est l’évasion fiscale qui est surtout mise en exergue. Or, il existe un autre aspect fondamental qu’il y a lieu de souligner. En effet, il existe des sociétés-écrans offshores à l’activité fictive créées pour masquer, à rendre opaques les opérations financières d’une ou de plusieurs sociétés. Ce sont ces sociétés qui servent également à dissimuler les vrais actionnaires d’une société. 
C’est le cas de la société Senfer Africa Ltd, créée à Chypre, un autre paradis fiscal aussi connu que Panama. Senfer fut créée uniquement pour rendre nébuleuse la cession des Industries Chimiques du Sénégal. Comme par enchantement, cette société s’est retrouvée un beau jour comme actionnaire principal des ICS avec 66% du capital. Elle fut ainsi propriétaire de l’ex fleuron de l’industrie nationale de 2008 à 2014. 
Comme par enchantement encore, en Août 2014, nous apprîmes à travers le quotidien « Le soleil » que la société indonésienne Indorama a remplacé la société indienne Archean à la tête des ICS en rachetant les 66% des actions. En confirmant officiellement l’entrée d’Indorama, les dirigeants des ICS n’ont pas du tout parlé de Senfer. On ne saura jamais par quelle alchimie on est passé de Senfer à Archean et d’Archean à Indorama. Ce qu’il faut retenir c’est qu’il a fallu la création d’une société-écran, Senfer Africa Ltd, pour aboutir à une telle opacité. Qui a créé cette société ? Mystère et boule de gomme. L’histoire retiendra que le Sénégal a perdu les ICS dans un paradis fiscal. 
Nous avons déjà exprimé notre peine dans notre ouvrage « Industries Chimiques du Sénégal : chronique d’un crime économique prémédité » mais notre douleur persiste. Nous accusons le régime du président Abdoulaye Wade d’être à l’origine de cette situation et nous accusons le régime du président Macky Sall d’avoir maintenu le statu quo. Nous exigeons la remise en cause de la structure du capital des Industries Chimiques de Sénégal. Au nom du patriotisme économique !

Abdou Aziz Ndiaye
Economiste – Spécialiste en commerce,
en management des affaires internationales,
en management logistique et ingénierie des 
transports.
Samedi 9 Avril 2016
Dakar actu




1.Posté par Xeme le 10/04/2016 11:02
La liste complète de ceux qui ont été cités dans les Panama papers, cela permet de comprendre toute la manipulation au Sénégal. D'abord lancée par les journalistes des pourvoyeurs de légions pour un soutien à leurs légionnaires locaux, au nom de Mamadou Pouye qu'ils ont trouvé (ce qui avait déjà été traité par la CREI en 2013), ils ont ajouté "ami de Karim Wade". Et au niveau du Sénégal, les journalistes des légionnaires ont rempli les espaces vides avec des milliards, des virements, des contrats, et beaucoup d'assaisonnement en Karim et DPW.
http://www.voicehindi.com/international/complete-list-of-people-named-in-the-panama-papers/1215
Macky Sall est à bout de souffle. Beaucoup de milliards dépensés depuis 4 ans pour colorer le cerveau des sénégalais, et cela ne nous empêchera pas de rappeler qu'il y a eu, en une journée de vote référendaire, une augmentation de 1 213 bureaux de vote sur le nombre de bureaux qui existaient au Sénégal et à l'étranger.

2.Posté par barou le 10/04/2016 13:26
....EXIGEONS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!....monsieur l'économiste international.......

3.Posté par titi le 10/04/2016 18:47
Le regime de Abdoulaye était un regime de prédateurs bandits de grands chemins dirige par son fils Karim et lui meme.
Ils continuent a vivre des retombées de leurs larcins. Macky Sall avait le devoir de revenir sur toutes ces affaires floues et nocives pour le senegal. Au contraire on a l'impression qu'il les perpétue. Sous cet angle, il déçoit fortement. Et cette situation risque de lui couter chere. Voila pourquoi les africains, les sénégalais en particuliers sont déçus des politiciens qu'ils considèrent tous comme des prédateurs qui n'ont aucun sens patriotique.

4.Posté par anonyme le 10/04/2016 22:56
Daccord avec vous . J'ajoute que les ICS qui marchaient tres bien à l'èpoque ont "été mises à genoux l'année suivant la nommination de sont son DG comme DG DE L ANNEE avec la complicité d'un certain GODART basée à chypre , Ce meme GODART cousin d' un certain K.WADE



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