Projet de révision constitutionnelle : L’UCS l'assimile à une réforme taillée sur mesure visant à écarter de la course des adversaires potentiels


Projet de révision constitutionnelle : L’UCS l'assimile à une réforme taillée sur mesure visant à écarter de la course des adversaires potentiels
L’Union Centriste du Sénégal par la voie de son porte-parole Aboubacar Diassy réagit et donne son avis suite à la publication du projet de révision constitutionnelle proposé par le Président de la République.
Selon le porte-parole de l’UCS, Aboubacar Diassy, dans une note qui nous a été transmise, la réforme n’a pas respecté le parallélisme des formes, notamment au niveau de la limitation d’âge pour le dauphin constitutionnel au même titre que le Prédisent de la République. « Sur ce point précis, il est important de signaler l’incohérence que renferme le projet de révision au titre VI consacré à l’Assemblée Nationale. Le Président de l’Assemblée Nationale  n’est astreint à aucune limitation d’âge alors qu’en cas de décès du Président de la République, il le succède en tant que dauphin constitutionnel ».
Tout ceci démontre, selon l’UCS, que c’est une réforme taillée sur mesure et visant à écarter de la course des adversaires potentiels.
Mais tout n’est pas à jeter puisque, selon toujours l’UCS, certaines réformes  sont à saluer si l’on se prévaut du renforcement de la démocratie, par contre d’autres nécessiteraient des mesures d’encadrement hardies.
Pour exemple, elle cite le point 2 consacré à la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection. «  Là-dessus nous considérons la mesure comme étant bonne sur le principe du fait que le jeu démocratique doit être inclusif et transparent. Et sur ce point précis, toute personne ayant des ambitions au niveau local comme au niveau national doit pouvoir participer aux compétitions électorales quand bien même, il faudra la légiférer  dans le sens d’organiser les partis ou les candidats indépendants autour de mécanismes qui définissent l’origine des fonds et leurs utilisations ».  Les points 11 sur (l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7) et 12 (la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel), l’UCS d’indiquer que d’abord dans la forme, la composition du Conseil Constitutionnelle ne pose pas de problème en soi parce qu’on pouvait avoir même moins de 5 juges et faire le travail convenablement juste pour démontrer que la problématique n’est pas relative au nombre de juges.
Ce qui pose problème à leur avis c’est le fond c’est-à-dire leur mode de désignation. Et sur ce point précis, la nouvelle mesure n’apporte aucun changement sauf qu’elle repartît les sièges entre le Président de la République (5) et le Président de l’Assemblée Nationale (2) ; ce qui consacre encore une fois une mainmise sur l’appareil judiciaire précise t-elle. « Globalement, nous estimons que les points 11 et 12 manquent non seulement de pertinence mais ne relèvent d’aucune importance dans ces réformes dites « consolidantes ». Par conséquent, le Président de la République devrait s’abstenir d’en faire mention dans son projet de réforme ».
Jeudi 21 Janvier 2016
Dakar actu




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