Premiers au petit trot (0 - 0)


Premiers au petit trot (0 - 0)

Mission accomplie pour l’équipe de France. Au terme d’un match face à l’Equateur disputé sans grand entrain et terminé sur un 0-0, les Bleus, en supériorité numérique après le repos, ont définitivement assuré la première place du groupe E, synonyme de huitième de finale, devant le Nigeria, lundi prochain à Brasilia. La Suisse, deuxième, affrontera elle l’Argentine.

Disons-le tout net, après les festins offensifs offerts par les Bleus face au Honduras et à la Suisse, on est clairement resté sur notre faim devant le spectacle de cet Equateur-France, comme sans doute les nombreux Français présents au Maracana ou les yeux rivés devant leur écran à quelques milliers de kilomètres du « temple du football ». Et pour tout dire, on s’est souvent surpris à davantage regarder ou écouter le spectacle de tribunes remplies de maillot jaunes et bleus vibrant du bonheur d’assister à un match de Coupe du monde à Rio, que celui offert par les acteurs de cette ultime rencontre du groupe E.

Et notamment par des Français assez logiquement moins inspirés qu’à Porto Alegre et surtout qu’à Salvador. D’abord en raison des changements effectués par Didier Deschamps (six des onze titulaires n’avaient pas débuté face à la Suisse, trois joueurs débutaient en Coupe du monde), ensuite de l’enjeu moindre pour les Bleus, quasiment qualifiés et assurés de finir premiers de leur groupe, donc d’éviter l’Argentine en huitièmes, au coup d’envoi. Il faut également souligner l’état de la pelouse rendant difficiles des contrôles parfois basiques (pas franchement rassurant en vue des trois matches encore programmés au Maracana, dont la finale le 13 juillet) pour finalement expliquer que l’on s’est souvent ennuyé devant ce deuxième France-Equateur de l’histoire.

Dominguez a brillé, Pogba maladroit

Mais après tout, un nul lui suffisant pour terminer première, ce n’était pas vraiment à la France de faire les efforts par une forte chaleur d’attaquer à tout-va, et son adversaire, malgré le cœur mis en fin de rencontre, s’est montré trop limité pour obtenir, à dix contre onze en seconde période, un nul méritoire qui lui permettra de rentrer la tête haute au pays, la Suisse, victorieuse du Honduras (3-0) terminant deuxième du groupe E. Ce qui ne veut pas dire que Lloris n’a pas eu du tout de travail, le capitaine des Bleus ayant notamment dû s’employer en première mi-temps sur une tête d’Enner Valencia, qui avait pris le dessus sur Digne (41e), avant de voir après la pause Noboa manquer de lucidité sur un contre qui avait laissé sur place Pogba puis Schneiderlin (54e), et surtout de sortir un gros arrêt devant Ibarra (85e).

De leur côté, les hommes de Didier Deschamps, en supériorité numérique comme face au Honduras dès le début de la seconde période suite à un tacle mal contrôlé d’Antonio Valencia sur Digne (50e), ont trop souvent manqué de liant offensif pour marquer, ce qui ne leur était plus arrivé depuis la défaite en Ukraine le 15 novembre. Les absences de Valbuena et de Cabaye se sont fait clairement sentir, tandis que Pogba et à un degré moindre Griezmann ont déçu, tout comme le manque d’envie manifesté en fin de rencontre. Ce qui n’a pas empêché les Tricolores de se procurer des occasions, mais dans les buts équatoriens, Dominguez a été brillant devant Pogba (38e), Benzema (44e et 85e), Griezmann (reprise déviée sur son poteau gauche, 47e), Matuidi (62e), Rémy (87e), et Giroud dans le temps additionnel, tandis que Pogba a manqué le cadre à deux reprises (73e et 89e). Le festival offensif s’est donc arrêté au Maracana, sans doute une piqûre de rappel bienvenue pour les hommes de Didier Deschamps qui auront besoin de retrouver toute leur efficacité lundi à Brasilia face à des Nigérians clairement meilleurs que l’Equateur.


Sport.fr
Mercredi 25 Juin 2014




Dans la même rubrique :