Pr Songhé Diouf sur l’enseignement de la philosophie en classe de seconde : « ils n’auront pas le niveau»


Ceux qui prétendent voir la philosophie être enseignée dans les classes de Première ou de Seconde au Sénégal, vont ronger leur frein. Songhé Diouf, professeur de philosophie, a été très clair hier aux Parcelles Assainies, en démontrant l’impossibilité de le faire au Sénégal, parce selon lui le niveau des élèves, même ceux de la Terminale est très bas.
 
«  C’était l’idéal. Mais c’est irréalisable dans notre pays pour deux raisons. D’abord le niveau des élèves est tellement faible. Ils ne maitrisent plus la grammaire française et ne parlent pas correctement le Français », a-t-il dit.
 
Et de poursuivre en disant : « Aujourd’hui, quand vous tendez un micro à un étudiant, vous vous bouchez les oreilles. Et si vous avez la prétention d’enseigner la philosophie à des élèves de seconde, ce n’est pas possible parce qu’ils ont le niveau des élèves de quatrième, ont le niveau d’élèves de CP. Il faut avoir le courage de le reconnaître ».
 
Sur la deuxième raison de l’impossibilité d’enseigner cette matière dans des classes de secondes, il indexera le déficit de professeurs dans les classes de Terminale. Raison pour laquelle les secondes et les premières ne peuvent pas en disposer. « Mais en France et un peu partout c’est l’idéal » note t’il.
 
Le Pr Diouf tenait une conférence philosophique avec la Cojer des Parcelles Assainies aux élèves de Terminales de cette localité sous la demande du ministre d’État Mbaye Ndiaye.
 
« C’est sous l’initiative de la Cojer des Parcelles Assainies que le ministre d’État Mbaye Ndiaye m’a demandé de donner ce cours magistral de philosophie aux élèves. Cette leçon est une synthèse du programme de philosophie, et il m’a vu faire pareille activité à l’intérieur du Sénégal et à Sorano et il m’a demandé de la faire pour les élèves des Parcelles Assainies », explique-t-il.
 
 « Mon travail c’était de venir faire la conférence et je crois l’avoir faite avec les moyens de bord. Il s’agit simplement de repasser en revue les différentes articulations de ce programme et de manière plus où moins simplifié, de les amener à comprendre dans un cadre moins stressant, plus détendu que celui de la classe, pour placer de la manière la plus facile le concept ».
 
D’ailleurs dira t’il Socrate n’avait pas de salle de classe pour enseigner la philosophie. C’est dans la rue qu’il la faisait ». 
Samedi 27 Mai 2017
Dakaractu




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