Pr Moussa Baldé, DG de la SODAGRI: « Le riz est possible partout… »


Pr Moussa Baldé, DG de la SODAGRI: « Le riz est possible partout… »
Pour sensibiliser les populations et leur montrer que « Le riz est possible partout en Casamance », Le Professeur de Math Moussa Baldé, par ailleurs DG de la SODAGRI s’appuie sur la pédagogie par l’exemple. Dans son village natal Témento Samba, département de Kolda (sud), le DG a cultivé du riz qui côtoie le maïs de  case.
« Depuis une vingtaine d’années nous cultivons dans cette parcelle  du maïs que nous récoltons par la suite pour acheter du riz. Nous avons décidé cette année de faire du riz sur une partie de la superficie, soit  un demi-hectare. Nous espérons pouvoir récolter au moins deux tonnes de paddy pour un investissement de 50 000 F cfa seulement « , a expliqué Pr Moussa Baldé. Selon lui, le but du jeu, c’est de monter par cet exemple que « Le riz est possible partout en Casamance grâce aux nouvelles variétés de riz notamment le Sahel 108 et le Nérica »
 
Déjà dans cette localité de Témento Samba, l’expérience est en train de faire tache d’huile selon Moussa Baldé. En effet, le maire de Guiro Yoromalado Bocar, le chef de village de Témento Samba et le producteur Malado Diallo sont entrés dans la danse. Ce dernier soutient être dans le PNAR depuis l’année dernière. Ce qui lui a permis d’être autosuffisant en riz. « Je n’ai pas acheté du riz cette année. Ma famille est en train de consommer ma production de l’année dernière », s’est-il félicité. Non sans inviter les populations à faire autant pour que le slogan « Kolda nourrit kolda » soit une réalité partout au Fouladou.
 
Pour le DG  de la SODAGRI, les conditions sont réunies pour booster la production rizicole dans cette zone du Woyokoro qui dispose de « terres, d’une assez bonne pluviométrie, de batteuse, motofaucheuse et de décortiqueuse ». A cela s’ajoute « un encadrement de qualité » assuré par un ingénieur assisté par un ingénieur des travaux tous deux recrutés par la SODAGRI et collaborant avec des conseillers agricoles motorisés qui sillonnent toute la région.
 
En plus, le Programme National d’Autosuffisance en Riz a mis à la disposition des producteurs « des animateurs formés par Africa Rice qui font de l’encadrement agricole de juin jusqu’en décembre » a précisé M Baldé. Toutes choses qui offrent toutes  les chances au PNAR d’être au rendez-vous de l’autosuffisance alimentaire en 2017, conclut le DG de la SODAGRI.
Samedi 8 Octobre 2016
Dakaractu



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter



Dans la même rubrique :