Pour les vendeurs de journaux, campagne électorale rime avec traite


Pour les vendeurs de journaux, campagne électorale rime avec traite

La présidentielle de février-mars a contribué largement à une augmentation conséquente du taux de vente des quotidiens et périodiques avant, pendant et après le premier tour, avec la prolifération du discours politique rythmant la quête d’électeurs des candidats, ont soutenu vendredi des vendeurs de journaux, non sans déplorer la pléthore des titres.

"Nous arrivons tant bien que mal à écouler l’essentiel des quotas journaliers que nous retirons au niveau de l’Agence de distribution de la presse (ADP) depuis que la campagne électorale a commencé", a indiqué Abdoulaye Diallo, un des nombreux vendeurs de journaux à la criée qui parcourent les rues du centre-ville dakarois.

"J’ai choisi ce matin d’écouler mon quota de journaux à la rue Carnot", dans le centre-ville, dit-il au reporter de l’APS. Les journaux rangés en pile sur son avant-bras gauche, il se sert de sa main droite pour présenter aux automobilistes, aux passants ou piétons, la une de quelques gros titres de la place.

Au milieu d’une rue qui a fini d’être encombrée par les automobilistes, sous l’emprise des fréquents embouteillages caractérisant le centre-ville aux heures de pointe, Abdoulaye Diallo écoule tranquillement son quota de journaux, indifférents aux étals de commerces encombrant l’essentiel des allées réservées aux piétons.

’’En cette période de campagne électorale, les journaux se vendent bien surtout pour ce qui est en particulier de quatre gros titres. En général, ces gros titres sont les premiers à être épuisés, ensuite le reste est écoulé au fur et à mesure’’, a-t-il expliqué.

Il a précisé qu’au-delà de cette période, les journaux se vendent certes, mais dans tous les cas, la hausse des ventes est plus accentuée avec la campagne électorale, comparée à toute autre période.

Un avis partagé par la plupart des vendeurs de journaux opérant dans des kiosques ou à la criée rencontrés dans le centre ville de Dakar. Ils n’ont cependant pas manqué de déplorer la pléthore de titres qui, selon eux, fait qu’ils enregistrent parfois beaucoup d’invendus, des pertes donc.

Détenteur d’un kiosque dans le centre-ville, Doudou Kâ renseigne qu’il exerce ce métier depuis 1972. Selon lui, les périodes de campagne électorale, comme la présidentielle, sont pour eux propices pour les affaires qui marchent également à l’occasion de grands événements sportifs. ’’Au-delà, dit-il, il y a une tendance à la baisse.’’
APS

Vendredi 9 Mars 2012




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