Politiciens encagoulés ou revendicateurs objectifs dans la dette de 277 millions : Des travailleurs de Dakar Dem Dikk contre le syndicalisme de chantage

Le bruit de la dette de la prévoyance maladie (Ipm) fait l’actualité à Dakar Dem Dikk depuis plus de deux semaines. Les soubassements de cette agitation sont-ils politiques ou imbus d’une objectivité de revendications syndicales ? Les employés de cette société de transport se jettent l’anathème et chaque partie dit veiller aux intérêts des travailleurs. Face à la presse, hier, le syndicat unitaire demande aux autorités d’agir pour mettre fin à tout ça.


Politiciens encagoulés ou revendicateurs objectifs dans la dette de 277 millions : Des travailleurs de Dakar Dem Dikk contre le syndicalisme de chantage
«Je t’aime, moi non plus» ou «Le regard en chiens de faïence» peut-être, aujourd’hui, l’intitulé du nouvel épisode sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de la dette de 277 millions de francs Cfa de l’IPM à Dakar Dem Dikk.
En effet, après la sortie d’une grande partie des travailleurs, orchestrée par Mamadou Goudiaby, Secrétaire général du syndicat majoritaire, qui demande le remboursement des dettes de prévoyances maladies dues aux employés, et celle du Directeur général qui a dégainé un chèque de 80 millions comme montrer sa bonne foi, le Syndicat unitaire de l’entreprise (SU3D), affilié à la Confédération des syndicats autonomes (Csa), a fait face à la presse hier.
Ces derniers se désolent d’un tintamarre médiatique voire une surexcitation digne de vrais politiciens dans une entreprise de service public. «Ça suffit !» C’est aujourd’hui le cri de cœur de Oumar Gaye, Secrétaire général du SU3D qui réclame un climat social apaisé, seul gage de confiance de l’Etat, principal actionnaire à hauteur de 76%. Mais aussi des partenaires sociaux pour la modernisation de cette entreprise qui semble rester au beau fixe depuis sa création.
«Il est grand temps que les autorités agissent sur les vraies causes de cette instabilité planifiée par des politiciens en cagoule qui agissent selon leurs intérêts», a renseigné le Sg du syndicat. Pour lui, la bonne intention du Directeur actuel est à saluer.
«A son avènement, le parc automobile qui était de 143 bus, est en baisse parce que les anciens commandés par le Président Wade n’ont pas de pièces de rechange. C’est ce qui explique d’ailleurs l’arrivée d’autres formes véhicules plus adaptés. A cela s’ajoute que, dans un pays où le népotisme est la règle chez certains chefs d’entreprise, le Directeur n’a pas recruté depuis son arrivée», détaille Gaye.
Revenant sur le problème de la prévoyance maladie, ces travailleurs estiment qu’il est inadmissible que Mamadou Goudiaby et Cie fassent de cette dette, un cheval de bataille alors la structure dispose d’un Conseil d’administration, d’un gérant et d’un trésorier.
«Les prétextes sont les mêmes depuis l’existence de Dakar Dem Dikk en 2000 pour prendre en otage les travailleurs et les directions générales qui se sont succédé à la tête de l’entreprise. Pourtant, les perspectives sont bonnes par rapport au projet de l’Etat parce qu’à terme, les recrutements se feront en centaines d’emplois et une mobilité fluide sera notée dans le réseau. C’est pourquoi, l’autorité doit pendre sa responsabilité face au syndicalisme de chantage et d’intérêts politiques, teinté de calomnies et de bravades», a pesté, pour sa part, Fakourou Saloum Diaw Sg adjoint dudit syndicat.
Il ajoute que la dette de l’Etat concernant les tickets des militaires, les vignettes des étudiants, entre autres subventions, pouvait servir à éponger véritablement les créances de la boite dans leur intégralité.
Mercredi 28 Octobre 2015
Dakaractu




1.Posté par Olief le 28/10/2015 10:17
En effet , Mamadou Goudiaby éternel secrétaire général d'un des syndicats de la maison , doit se taire et laisser les gens travailler !



Dans la même rubrique :