Pistorius fixé aujourd'hui sur sa demande de libération sous caution


Pistorius fixé aujourd'hui sur sa demande de libération sous caution
La justice sud-africaine devrait se prononcer ce vendredi sur la demande de libération sous caution de l'athlète Oscar Pistorius, inculpé du meurtre de sa compagne, le mannequin Reeva Steenkamp, le 14 février. Les débats, qui ont débuté vendredi dernier, doivent reprendre vers 10 heures (9 heures à Paris).

Les procureurs, qui accusent Pistorius d'avoir tué sa compagne de sang-froid, s'opposent à cette remise en liberté. Le juge doit mettre en balance les risques de troubles à l'ordre public mais aussi les risques de fuite, tandis que des voix s'élèvent pour dénoncer un éventuel traitement de faveur à l'égard de l'athlète, qui pourrait vouloir échapper aux dures conditions carcérales sud-africaines. La défense argue que l'athlète star du monde paralympique et olympique est trop célèbre pour avoir la moindre chance de se soustraire aux poursuites judiciaires en fuyant le pays.

L'accusation soutient qu'Oscar Pistorius est coupable de meurtre avec préméditation. Sa compagne, dont le corps a été découvert dans la salle de bain de leur maison de Pretoria, a été touchée à la tête, au bras et à la hanche. Les procureurs s'appuient notamment sur le récit de témoins qui ont dit avoir entendu des cris.
lemonde

SCÈNE DE CRIME "POLLUÉE"

Pistorius, classé par le magazine américain Time parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde en 2012 et aujourd'hui lâché par ses sponsors, affirme avoir tué son amie, le mannequin sud-africain Reeva Steenkamp, 29 ans, en la prenant pour un cambrioleur enfermé dans les toilettes.

Pistorius est défendu par l'un des meilleurs pénalistes sud-africains, Barry Roux, dans ce qui constitue le meurtre le plus célèbre d'Afrique du Sud depuis longtemps dans un pays où sont commis plus de 15 000 homicides par an.

La défense affirme en outre que l'enquête policière a été bâclée. Elle a marqué un point jeudi avec le dessaisissement de l'enquêteur principal, Hilton Botha, lui-même accusé de tentatives de meurtre pour avoir tiré en 2009 sur un minibus transportant sept personnes après l'avoir sommé de s'arrêter. Selon des médias sud-africains, M. Botha a été déchargé en attendant le résultat d'une enquête interne, mais n'est pas suspendu de ses fonctions.

La veille, il avait été mis en difficulté par les avocats de la défense, qui l'ont accusé d'avoir "pollué" la scène de crime et l'ont contraint à rectifier certaines de ses déclarations, comme la distance qui séparait certains témoins du domicile de l'athlète.
Dakaractu2




Vendredi 22 Février 2013
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