Pierre Youssouph Sall, président section athlétisme de Salitgué «El Hadji Dia Bâ est notre candidat»


Pierre Youssouph Sall, président section athlétisme de Salitgué  «El Hadji Dia Bâ est notre candidat»
C’est le temps de lobbies et autres alliances pour la succession de Momar Mbaye à la tête de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA). Après Sérigne Dame Fall, président de la section d’athlétisme de l’As Diamono de Diourbel, par ailleurs coordonnateur d’un collectif de clubs dans les colonnes de Stades, c’est au tour de Pierre Youssouph Sall de monter au créneau pour annoncer son soutien à El Hadji Amadou Dia Bâ, non sans égratigner la gestion de l’équipe sortante.  
 
«L’athlétisme sénégalais a touché le fond à cause d’une équipe dirigeante qui a fini de montrer ses limites avec des championnats d’Afrique de 2014 où le Sénégal est revenu sans aucune médaille d’or et une wild card aux Jeux Olympiques de RIO. Ça ne peut plus continue ! Il faut désormais du sang neuf», tonne M. Sall. Et d’ajouter : «c’est pourquoi, nous avons pensé à El Hadji Amadou Dia Bâ. Les gens qui sont là, plaident pour leur chapelle».
 
Enfonçant le clou, il soutient : «nous avons perdu tous nos cadres. Nous n’avons plus de techniciens. Nous n’avons plus d’entraîneurs de 2ème degré. Tous sont partis rejoindre le département de l’éducation nationale. On ne forme plus. Les autres sont devenus vieux. Il faut du sang neuf».
 
«D’ailleurs, je n’ai jamais arrêté d’attirer l’attention des amoureux de l’athlétisme.  El Hadji Dia Bâ a repris son bâton de pèlerins. Il a sillonné tout le pays. Nous savons aussi que Momar (Mbaye) a un candidat. Même si pour l’heure, seul, Mamadou Boye s’est déclaré. Mais, il n’a aucune chance de passer. Parce que 75 % des présidents des sections de clubs d’athlétisme ont décidé de soutenir (El Hadji Amadou) Dia Bâ», confie également le président de la section d’athlétisme de Saltigué (Rufisque).  
 
Ne tarissant pas d’éloges à l’endroit du directeur du CRD/Iaaf, Pierre Youssouph Sall dira :   «C’est quelqu’un qui pourrait sortir cette disciple de ce gouffre. Il a des relations au plan national, continental et international. Il a été athlète de haut niveau avec sa médaille d’argent remportée aux JO de Seoul en 1988. Nous avons besoin d’un président comme lui».
 
«D’ailleurs beaucoup d’anciens athlètes n’attendent que son élection pour revenir au pays pour travailler. Je peux citer Moussa Fall N°1, Moussa Fall N°2, Mountaga Diakhaté etc.», confie-t-il.  
 
Momar Mbaye n’a pas encore dit son dernier mot
 
Momar Mbaye ne semble dit sans dernier mot. Pourtant, lors d’une interview qu’il avait accordée à Sud Quotidien lors des championnats du monde d’athlétisme à Pékin en été 2015, l’actuel président de la FSA avait clairement déclaré qu’il allait arrêter en 2017. Quand nous n’avons eu au téléphone hier, jeudi 9 février, le discours semble évoluer. «Certes, j’avais déclaré que j’arrêtais en 2017. Mais, rien ne dit que je ne serai pas candidat», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «j’ai été élu par des gens qui m’ont fait confiance. Je vais quand même respecter ceux qui m’ont élu. Par conséquent, je ne vais dire des choses sans les consulter».
 
Quant aux attaques contre sa gestion de la première discipline olympique, Momar Mbaye se veut serein. «Personne ne pourra faire mieux que nous. Nous organisons toutes les compétitions. Sur les aspects techniques, je préfère que ce soit des techniciens qui en parlent», soutient-il. Quid des résultats ? «Aucun fédéral ne court à la place d’un athlète», s’est-il contenté de déclarer. Le mois novembre risque d’être chaud pour l’élection du président de la Fédération sénégalaise d’athlétisme (FSA).      
A.T
Vendredi 10 Février 2017
Dakaractu




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