Pas question d'invalider les élections en RDC


Pas question d'invalider les élections en RDC
La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a rejeté mardi les demandes d'invalidation des élections présidentielle et législatives de lundi en République démocratique du Congo (RDC) formulées par plusieurs candidats à la présidentielle, assurant que les scrutins s'étaient "bien déroulés" dans plus de 99,9% des bureaux de vote.

"Il n'y a pas de raison d'invalider les élections, il n'y a eu des problèmes que dans 485 bureaux, soit moins de un pour cent des 63.865 bureaux" prévus, a affirmé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

La Céni a aussi récusé toute déclaration de victoire de l'un ou l'autre candidat aux scrutins de lundi avant la publication des résultats officiels.

Les électeurs d'une vingtaine de bureaux sont appelés à se rendre aux urnes mercredi. Mais, aux autres endroits les élections n'auront pas lieu en raison des violences et des menaces portés contre les agents de la Céni, a ajouté le président de cette institution.

M. Mulunda répondait ainsi à une demande formulée conjointement par trois candidats à la présidentielle, dont l'opposant et président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, qui ont dénoncé des "manquements et irrégularités".

A l'appui de leur demande, ils ont notamment relevé dans un communiqué commun, l'interdiction des meetings au dernier jour de la campagne, l'existence de bureaux de vote "fictifs" ainsi que la découverte de bulletins de vote "parallèles, pré-remplis ou vierges au profit" du candidat Joseph Kabila, le chef de l'Etat sortant.

Les deux autres signataires sont Antipas Mbusa Nyamwisi et Adam Bombole Intole.

Ils ont également dénoncé "l'utilisation des moyens de l'Etat par le candidat" Kabila, la non-ouverture de bureaux de vote, l'insuffisance de bulletins "provoquant artificiellement une baisse du taux de participation" et des dépouillements à huis-clos après le "refus d'admettre la présence de témoins de l'oposition" dans plusieurs bureaux.

Les trois candidats "déclarent n'accorder aucun crédit aux résultats qui pourraient résulter de pareils scrutins" et "exigent l'invalidation pure et simple desdits scrutins eu égard aux manquements et irrégularités dénoncés".

Le président de la Céni leur a rétorqué devant la presse que seuls "485 bureaux ont eu des problèmes", soit 0,76% du total, localisés dans certaines provinces seulement.

Les opérations électorales vont se poursuivre mercredi dans une petite vingtaine de bureaux, dont Masina, dans la banlieue est de Kinshasa, et elles seront "toutes terminées" mercredi, sauf dans les endroits - environ 465 bureaux - où des violences et du vandalisme ont rendu la tenue des scrutins impossible, a précisé M. Mulunda.

Il a également réfuté toute une série d'accusations de fraudes formulées par des candidats ou par la presse, demandant qu'on fournisse des preuves à la Céni - comme dans le cas de bulletins qui auraient été déténus par des candidats. "Nous sommes sereins", a-t-il assuré.

La Céni a par ailleurs a récusé toute déclaration de victoire de l'un ou l'autre candidat aux élections avant la publication des résultats officiels, prévue le 6 décembre pour la présidentielle - le dernier jour du mandat du président sortant - et le 13 janvier pour les législatives.

"C'est illégal, c'est nul et sans effet", a lancé le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, lors d'une conférence de presse à Kinshasa.

Il répondait à une ques tion sur des déclarations faites depuis mardi matin par le parti de l'opposant Etienne Tshisekedi, l'Union pour la Démocratie et le Progrès social (UDPS), qui proclame son candidat vainqueur de la présidentielle, avec dix-huit millions de voix, soit 56,87% des suffrages sans même attendre la fin des scrutins.

Le taux de participation devrait être connu dans les prochains jours.

Au total, plus de 32 millions de Congolais étaient appelés aux urnes ce lundi pour élire leur président et les 500 députés de l'Assemblée nationale, au cours d'un scrutin qui a été marqué par des violences qui ont fait au moins dix-sept morts, principalement à Kinshasa samedi, au dernier jour de la campagne, et à Lubumbashi (Katanga, sud-est) lundi. (belga)
Mercredi 30 Novembre 2011




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