Partira, partira pas ? Le GRAND JURY de PAGANON

De petits mots aux gros effets ? Si son Excellence demeure au poste jusqu’au verdict du procès Karim Wade, l’opinion retiendrait, entre autres faits, la sortie malheureuse de Jean Felix Paganon. Le diplomate français se rappelera pour toujours son grand jury.


Partira, partira pas ? Le GRAND JURY de PAGANON

Si le hasard du calendrier a fait coïncider la déclaration de Youssou Ndour appelant à une intervention étrangère pour ramener Abdoulaye Wade à la raison et la sortie de l’ambassadeur français Jean Félix Paganon sur le dossier Karim Wade, le prétexte est flagrant dans la programmation de l’émission Grand Jury, plateau politique par excellence pour forger une opinion publique. Faire intervenir le représentant officiel de la France, dans un dossier judiciaire en cours, impliquant un citoyen binational, explique peut-être l’enjeu et les ramifications d’un dossier qui étend ses tentacules jusqu’aux Îles vierges britanniques.
Exit la pertinence du professionnel Mamadou Ibra Kane dont les armes professionnelles sont connues du grand public, c’est surtout la légèreté avec laquelle, son Excellence, abordant la question, a insulté l’indépendance de la justice de notre pays, en livrant un verdict avant la lettre. Rien de nouveau cependant, d’autres analystes peuvent soutenir le même argument surtout depuis le réquisitoire alarmant du procureur spécial qui demande le beurre et l’argent du beurre. En cas de condamnation, en plus de son avenir politique hypothéqué pour un temps, ce sont ses droits civils qui lui seront retirés, sans compter que l’amende ne lui garantit aucune retraite paisible. Violation de l’obligation de réserve, selon Assane Dioma Ndiaye, président de la ligue sénégalaise des droits de l’homme.  Selon lui, « le principe en l’espèce est l’interdiction absolue pour l’exécutif de préjuger d’une affaire pendante devant la justice en raison de la règle sacro-sainte de la séparation des pouvoirs. Ce principe s’impose aussi bien à l’exécutif national qu’à tout exécutif étranger. Or, l’ambassadeur est un plénipotentiaire d’un exécutif étranger. L’ambassade est une excroissance d’un État étranger dans un État accréditant. Par une fiction juridique, c’est un État dans un État. On comprend dès lors l’inopportunité et la gravité d’une telle déclaration du triple point de vue de la courtoisie et des règles diplomatiques, de la souveraineté nationale et judiciaire et des traditions d’un pays chantre des droits de l’homme et de l’achèvement de l’État de droit avec la révolution de 1789 ».

Mardi 10 Mars 2015
Dakaractu




1.Posté par SENEGALAIS NOUVEAU le 10/03/2015 19:20
MAMADOU IBRA KANE AURA UN FIN TRAGIQUE ET DIFFICILE. C'EST LE SORT QUI EST TOUJOURS RESERVE AUX ESCLAVES DELIBERES DES HOMMES. JE LE JURE.

2.Posté par SYLVAIN LAMBERT le 10/03/2015 19:53
J'EMMERDE LA FRANCE ET LES FRANCAIS

3.Posté par iba sy le 11/03/2015 11:41
Senegalais nouveau t'es vraiment con. MIK est le meilleur journaliste d'Afrique !

4.Posté par triplexxx le 11/03/2015 16:01
Bravo Mamadou Ibra Kane ! Vive La France !

5.Posté par nara le 12/03/2015 11:33
Il n'a rien dit de grave. Il a parlé au conditionnel. Tristes intellectuels et avocats ! Il faut revisiter la grammaire et son chapitre : conjugaison. Quand vous traduisez émotionnellement un mot ou une expression française en wolof, vous tordez l'esprit du locuteur français. Ceux qui s'en prennent à Paganon, doivent revoir leur copie. " SERAIT" n'est pas "SERA" bon sang.
Et ensuite, demandez à Wade père, le pourquoi il a interpellé la France et les Etats-unis. Est-ce à dire que si Paganon s'en prenait à notre justice, vous allez applaudir à tout rompre. Messieurs, de la retenue et de la tenue qui appelle la décence. J'attends la réaction de Decroix. Si vous ne voulez pas qu'une autorité française parle, pourquoi, bon sang, interpeller son président et demander à l'Ambassadeur de ce pays de se taire.
A votre place, je me serai tu.



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