Partage des ressources génétiques : Des experts africains sensibilisés sur le protocole de Nagoya


Un atelier panafricain regroupant des experts sur la problématique du protocole de Nagoya, qui incite à un partage juste et équitable des ressources génétiques, est ouvert depuis hier, afin de renforcer les capacités des pays africains à pouvoir mieux s’approprier ce nouvel instrument. Ceci pour leur permettre de mettre en place des cadres règlementaires et institutionnels dans leur pays pour un accès encadré à la ressource afin d’en faire bénéficier les populations.
 
En effet selon Souleymane Diallo, Directeur de Cabinet du ministre de l’environnement et du développement durable, nous ne savons pas globalement toutes les utilisations qui sont faites de nos ressources.
 
« Il y  a aujourd’hui beaucoup de brevets sur les produits transformés mais pas de brevet sur la ressources transformées pas de brevet sur la ressource génétique elle-même. Et ce protocole vient aider à ce que les entreprises puissent en bénéficier mais si nous laissons les choses les populations qui devraient bénéficier de façon rationnelle de ces ressources, ne le feraient pas et elles pourront exploiter de façon irrationnelle ces ressources. C’est donc dans une approche de préservation de la ressource durable. Il y  a un partage, il faudrait que les pays aussi puissent coopérer » a-t-il expliqué.
 
 
Suhel Al Janabi, coordinateur de l’initiative  APA (renforcement de capacité sur l’accès et partage des avantages en Afrique) à  la suite du Directeur de Cabinet du ministre indiqué qu’il y  a un grand défi. Mais espère-t-il le mécanisme APA et le protocole de Nagoya pourront juguler le problème.
 
Cependant pour l'Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et son Directeur Jean-Pierre Ndoutoum, la biodiversité africaine est fortement menacée. Aussi a-t-il exhorté aussi les pays africains détenteurs de ressources de consolider leurs stratégies et dispositifs nationaux notamment ceux relatifs aux relations entre utilisateurs et fournisseurs dans les pays africains en développement.
 
« L’intégration de la biodiversité dans les politiques et stratégies de développement des pays africains doit donc être une priorité. Le renforcement des capacités par le partage d’expériences sur la mise en œuvre des conventions et protocoles relatifs à la biodiversité, est un outil clé de cette intégration » a-t-il conclu.
 
Mardi 7 Mars 2017
Dakaractu




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