Papy Mison Djilobodji : « Je ne suis pas le premier joueur sénégalais à ne pas être retenu pour un match par l’entraîneur »

À Kaolack où il séjourne, l’international sénégalais du FC Nantes, Papy Mison Djilobodji, coule des vacances paisibles. Au terrain de l’ASC Marines des HLM Bongré où Stades l’a trouvé avant-hier samedi avec ses amis, «Djilo», très relax, s’est confié...


Papy Mison Djilobodji : « Je ne suis pas le premier joueur sénégalais à ne pas être retenu pour un match par l’entraîneur »
Qu’est-ce qui explique votre présence à Kaolack ?
C’est la fin de la saison, qui a été très longue. Et comme elle se termine, il est normal que nous rentrions chez nous, pour revoir nos parents, nos amis, nos supporters. C’est une période très courte et c’est pourquoi c’est  un peu difficile mais nous faisons tout pour voir tout le monde. Nous n’avons que deux périodes dans la saison pour aller chez nous et nous ressourcer un peu : c’est la trêve hivernale et la fin de la saison. Dieu merci car cela fait très longtemps que je n’ai pas jeuné à Kaolack. La je redécouvre la chaleur du Saloum, surtout que cette période de ramadan me manquait tellement. Vous savez, le jeune, avec le coach Der Zakarian, souvent c’est très difficile. Vous me donnez aussi l’occasion de remercier les Kaolackois et les Sénégalais pour leurs  prières et leur soutien incessant. 
Pouvez-vous revenir un peu sur votre saison à Nantes ?
Elle s’est tres bien passée, Alhamdoullilah. On nous avait demande le maintien c’était difficile mais nous l’avons assure, c’était l’essentiel. Donc, a ce niveau-la, il n’y a pas de problème. Le FC Nantes a un public tres exigeant mais tolérant quand même, qui nous comprend. Nous sommes un grand de la France du point de vue du palmarès ; c’est pourquoi les supporters, surtout les anciens, ne nous pardonnent rien mais le meilleur va venir inch Allah. 
Le meilleur est à venir mais on parle beaucoup de votre départ prochain de Nantes ?
C’est vrai mais pour ce qui est de ma prochaine destination, je ne sais pas encore, on est en train d’étudier tout ça. Mon agent est en train de faire son boulot. Je sais qu’il est en train de bouger, il voyage beaucoup pour ça. Voila, c’est tout ce que je peux vous dire. Il y a un cote que je gère qui est mon métier, c’est le football, sur le terrain, et l’autre cote est gère par mon agent. Sachez que je vais rentrer à Nantes pour bientôt reprendre les entrainements.
Donc, vous allez démarrer la saison avec le FC Nantes ?
Je ne dis pas que je vais démarrer la saison avec le FC Nantes. Mais je vais repartir dans ce club pour me préparer comme si je restais là-bas et âpres on verra. Le mercato est encore long, donc on attend.
Y a-t-il des clubs qui vous ont parlé directement…
Oui bien sur il y a un club avec lequel j’ai discute.  
Quel est ce club et il est de quel championnat ?
Bon, c’est un club européen mais je ne peux pas vous dire son nom, ni le championnat encore moins le pays. On verra bien, time will tell, comme disent les Américains. Mais retenez que la discussion s’est tres bien passée et jusqu’a présent on est en train d’attendre. 
Parlons de la sélection, vous avez sans doute suivi Sénégal / Burundi du 13 juin dernier ?
Oui, je l’ai suivi et, par moments, c’était comme si j’étais carrément dans la partie. Comme le dit un proverbe bien de chez nous : un danseur n’est jamais tranquille quand il entend sa note de musique préférée (rires). Dieu merci, on a gagne le match et je félicite tout le monde : joueurs, staff, dirigeants… Ils ont fait un bon match. L’essentiel c’était de prendre les 3 points, vu que c’était le premier match de qualification et puis voila quoi. Nous demandons aux Sénégalais de prier pour l’équipe afin que tout se passe bien. On parle de vos relations ≪distendues≫ avec Aliou Cissé qui seraient à l’ origine de votre absence de la sélection… (Rires) personne ne peut échapper aux journalistes sénégalais. Je ne voudrais même pas qu’on en parle mais comme vous êtes un agent de la FBI (rires), ce n’est pas grave. Pour répondre a cette question, sachez que Aliou Cissé est une aine, mon grand frère, mon ancien en équipe nationale. Ce qu’il a fait pour le football sénégalais, je ne l’ai pas encore fait et je prie le Bon Dieu pour qu’il m’aide à le faire. Je n’ai aucun problème avec lui, le Bon Dieu m’est témoin. Et puis l’éducation que mes parents m’ont inculque ne me permet vraiment pas d’avoir des histoires avec quelqu’un qui a l’age d’un grand frère. J’ai tout entendu : pourquoi je ne suis pas convoque, ≪Djilo≫ s’en est pris a Aliou, j’aurais tenu des propos aigres-doux a son encontre, etc. parfois, on me prête des propos que je n’ai jamais tenus. Quand je lis certains articles dans la presse, j’éclate de rire. Mais bon, nous sommes au Senegal. Je ne peux pas empêcher les gens de parler. 
Qu’est-ce que cela vous fait de le voir comparé à Yaya Jammeh et son bureau à la fédération à la Crei ?
(Éclats de rire) S’il vous plait, je vous aime bien mais de grâce parlons d’autre chose. Je vous en prie. Il y a des choses qui sont sorties dans la presse alors que je n’ai rien dit. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que je vais tenir certains propos. Je ne voudrais pas parler de ça.
Mais le fait qu’il ne vous ait pas convoqué a alimenté les commentaires… 
Ecoutez, je ne suis pas le premier joueur sénégalais à ne pas être retenu pour un match par l’entraineur et je ne serai pas le dernier. Combien de joueurs sénégalais ont vécu ça ? ≪Djilo≫ n’est pas convoque en équipe nationale, ce n’est pas la fin du monde et je l’accepte sportivement. L’essentiel, pour moi, c’est de bien bosser en club car il y aura d’autres matchs internationaux. Maintenant, comme je dis toujours, le Senegal c’est ma patrie, il m’a tout donne. Tant que le pays aura besoin de moi, je répondrai présent inch Allah.
Stades
 
 
Lundi 22 Juin 2015
Dakar actu




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