« Panama Papers » : la mystérieuse société offshore de Michel Platini


« Panama Papers » : la mystérieuse société offshore de Michel Platini
Outre l’Uruguayen Eugenio Figueredo, arrêté par la police zurichoise le 27 mai 2015 et inculpé par la justice américaine pour « corruption, racket et blanchiment d’argent », un autre ancien vice-président de la Fédération internationale de football (FIFA), et non des moindres, apparaît dans l’immense base de données de la société fiduciaire Mossack Fonseca au Panama : le Français Michel Platini, dirigeant suspendu de l’Union des associations européennes de football (UEFA).

Les « Panama Papers » en trois points

Le Monde et 106 autres rédactions dans 76 pays, coordonnées par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), ont eu accès à une masse d’informations inédites qui jettent une lumière crue sur le monde opaque de la finance offshore et des paradis fiscaux.
Les 11,5 millions de fichiers proviennent des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialiste de la domiciliation de sociétés offshore, entre 1977 et 2015. Il s’agit de la plus grosse fuite d’informations jamais exploitée par des médias.
Les Panama Papers révèlent qu’outre des milliers d’anonymes, de nombreux chefs d’Etat, des milliardaires, des grands noms du sport, des célébrités ou des personnalités sous le coup de sanctions internationales ont recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs.


UNE SOCIÉTÉ OFFSHORE CRÉÉE MOINS D’UN AN APRÈS SON ÉLECTION À LA PRÉSIDENCE DE L’UEFA

L’ex-numéro 10 des Bleus s’est ainsi appuyé sur les avocats de Mossack Fonseca pour administrer Balney Enterprises Corp., une société offshore créée au Panama le 6 décembre 2007. Il s’est ainsi vu remettre un « pouvoir général et permanent », le 27 décembre 2007 - onze mois après son élection à la présidence de l’UEFA.

Balney Enterprises Corp. est toujours active et répertoriée au registre du commerce panaméen. Elle détient un compte à la banque suisse Baring Brothers Sturdza SA, rebaptisée en janvier Eric Sturdza et basée à Genève. A quoi sert Balney, créée à l’initiative de cette banque, et chapeautée par cinq directeurs, manifestement des prête-noms ? Pourquoi Michel Platini, 60 ans, a-t-il procuration pour cette mystérieuse société ? Peu enclin à lever le voile sur ce dossier, l’ex-capitaine de l’équipe de France n’a pas donné suite aux sollicitations du Monde. Il assure en privé que ses « affaires sont tout à fait légales ».

« Je réside en Suisse depuis 2007, tous mes comptes, toutes mes participations et comptes bancaires sont connus des autorités suisses, je n’ai pas d’autres choses à ajouter, a-t-il fait répondre par son communicant Jean-Christophe Alquier. S’ils veulent des informations sur cette société, qu’ils interrogent ma banque. » Contactée, la banque Eric Sturdza a l’air de découvrir le nom de la société offshore. Elle n’a pu « répondre » aux questions sur ce « dossier très sensible ».

L’avocat du triple Ballon d’or n’est pas mieux renseigné. « Je ne suis pas du tout en relation avec Michel Platini sur ce sujet-là, dont j’ignore les tenants et les aboutissants. Très honnêtement, je ne connaissais même pas le nom de cette société, assure au Monde Me Thibaud D’Alès. Il faut rappeler que Michel Platini est résident suisse. »
L’avocat, membre du prestigieux cabinet Clifford Chance, assistera Michel Platini début mai à l’audience devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne. L’ex-joueur y jouera sa survie politique à la tête de l’UEFA et espère être blanchi avant l’ouverture, le 10 juin, de l’Euro 2016 en France. Michel Platini a saisi le TAS afin de faire appel de sa suspension de six ans, prononcée le 24 février par la commission des recours de la FIFA. Eu égard aux « services rendus au football » par l’ex-numéro 10, ladite commission avait allégé de deux ans la sanction infligée, le 21 décembre 2015, par le comité d’éthique de la Fédération internationale.

Comme son ancien ami Joseph Blatter, l’ancien président de la FIFA (1998-2016), Michel Platini avait été initialement suspendu pour huit ans pour « abus de position », « gestion déloyale » et « conflit d’intérêts », à la suite du versement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) accordés, en février 2011, par « Sepp » Blatter. Prétendument pour des travaux lorsqu’il officiait (entre janvier 1999 et juin 2002) comme conseiller du patron du foot mondial. Selon le comité d’éthique, ce paiement a été effectué « sans base légale dans le contrat signé dans les deux parties le 25 août 1999. »

JÉRÔME VALKE, PROPRIÉTAIRE D’UN YACHT VIA UNE SOCIÉTÉ OFFSHORE
Compatriote de Michel Platini, Jérôme Valcke apparaît aussi dans les dossiers de Mossack Fonseca. L’ancien secrétaire général de la FIFA (2007-2015) a ainsi été l’unique actionnaire d’une société offshore, Umbelina SA, domiciliée aux îles Vierges britanniques. Elle a été créée en juillet 2013 pour acheter le « Jade Mary », un yacht enregistré aux îles Caïman et rebaptisé « Ornella » lors de sa rénovation en 2014. Le prix du bateau est estimé à 2,8 millions de dollars. Mossack Fonseca a officiellement mis un terme à son mandat d’intermédiaire auprès d’Umbelina le 18 septembre 2015. Au lendemain de la mise à pied de Jérôme Valcke, mis en cause dans une affaire de revente de billets lors du Mondial 2014.

« Le bateau que j’ai acquis d’occasion était sous pavillon des îles Vierges et je l’ai donc laissé ainsi, explique Jérôme Valcke dans un email envoyé au Monde. La société n’existe plus et n’a jamais eu de fonds propres, n’a jamais détenu de compte bancaire et n’a jamais eu d’activité commerciale. Me prenez-vous vraiment pour un truand ? Ce bateau est tout ce qu’il y a de plus légal, déclaré dans le cadre de biens que je possède. »

En février, l’ex-bras droit de Sepp Blatter a été suspendu douze ans par le comité d’éthique de la FIFA pour avoir enfreint sept chapitres du code d’éthique. Il est notamment poursuivi pour « conflit d’intérêts » et pour avoir « offert et accepté des dons et d’autres bénéfices. » Il a touché un salaire de 2,12 millions de dollars (1,87 million d’euros) en 2015 et été inculpé le 17 mars par la justice suisse. Le parquet helvétique a ouvert une procédure pénale pour « soupçons de gestion déloyale multiple et d’autres délits ».
Dimanche 3 Avril 2016
Dakaractu




1.Posté par CONVICTION le 04/04/2016 03:04
Panama papers" et sociétés offshore : sur la piste des fonds de Karim Wade ? (Exclusif Ouestafnews)
Ouestafnews – Le procès pour enrichissement illicite de Karim Wade, fils de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade, a connu son verdict depuis un an. Il s’était terminé avec la condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) de M. Wade-fils et de ses co-accusés à des peines de prison ferme.

Rédigé par leral.net le Dimanche 3 Avril 2016 à 20:03 | | 29 commentaire(s)|

"Panama papers" et sociétés offshore : sur la piste des fonds de Karim Wade ? (Exclusif Ouestafnews)

Il a été très difficile pour les enquêteurs sénégalais de retracer la piste de tous les fonds qu’on accuse l’ancien ministre et proche collaborateur de son père d’avoir détournés.

Dans cette enquête exclusive, menée dans le cadre d’un projet d’investigation journalistique mondial sur les sociétés off-shore auquel Ouestaf News a participé, notre organe a pu établir l’existence de contrats secrets signés entre l’un des co-accusés de Karim Wade, Mamadou Pouye et l’entreprise DP World FZE, via des sociétés off-shore.

Des révélations qui jettent une nouvelle lumière sur cette affaire. Cette investigation a comme point de départ le journal allemand Sûddeutsche Zeitung qui a accepté de partager des millions de documents qu’il a reçus, avec le Consortium International des Journalistes d’Investigation (ICIJ), dont Ouestaf News est membre.

Karim Wade et ses amis purgent une peine de cinq ans de prison prononcée en mars 2015. La lecture de documents confidentiels de la firme Mossack Fonseca apporte un nouvel éclairage à l’affaire, avec la preuve que Mamadou Pouye, l’ami d’enfance de Karim Wade est le propriétaire de trois sociétés offshore, Seabury Inc, Regory Invest et Latvae Inc, toutes créées grâce à Mossack Fonseca (MF), cabinet de conseil panaméen disposant de bureaux dans 44 pays. MF a été créé en 1972 par l’Allemand Jurgen Mossack et le Panaméen Ramon Fonseca, ancien vice-président de Panama.

Si les enquêteurs de la Crei, ont pu remonter jusqu'à Regory et Seabury par contre Latvae Inc n’a jamais été mentionné dans les auditions. Les documents parcourus ne montrent pas de transactions via Latvae Inc, ce qui ne parait guère surprenant dans la mesure où Regory et Seabury constituaient les piliers de l’activité offshore de M. Pouye, réputé très discret et presque inconnu des Sénégalais jusqu'à son arrestation en 2013.

Contrats secrets avec DP World

A travers Seabury, M. Pouye a ficelé avec l’entreprise Dubai Port World (DP World), plusieurs contrats chiffrés en millions de dollars. Les documents estampillés « secrets et hautement confidentiels » renseignent sur quelque chose que la Crei n’avait pu établir avec certitude, la preuve de la relation d’affaires entre le co-accusé de Karim Wade et DP World.

Sur la base d’un premier contrat de « consulting et de conseil », 7,2 millions d’Euros (plus de 4,7 milliards FCFA) ont atterri dans le compte de Seabury. « Satisfait » des services rendus, DP World est revenu à la charge pour un contrat de « conseil » couvrant la période 2013-2015 portant « exclusivement » sur ses intérêts en Afrique.

Selon les termes de ce second accord conclu Seabury devait encaisser 13 millions de dollars (plus de 7,6 milliards FCFA), dont 3 millions de dollars dès la signature. Si l’on cumule les montants de ces deux accords, on obtient pas moins de 12 milliards FCFA. Compte tenu de la date de l’arrestation de Pouye, on ne peut établir avec certitude si ce second contrat a pu être exécuté à son terme..

A la Julius Baer Bank, (banque suisse spécialisée dans la clientèle privée et familiale, selon son site internet), basée à Monaco, l’instruction menée par la justice sénégalaise avaient pu établir l’existence d’un compte appartenant à Mamadou Pouye. La nature du compte bancaire de Mamadou Pouye ainsi que l’origine des fonds qui l’alimentaient a toujours constitué un véritable écueil pour les enquêteurs.

« L’un des présumés complices de Karim Wade, Pape Mamadou Pouye, administre un compte à Monaco, sur lequel il n’a pas le pouvoir de retirer de l’argent », écrivait « le Quotidien » (journal privé sénégalais) en octobre 2013, au lendemain d’une audition de M. Pouye devant la Crei.

Les documents de MF apportent un début de réponse à ce paradoxe. Dans la galaxie des sociétés offshore, comme nous l’ont expliqué plusieurs spécialistes, il s’agit avant tout de brouiller les pistes pour cacher les noms des véritables propriétaires et bénéficiaires. Ce faisant, dans la plupart des cas, l’administration des entreprises à tous les niveaux est assurée par des « nominees » autrement dit des mandataires qui agissent sur instructions du ou des propriétaires.

Dans le cas de Seabury, qui occupe une place centrale dans les activités de Mamadou Pouye, un des mandataires était un certain Jitendra Thakurdas, citoyen indien nommé sur proposition de Mossack Fonseca. M Thakurdas, comme l’atteste un courrier envoyé par M. Pouye, le 23 octobre 2008, avait comme principal rôle la gestion du compte bancaire de Seabury. Ce qui permettait à M. Pouye de faire anonymement ses transactions.

Dans l’arrêt rendu par la Crei et dont copie a été obtenue par Ouestafnews, il apparait clairement que les enquêteurs ignoraient que Seabury est une société offshore créée par M. Pouye. Seabury était une des sources alimentant le fameux compte bancaire de M. Pouye à la Julius Baer. Dans l’exécution des contrats avec DP World, Regory Invest a notamment servi de sous-traitant à Seabury, moyennant des rémunérations mensuelles de 65.000 euros, lit-on dans les documents.

Lien avec Karim Wade

Seabury est mise en place semble-t-il uniquement pour le business avec DP World. Elle a été créée en 2008 soit un an après le contrat signé entre l’Etat sénégalais et DP World pour l’exploitation du terminal à container du port autonome de Dakar. En avril 2009, Karim Wade devenait tout puissant ministre d'Etat chargé de la Coopération internationale, de l'aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures.

Un poste qu’il a occupé jusqu'à la défaite électorale de son père face à Macky Sall au second tour de la présidentielle de 2012.
Les deux contrats secrets prouvent à tout le moins l’existence d’un lien d’argent entre le cercle de Karim Wade et la société DP World FZE qui, invoquant des problèmes, de « cyber-sécurité » n’a pas souhaité répondre à nos questions envoyées par mail à son siège.

Tout ceci tend à corroborer les conclusions de l’enquête de Papa Alboury Ndao, l’expert mandaté par la Crei qui a affirmé le 9 février 2015 devant la Cour la découverte de deux virements de 13 millions de dollars vers un compte bancaire logé à Singapour, appartenant à Karim Wade en provenance de Dubaï Céramique, une filiale de DP World FZE.

Des sommes dont les associés, Mamadou Pouye et l’autre co-accusé de M. Wade, Ibrahim Aboukhalil, ont eu à bénéficier, selon l’expert comptable.

Attaqué en justice par les avocats de Karim Wade, qui rejetaient l’existence du compte bancaire de Singapour, l’expert comptable a été relaxé par le tribunal correctionnel de Dakar.

La piste DP World (dont les enquêteurs faisaient une source principale de l’enrichissement illicite reproché à Karim Wade) a été abandonnée à l’issue du délai d’instruction de six mois et l’échec de la commission rogatoire où la partie Singapourienne à refusé de collaborer avec les autorités sénégalaises, précise une source proche du dossier.

Condamné à 5 ans de prison ferme et à une amende de 69 milliards FCFA, Mamadou Pouye a été au cœur des affaires de Karim Wade. Difficile en tout cas de ne pas voir la main de ce dernier, derrière le business « secret et confidentiel » entre DP World FZE et Mamadou Pouye. Est-ce un hasard si tous les co-accusés disposent chacun, selon la Crei, de comptes dans la même banque à Monaco ?

En outre Seabury, n’est pas une propriété exclusive de M. Pouye. La société compte trois autres actionnaires « anonymes » dont les noms n’apparaissent ni dans les documents ni dans les correspondances échangées. La Crei, on s’en souvient, avait aussi dans ses conclusions souligné, le recours « constant » à des sociétés offshore par Karim Wade et ses amis. Selon des financiers que nous avons contactés, les contrats entre Seabury et DP World, peuvent aussi être tout à fait bidon et ne servir en réalité qu’à maquiller des commissions occultes.

Les tentatives pour entrer en contact avec M. Pouye à la prison du Cap Manuel à Dakar sont restées infructueuses. « Le détenu ne veut voir que sa femme et son père », selon les services pénitentiaires. Les démarches auprès de son avocat Maitre Moustapha Ndoye à qui nous avons envoyé une lettres sont aussi restées vaines.

Mossack Fonseca et l’évasion fiscale ?

Au cœur de toute cette affaire, la firme panaméenne Mossack Fonseca, dont les responsables jurent la main sur le cœur n’être que dans des activités licites.

« En 40 ans d’existence nous n’avons jamais été attrait devant les tribunaux pour activités liées à la criminalité », a répondu Mossack Fonseca dans une correspondance aux journalistes travaillant sur le projet. MF, écartant en même temps « énergiquement toute affirmation faisant de lui, une firme favorisant l’évasion fiscale ».

Toutefois, cette investigation arrive dans un contexte où MF est cité dans des scandales financiers notamment dans l’affaire de la mine de Simandou en Guinée (considéré comme la plus grande mine de fer d’Afrique), cédée à l’homme d’affaires israélien, Bény Steinmetz.
Le journaliste américain, Ken Silverstein, n’a pas hésité à intituler un de ses articles : « Mossack Fonseca, le cabinet qui traite avec les oligarques, blanchisseurs d’argent et les dictateurs ».

Quant au Panama, siège de MF, c’est un Etat reconnu comme un « paradis fiscal ». C’est « l’endroit idéal pour cacher sa fortune et la mettre à l’abri de gouvernements corrompus», a affirmé Brooke Harrington, professeur à la Copenhague Business School, dans un entretien avec des collègues finlandais impliqués dans ce projet.

Des Etats africains peu armés

Les paradis fiscaux sont des zones où les taxes sont réduites parfois jusqu’à 50 % voire à néant, pour des entreprises et des particuliers fortunés, dans le but d’attirer les capitaux. « Le problème que cela pose c’est que les entreprises qui y sont domiciliées y logent de l’argent produit dans d’autres pays », a expliqué à Ouestafnews, Elimane Kane, du bureau d’Oxfam à Dakar.

« La finance offshore est une niche entretenue par des banques peu scrupuleuses, les cabinet d’affaires et le crime organisé qui tend aujourd’hui à dominer tous les aspects de la vie économique, y compris le sport », explique le Global Finance Integrity (GFI).

Selon le GFI, les flux financiers illicites en provenance des pays en développement et des pays dits émergents est passé de 465 milliards de dollars à 1,1 trillion de dollars entre 2004 et 2013 et l’organisation « Tax Justice Network », estime de son côté que l’Afrique perd annuellement 50 milliards de dollars en transactions financières illicites, principalement du fait des multinationales et de quelques particuliers. Le secteur des industries extractives est souvent accusé.

MF a ouvert plusieurs sociétés offshore pour des multinationales de ce secteur comme par exemple Anglogold, propriétaire de Anglogold Investments Senegal Ltd et Anglogold Exploration Senegal Ltd (basés aux îles Vierges Britanniques).

Début, février 2016, le Sénégal a signé la Convention concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale, devenant ainsi le 11ème pays africain à ratifier cette convention qui offre toutes les formes possibles de coopération pour combattre l’évasion et la fraude fiscales. L’adhésion à cette convention est certes une « avancée », mais pas « suffisante », selon Elimane Kane du bureau d’Oxfam à Dakar.

ouestaf.com


2.Posté par Pape L. Kane le 04/04/2016 09:57
Et le cas de Mamadou Pouye ?
Il est indiqué dans les résultats de l'enquête :

"Dans les données de Mossack Fonseca Sociétés offshore ayant touché des millions pour des services de conseil liés au port de Dakar.
Mamadou Pouye apparaît pour la première fois dans les fichiers de Mossack Fonseca en octobre 2008, lorsqu’il demande au cabinet d’avocats d’ouvrir un compte bancaire pour la société panaméenne Seabury Inc. Entre décembre 2008 et août 2012, deux entreprises liées à Mamadou Pouye — Latvae Group, également immatriculée au Panama, dont il était actionnaire, et Seabury, dans laquelle son rôle n’est pas précisé — ont signé des contrats s’élevant à environ 35 M$ pour des services de conseil liés au port de Dakar, la capitale sénégalaise. Lors du procès pour corruption de Mamadou Pouye et Karim Wade, que les Nations unies et plusieurs organisations de défense des droits humains ont critiqué pour des violations des droits des prévenus, les autorités ont affirmé qu’ils s’étaient enrichis au moyen de marchés publics concernant le port, l’aéroport et d’autres activités."

La liste complète est disponible sous ce lien http://mobile.francetvinfo.fr/economie/fraude/panama-papers/infographie-panama-papers-qui-sont-les-hommes-de-pouvoir-qui-utilisent-des-societes-offshore_1385511.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20160404-[lestitres-colgauche/titre1]&xtref=acc_dir



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