PRÉSUMÉS DJIHADISTES À MATAM / Retour sur les lieux : L’Etat se barricade… la population devient anxieuse, Matam retient son souffle

Une semaine après la nouvelle d’une présumée présence de djihadistes à Tiguéré, dans la commune de Matam, la tension reste vive…à tort peut-être. Qui sait ? Dans tous les cas, aujourd’hui la réalité du terrain est sans interprétation multiple. Ni l’Etat, ni les populations ne savent réellement quoi penser de cette affaire. La dernière sortie médiatique du gouverneur est, sans doute, le fruit de la prise de conscience que le silence n’était pas pour arranger les choses. La politique de décrispation est engagée.


Ranérou, il est 12 heures. Cela fait plus de 7 tours d’horloge que nous roulons. Nous sommes le samedi 5 novembre 2016. Des jeunes écoliers viennent de prendre congé des cours. Ils bouclent tranquillement à pied, sur la chaussée, le trajet qui les mène à la ville. Le terrorisme, ils en entendent juste parler dans la rue ou à la radio. De leur vie, ils disent n’avoir jamais vu de terroriste. Ce qui n’est pas surprenant. Toutefois, ils ont peur. A l’école, c’est motus et bouche cousue autour de cette question, ont-ils confié.
Quelques kilomètres plus tôt, quatre voyageurs affichent les mêmes inquiétudes. Ils sont conscients que la rumeur ne s’est pas créée d’elle-même. Un vieil homme s’offusque.
« L’insécurité est énorme chez nous ».
Hier, ils avaient peur des braqueurs, aujourd’hui, ils sont terrorisés par des hommes qu’ils n’ont jamais vus mais qui seraient, encagoulés et armés jusqu’aux dents, et qui arpenteraient la forêt à vélos, capables de débarquer à l’instant. De loin, des femmes pilent le mil. Notre présence gène, semble-t-il. Plutôt, elle suscite la curiosité. Ici, nous ne sommes pas à Dakar. Les gens viennent à votre rencontre et sont prêtes à toutes les questions posées. Aborder un inconnu comme ils le font devrait être banni dans certains contextes, lancera un septuagénaire aux élèves de Ranérou, en Pulaar. Le vieil homme ne faisait que passer.
 
PRÉSENCE POLICIÈRE QUASI INEXISTANTE

Quoi qu’on puisse dire, la réalité est celle-ci. Hormis cet homme en treillis, armé d’une mitrailleuse, placé en sentinelle devant le camp militaire de Matam, il n’a été vu d’homme en tunique policière ou militaire qu’au niveau de la frontière Matam-Mauritanie. Sur plus de 200 kilomètres, aucun homme de tenue n’a été aperçu entre Linguère et Matam, non plus.  Même décor dans Ourossogui, malgré son statut de carrefour. Un tour dans la forêt touffue donnera bien des idées. Des marigots empestés d’algues vous renseignent sur le niveau de fréquentation faible des populations dans ces lieux. Des jujubes mûrs qui tombent par terre et qui pourrissent, faute de trouver preneurs, confortent la thèse. Matam est-elle laissée à elle-même ?.
 
En quittant Dakar pour nous rendre à la frontière, nous nous attendions à voir une forte mobilisation de l’armée, à un quadrillage militaire du «  Dandé Mayo ». Que nenni ! Juste des enfants et des femmes qui se lavent et qui font la lessive sur le bras du fleuve non loin du pont Diamel. Leurs activités cachent timidement leurs inquiétudes. « Nous savons que tout peut arriver. Mais malheureusement, nous n’avons que ce fleuve pour satisfaire certains de nos besoins » confie cette vielle femme, les yeux fixés sur l’autre côté de la rive…à moins de 100 mètres. Si certains ont peur, d’autres ne voient aucune raison d’avoir cette peur. C’est le cas, par exemple du gouverneur de Matam. Pour Omar Mamadou Baldé, l’information de la présence de djihadistes dans sa région est erronée. Il a, d’ailleurs, décidé de sillonner les villages pour calmer les populations, même si, à travers la presse, il dira que jamais, celles-ci n’ont jamais versé dans la panique. Il a d’ailleurs commencé.
 
En rentrant, pour épargner nos enregistrements, nous choisirons de prendre la nationale 3 qui file directement vers Saint- Louis. Là aussi, notre surprise sera grande. Sur plus de 420 kilomètres, nous ne rencontrerons que trois policiers. L’un à Oréfondé, l’autre à Diaba et le troisième à l’entrée de Richard Toll. Oh, pardon, nous aurons aussi vu un véhicule de la gendarmerie avec deux éléments à bord à moins d’un kilomètre de Richard Toll...
Mardi 8 Novembre 2016
Dakaractu




1.Posté par sow le 09/11/2016 12:13
AU FOUTA LES FRONTIERES SON POREUSES LES GENS S INQUIETENT TOUJOURS POUR LES VOLS ET LES ATTAQUES LE MINISTRE DE L INTERIEUR NE FOUT ABSOLUMENT RIEN .LE GOUVERNEUR DE MATAM EST UN CONNARD IL NE SE SOUCIT PAS DE NOS VIES .IL FAUT PRENDRE CE PROBLEME AU SERIEUX IL FAUT SE POSER LA QUESTION DE SAVOIR POURQOI LES AMERICAINS NE BADINENT PAS AVEC CETTE QUESTION CAR IL SAVENT QUE TOUT EST POSSIBLE .JE VOUS DONNE UN EXEMPLE L ANNE DERNIERE LES VOLEURS M ONT VOLE 19 CHEVRES ET UN CHEVAL et je suis parti faire des declaration de vol maintenant jusqu' a present rien n a été retrouve et je ne sais plus à quel SAINT se Vouer .les gens sont fatigues et accables par ces vols et aggressions quotidens .

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