POLITIQUE/COMMENT DÉMISSIONNER : L’exemple de Macky Sall pour Barthélémy Dias


POLITIQUE/COMMENT DÉMISSIONNER : L’exemple de Macky Sall pour Barthélémy Dias
 Il y a 7 ans, Macky sall démissionnait de  l’Assemblée Nationale  et de tous ses autres mandats électifs.
Il avait attendu la fin de la procédure enclenchée par ses collègues députés, pour s'adresser aux Sénégalais et à la diaspora.

Ce Dimanche 09 novembre 2008 vers 17h 30, le vaste jardin gazonné de sa villa sise à Fann-Résidence avait refusé du monde.

Parents, amis, militants venus des quatre coins du Sénégal, avaient pris place autour de la piscine, attendant tranquillement l'arrivée de l'’ex Premier Ministre Macky Sall.

En fond sonore, la belle chanson que Souleymane Faye lui avait dédiée  était distillée agréablement. Dans ce tube, l'auteur de Sogui exhortait Macky Sall à ne pas répondre aux beaux parleurs, aux provocateurs et de tenir bon. Et il disait :"Laissez les parler, ils ont le temps de parler, il faut qu'ils parlent". Et dans un beau refrain, il enchaînait : "ne leur réponds pas, tu perds ton temps. Tu n'as pas volé, tu n'as pas tué, tu n'as pas menti".
 Vers 18h 30,  de fortes acclamations et des applaudissements nourris accueillirent l’honorable député Mbaye Ndiaye. Ses prises de positions courageuses, sa constance aux côtés de Macky Sall, ont été très bien appréciées.

L'arrivée d'autres députés comme Abdoulaye Ndour, adjoint au maire de Fatick, Abdoulaye Sène, président du Conseil régional  de Fatick, Ami Diallo, présidente du consortium des femmes de la région de Fatick, du sénateur Woula Ndiaye, etc., créa une forte sensation.
Le monde artistique était aussi représenté. On apercevait la tronche d’Ouza Diallo artiste chanteur et Mbassou Niang du Dandé Lénol.

Mbagnick Ndiaye, président de l'ONG Sérère Ndef Leng, Souleymane Ly ancien gouverneur, Pape Camara ancien footballeur du Jaraaf et ancien international avaient tenu à marquer leur présence et disaient apporter leur soutien à Macky Sall qui, à leurs yeux, était un «homme sûr, compétent, discipliné et loyal».

Tous les départements du Sénégal étaient représentés tout comme certaines structures des jeunesses libérales. Moustapha Diakhaté de WACCOK SOPI, Mahmouth Saleh du nouveau parti, Madièye Mbodj de Yonu Askanwi, étaient aussi présents, pour témoigner de leur amitié avec Macky Sall.

Vers 19h30, Maître Alioune Badara Cissé souhaita la bienvenue à toute l'assistance et cadra le sujet : " Macky Sall doit faire un discours, en Français, en Wolof, en Pular, et il n'y aura pas de questions. "

C'est ce moment qu’avait choisi  Macky Sall, pour faire son apparition et bénéficier d'une standing ovation, sous le regard attendri de son staff de communication dirigé par Abou Abel Thiam.

  À l’entame de son discours, un silence de cathédrale régna. Toutes les caméras sont braquées sur lui. Dans un beau costume bleu, avec en toile de fond, une chemise  blanche et une cravate rouge avec des pointillés blancs, l'ex président de l'Assemblée Nationale adressa avec assurance, des mots bien articulés,  un message clair à la foule.

 Il remercia tous ceux qui l'avaient soutenu.  Il annonça sa rupture définitive avec le Parti Démocratique Sénégalais et créa un Directoire Politique drivé par Maître Alioune Badara Cissé. Macky Sall déclara se départir de toutes charges électives qu'il avait eues sous la bannière du Pds.

 Ainsi, il perdit son poste de député du peuple, de conseiller municipal et celui de Maire de Fatick. Ce jour là, de tous les cœurs, fusait la douleur.

 Une page venait d’être tournée, une autre s'ouvrait à travers ce discours, comme celui de Barack Obama en 1984, lors de la convention des démocrates. Macky Sall, tel Soundjata  Keïta qui demanda qu'on lui apporta une barre de fer pour se relever et marcher pour occuper l'empire du Mandingue du puissant et mystique Soumaoro Kanté, lança un appel d’espoir à la jeunesse sénégalaise, aux femmes, au monde rural, à la diaspora, bref au peuple sénégalais, afin de relever ensemble la République qui était à genoux .

 C'est pour simplement rappeler à Barthélémy Dias qu’il ne faudrait pas attendre à quelques mois seulement de la fin de la législature pour démissionner de son poste de secrétaire élu, après avoir goûté à suffisance aux délices de Benno Bokk Yakaar.

 J’aurais eu plus de considération pour toi si tu avais démissionné à temps de ton poste de député obtenu grâce à la coalition Benno Bokk Yakaar.

 Une démission c’est une vertu, mais pas un calcul politique...

Abdou Latif NDIAYE, journaliste
 Conseiller en communication
Mercredi 12 Octobre 2016
Dakaractu




1.Posté par NDIAYE le 12/10/2016 13:30
Et Macky nous montra pire que ce qui lui a valu sa démission. ..

2.Posté par Fall le 12/10/2016 13:06
A Latif, la dignité c'est aussi une vertu et non de la prostitution intellectuelle.

3.Posté par JAMM le 12/10/2016 15:35
Cher Abdou Latif,

Votre rappel historique est très intéressant mais il me semble que dans ce cas de figure, comparaison n'est raison.
D'abord Barth n'a pas pour le moment des ambitions présidnetielles alors que Macky les avait
Ensuite, Barth n'est pas sorti du PS pour renoncer à son poste de député à moins que l'on rechange la loi pour l'élargir aux coalitions de partis
Enfin, en politique tout est question de stratégie avec l'adversaire sinon Macky ne prendrait ce risque de renoncer à tous ses postes électifs.
Nous ne sommes pas dupes, nous savons déchiffrer les actes. Donc ayez du respect pour les autres, la vertu n'est pas votre apanage exclusif.

4.Posté par Mermoz le 12/10/2016 19:59
de grâce M Ndiaye il faut du respect pour le président Macky Sall et ne pas le comparer à ce guignol vous ne devez pas confondre Angleterre et front de terre

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