PÊCHE ILLICITE NON DÉCLARÉE ET NON RÉGLEMENTÉE : Le Sénégal enregistre une perte de 150 milliards de f Cfa

En plus d’être alarmante, la révélation faite, hier, par le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, sur les pertes financières que le Sénégal enregistre dans la pêche illicite, est dangereuse pour son économie. Selon Omar Guèye, notre pays perd, chaque année, 150 milliards de francs Cfa dans la pêche illicite non déclarée et non réglementée.


PÊCHE ILLICITE NON DÉCLARÉE ET NON RÉGLEMENTÉE : Le Sénégal enregistre une perte de 150 milliards de f Cfa
Les pertes engendrées par le Sénégal dans la pêche illicite non déclarée et non réglementée sont énormes. Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Omar Guèye a, hier, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation de la lettre de politique de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSD/PA), fait des révélations inquiétantes sur comment la pêche illicite affecte l’économie sénégalaise.
Les statistiques sont alarmantes et interpellent les autorités étatiques afin que des mesures idoines puissent être prises pour éradiquer fléau qui risque de mettre à genou le secteur.
«Les statistiques montrent que nous perdons, chaque année, 150 milliards de francs Cfa, à cause de la pêche illicite non déclarée et non réglementée», a révélé le ministre pour s’en désoler.
A l’en croire, cette situation est déplorable si l’on sait que la pêche occupe une place prépondérante dans l’économie du pays.
Sur ces entrefaites, il rappelle qu’ «en 2015, la pêche occupait le premier poste d’exportation avec 194,6 milliards de francs Cfa, soit 20,87% des recettes nationales d’exportation et participe à hauteur de 3,2% du PIB. Avec une consommation moyenne en poissons de 29 kg par habitant et par an, la pêche joue un rôle clé dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, soit une contribution de plus de 70% des besoins en protéine d’origine animale», a indiqué le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime.
Qui, poursuivant son argumentaire, ajoute que «par sa forte contribution à la sécurité alimentaire, à l’emploi et à la généralisation des devises grâce aux exportations, le secteur de la pêche et de l’aquaculture occupe une place importante dans les politiques et stratégies de développement économique et social de notre pays.»
Concernant, la Lettre de politique de développement de la pêche et de l’aquaculture (LPSD/PA), Omar Guèye estime qu’elle vise à accélérer les réformes en cours dans le secteur et à accroiître leur efficacité. Ce, en renforçant significativement la cohérence des interventions, des projets et programmes publics qui est axée sur trois objectifs. Lesquels sont, liste-t-il, la gestion durable des ressources halieutiques et la restauration des habitats, le développement de l’aquaculture, la promotion et de la valorisation de la production halieutique et aquacole. Mieux, il a fait savoir que l’une des innovations majeures de ce projet est l’introduction de mécanismes de suivi de la mise en œuvre avec des revues périodiques.
Samedi 14 Mai 2016
Dakaractu




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