Ouverture effective de l'autoroute à péage: Les automobilistes fustigent la cherté des tarifs et la lenteur du système


Ouverture effective de l'autoroute à péage: Les automobilistes fustigent la cherté des tarifs et la lenteur du système
Après maints reports, le début de la fin de la gratuité du tronçon de l'autoroute à péage Patte d'Oie-Pikine est devenu effectif, depuis hier. Il a été inauguré par le chef de l'Etat qui considère les sommes symboliques, demande aux usagers à payer pour contribuer à l'entretien de ce projet qui a 380 milliards de francs Cfa.
Un début de péage dont la conséquence est de gros embouteillages sur la route nationale 1. Pour les éviter, certains automobilistes ont emprunté le péage, non sans fustiger la cherté des tarifs fixés pour le passage et la lenteur du système.
«Ce sont les embouteillages infernaux qui se passent sur la route nationale 1 qui m'ont poussé à prendre cet axe. Je viens de Bargny et j'avais rendez-vous à 9h avec mon médecin. Il est 11h passées et je ne parviens pas à rallier la ville. Quand j'ai su que le tronçon a été ouvert, je n’ai pas hésité à le prendre même si le tarif à payer est cher», tonne Abdou Fall à bord de son Cherokee de couleur noir. Abondant dans le même sens, Modou Dieng chauffeur de taxi déclare : «j'ai emprunté l'autoroute à péage à cause du bouchon sur la route nationale. Avec l'approche de la Tabaski, nous sommes dans une période où la perte du temps n'est pas admise. Et, nous gaspillons beaucoup de gasoil dans les embouteillages». Seulement, dit-il, «les autorités doivent revoir les tarifs. Parce que débourser 400 francs Cfa pour seulement 5 km n'est pas du tout normal. Non seulement le gasoil coûte trop cher, mais les clients ne payent plus».
Une complainte que partage Cheikh Ndiaye chauffeur de car «Ndiaga Ndiaye». Il a lui aussi choisi de passer sur le péage à cause de la non- fluidité de la circulation. «Le montant demandé pour passer ici est trop cher. Jeudi dernier, j'ai fait une heure sur la route de Camberène pour rallier la ville à cause de la fermeture du péage. Une situation qui m'a conduit à faire trois allers-retours Dakar-Pikine, un trajet que d'habitude je faisais quatre fois dans la journée. Je suis obligé de payer aujourd'hui pour éviter de tels désagréments.

La lenteur du système déploré
Même si elle est construite pour résoudre le problème des embouteillages et rendre fluide la circulation, tel n'a pas été le cas, hier, sur l'autoroute à péage. À peine a-t-elle été ouverte, un bouchon incommensurable se notait sur cet axe. Ceci, c’est à cause du système que les automobilistes jugent lent. «Non seulement ce qu'ils demandent est cher, mais ils créent même des embouteillages. Le système est lent», lance un chauffeur de «Ndiaga Ndiaye». Tenant le même discours, El Hadji Mbaye lâche : «normalement les voitures ne devaient pas s'arrêter ici. Mais avec la lenteur du système, on risque de connaître des embouteillages sur le péage. Je ne doute pas de la compétence de ceux qui encaissent les payements, mais ils doivent prendre toutes les dispositions nécessaires pour éviter les embouteillage sur le péage». Dans sa voiture C4, Astou Diagne dénonce aussi la lenteur du système. «C'est lent ce qu'ils font. Si c'est pour perdre du temps, mieux vaut garder nos 400 francs et aller supporter les embouteillages sur la route nationale.

( Le Populaire )
Samedi 29 Octobre 2011




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