Organisation combat de lutte : Gaston et Aziz N'diaye justifient leur « wax waxeet »


Reculer pour mieux sauter. Aziz N'diaye et Gaston M'bengue ont fait de cet adage leur credo. Les deux promoteurs se sont ligués pour monter Yékini-Lac de Guiers 2. La particularité de ce duel est qu'il marque les retours dans l’arène de Yékini resté 3 ans sans nouer son « ngemb » et du Don King qui avait manifesté son désir de quitter la lutte au profit du football.
Gaston M'bengue, lors de la conférence de presse, organisée, hier, au Café de Rome, est revenu sur les péripéties de son retour dans la lutte. « Aziz et moi avions tourné le dos à la lutte. Nul promoteur ne peut organiser seul le retour de Yékini, ni le drapeau du Président. C’est ce qui a justifié notre coalition pour la matérialisation de cette affiche. Le 24 juillet, on verra du jamais vu. Seuls Gaston et Aziz peuvent engager le drapeau de Macky Sall », a-t-il dit, avant de confier que « le mot émergence n’appartient pas à Macky Sall. Je ne fais pas de la politique et le référendum est derrière nous. C’est une affaire d’amateurs, de lutteurs. On est revenu pour marquer une époque. Si ça marche, on continue. Car notre présence dans la lutte est une bonne chose. Il y avait quatre grands promoteurs, les deux sont partis, ils ne restent que nous deux ».
Pour sa part, Aziz N'diaye a justifié son « wax waxeet ». Le frère de Baye N'diaye avait décidé de ne plus dépasser 50 millions pour un cachet de lutteur. Le promoteur en vogue de l'arène a souligné : « La collaboration avec Gaston M'bengue est très naturelle, il fallait organiser le combat que tout le Sénégal attend. Le retour de Yékini était ainsi une belle opportunité. On lui a choisi Lac de Guiers 2. Car le président de la République mérite un combat de cette envergure. Lac 2 est le seul lutteur de sa génération qui n’a enregistré qu’une seule défaite. Pour les cachets, à un certain moment, on ne pouvait pas payer plus de 50 millions. Les conditions n’étaient pas réunies. Ici, ce n’est pas au nom d’Aziz Productions. On est à l’heure des coalitions. C’est possible avec Gaston. Et les conditions sont réunies pour payer plus de 50 millions. Depuis six mois, on a eu des garanties auprès des banques et des sponsors. On a misé beaucoup d’argent et Inchallah, Dieu nous accompagnera pour en faire une grande réussite ». 

Le Populaire
Samedi 9 Avril 2016
Dakar actu




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