Opérations suspectes de blanchiment de capitaux Plus de dix milliards non encore recouvrés


Opérations suspectes de blanchiment de capitaux Plus de dix milliards non encore recouvrés
Wally Ndour président de la Cellule nationale de traitement des informations financières et correspondant régional Giaba au Sénégal a noté qu’à ce jour les 22 décisions de justice rendues suite aux rapports établis sur la base de déclarations suspectes de blanchiment d’argent sont en terme de chiffre de l’ordre de 22 milliards de francs Cfa.
Jusqu’à ce jour ces montants ne sont pas recouvrés. Il prenait part à un atelier régional sur les poursuites judiciaires des crimes économiques et financiers et le recouvrement des avoirs organisé par le Groupe Intergouvernemental d'Action contre le Blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. « Le Centif a été effectivement mis en place en 2005. A ce jour elle a reçu 668 déclarations d’opérations suspectes desquelles 111 rapports ont été transmis aux procureurs de la République. Sur la base de ces rapports, la justice sénégalaise a déjà rendu 22 décisions dont 12 condamnations à des peines de 2 à 5 ans d’emprisonnement assorties de sanctions pécuniaires, le tout portant sur plus de dix milliards de francs Cfa (compte non tenu de la valeur des biens meubles et immeubles dont la saisie a été ordonnée), ces montants ne sont jusqu’ici pas recouvrés » nous dit-on..
Cependant il convient de noté que le nombre de rapports transmis aux parquets rapporté à celui des déclarations suspectes reçues par la Certif est de plus de 16% alors que la moyenne internationale tourne autour de 3%.
Ce système efficace présente donc et toujours des lacunes qui sont, selon Wally NDour, « l’absence d’une législation adéquate relative aux modalités de recouvrement des avoirs gelés, confisqués ou saisis et leur mode de gestion. En outre a-t-il ajouté la non implication de l’Agence judiciaire de l’Etat dans les procédures pour défendre les intérêts du trésor public sont autant de négligences ».
Le Directeur General du Giaba, le Docteur Abdullah Shehu a expliqué que la finalité du recouvrement des avoirs issus de crime et de pouvoir protéger les systèmes économies nationales et  les systèmes financiers de nos états membres contre le fléau de la criminalité économique et financière au travers de l’adoption de mesures appropriées harmonisées et concertées.
 
Malheureusement, s’est-il désolé, les  recouvrements d’avoir n’ont pas atteint un niveau appréciable en Afrique de l’Ouest. Le Directeur de la Giaba a fini en insistant sur la nécessité d’une coopération internationale diligente pour le recouvrement des avoirs et l’’échange d’informations sensibles.
Lundi 2 Décembre 2013
Dakaractu




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