Offre de service sanitaire : Le SDT/3S s’insurge contre les ruptures de stocks


Le SDT/3S s’insurge contre ces ruptures de stocks qui risquent d’entraver la continuité de l’offre de service au niveau de certains programmes de santé. En effet, dans cette chaîne de carences, qui menace la sécurité des usagers et des prestataires, il a été noté plusieurs alertes, argue t-il.
 
Il s’est d’abord agi de réactifs utilisés pour la confirmation de certains cas de tuberculose commune et le dépistage des formes résistantes. Il y a ensuite eu les réactifs utilisés pour tester le sang destiné aux transfusions. Heureusement pour ces deux premiers cas, la situation est revenue à la normale. Aujourd’hui les inquiétudes se font jour concernant la disponibilité des médicaments antituberculeux.
 
« En effet, au vu des difficultés déjà signalées au niveau de la disponibilité dans certains centres de traitement à Dakar (avec plus de 45% des malades) et Touba, notre pays est menacé par une rupture nationale en médicaments antituberculeux. La situation n’est pas plus reluisante au niveau des médicaments antirétroviraux utilisés dans le traitement de l’infection à VIH/SIDA », révèle t-il.
 
Pour rassurer, les autorités admettent qu’il y a certes des tensions de stocks, mais pas encore de rupture. Mieux, les livraisons de médicaments antituberculeux issus de l’Appel d’Offres International (AOI) de la PNA sont attendues fin juin début juillet. N’est-ce pas trop juste quand même pour la sécurité sanitaire de notre pays ? se questionne le SDT/3S qui s’inquiète que toutes ces tensions de stock ne soient pas sans conséquence sur la situation sanitaire des populations comme par exemple : l’aggravation du déficit national en poches de sang au niveau de notre système de santé et l’apparition possible de formes résistantes de tuberculose, dont le diagnostic est différé et qui entraînerait un risque de propagation accru au sein de la population.
 
Face à cette situation, il est impérieux selon le SDT/3S que les autorités concernées à quelque niveau qu’elles se trouvent agissent pour améliorer le mécanisme de quantification des besoins afin de réduire les achats excédentaires ou insuffisants, promouvoir une commande commune au niveau de la sous-région (voire créer une unité de production locale), avec l’appui politique de l’OOAS, ce qui présuppose une harmonisation des protocoles. Mais aussi mettre fin à la fragmentation des commandes (médicaments essentiels et d’autres spécifiques aux programmes) qui affaiblit le système d’approvisionnement pour aller vers un processus unifié, et renforcer le contrôle sur le suivi des stocks entre la Pharmacie Nationale d’Approvisionnement, la Direction Générale de la Santé et le Cabinet.
 
Le SDT, au chapitre des recommandations, prône la sensibilisation des prestataires et une communication objective sur les dysfonctionnements de la chaîne d’approvisionnement en médicaments, qu’on cherche souvent à dissimuler, mais aussi soutenir le système national d’approvisionnement, qui fait face à des tâches de plus en plus complexes.
 
Enfin, conclut-il, il urge de poser au sein du gouvernement la problématique des longues procédures de passation des marchés et celles douanières, qui entravent très souvent la disponibilité des médicaments et produits médicaux dans les structures sanitaires.
Mercredi 21 Juin 2017
Dakar actu




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