A l’aéroport Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, parmi les personnalités qui attendent l’arrivée du Président Macky Sall, le téléphone d’un officier supérieur, attaché militaire dans une ambassade, sonne pour annoncer un sms. Il lit le texto et veut partager l’information avec les personnes avec lesquelles il discutait «voyez-vous, un échange de tirs entre des militaires et des personnes non identifiées un mort et des blessés».
Il ajoute : «C’est la routine, on assiste ces temps-ci à des attaques sporadiques de groupes armés. C’est une sorte de guérilla urbaine qui commence à s’installer ici», souligne-t-il. Abidjan est sur les dents. Les attaques armées prêtées à des partisans du président déchu, Laurent Gbagbo, se multiplient et la population qui commençait à goûter aux délices de la paix, reprend peur. Les consignes aux visiteurs sont systématiques, il faut éviter de sortir la nuit.
On aura une bonne idée de la tension qui gagne les esprits au vu des mesures sécuritaires déployées pour les déplacements des officiels. A l’aéroport, hier après midi, on se croyait dans une situation de guerre avec des chars de combat et des pick-up sur lesquels des mitrailleuses de gros calibres sont montées. Les éléments du groupement de la sécurité présidentielle veillent au grain, revêtus de gilets pare-balles bien visibles. Les Forces de sécurité de Côte d’ivoire (Frci) sont aussi présentes avec les mêmes équipements. L’ex-commandant rebelle Wattao sur place, avec un sourire en banane. Les incontournables éléments de l’Onuci avec des pick-up lourdement armés assurent de leur côté. C’était le même dispositif quelques heures plus tôt, à l’arrivée de la Présidente du Liberia. Ellen Johnson Searlif vient elle aussi prendre part à la rencontre de l’Internationale libérale. Mme Johnson a mis à profit sa visite à Abidjan pour avoir d’importantes discussions avec son homologue ivoirien sur les questions de sécurité. Le Liberia, voisin de la Côte d’ivoire constitue une base de repli de certains groupes assaillants qui commettent des forfaits en Côte d’ivoire. D’ailleurs, la veille de sa visite à Abidjan, Mme Johnson a décidé de livrer aux autorités ivoiriennes un responsable politique membre du parti de Laurent Gbagbo accusé de soutenir des groupes armés.
La sécurité présidentielle de Ouattara vide les chargeurs des militaires qui rendent les honneurs
Devant le pavillon présidentiel, on constate une petite animation. Un officier supérieur indique que l’avion 6v-one, avion de commandement du président de la République du Sénégal va se poser dans une vingtaine de minutes, précisément à 17 h 28 mn. Tous les éléments des différents corps de l’Armée ivoirienne, dépêchés pour lui rendre les honneurs, prennent leurs positions. Des éléments de la garde rapprochée du Président Alassane Dramane Ouattara se déploient automatiquement entre les rangées des différentes unités. L’exercice est clair. Chaque militaire est tenu de tendre son arme à un élément de la garde rapprochée qui procède à une fouille systématique, vidant le chargeur et bloquant même le barillet. On n’entend que des bruits de métal en train d’être dévissé. Les éléments de la garde rapprochée sont fermes dans leur contrôle et ne semblent pas badiner. Cet exercice terminé, ils se dispersent tout au tour des différentes unités placées devant l’estrade où les deux chefs d’Etat devront se tenir pour que la fanfare militaire joue les hymnes nationaux. L’instant est grave et on entendrait une mouche voler.
La Pointe de Sarène s’immobilise tranquillement sur le tarmac. Le Président Ouattara, accompagné des autres officiels, va chercher son hôte à la coupée de l’avion. Il n’y a pas grand monde à l’accueil. Peut-être que les membres des différentes institutions de la Côte d’ivoire étaient partagés entre l’accueil des nombreuses délégations étrangères qui continuaient d’arriver à Abidjan pour prendre part au Congrès de l’Internationale libérale qui s’ouvre ce vendredi matin à l’Hôtel Ivoire. Macky Sall qui venait de Bruxelles où il avait participé à une rencontre organisée par la Commission de l’Union européenne sur les questions de coopération et développement, a eu à l’aéroport, un entretien en tête à tête avec le Président ivoirien. Aucune déclaration des chefs d’Etat n’a été enregistrée.
L’accueil est d’une telle sobriété que même la forte colonie sénégalaise d’Abidjan ne s’était pas déplacée en masse. L’un d’entre eux, Malick Gning, d’expliquer : «L’information sur l’arrivée du Président Maky Sall n’a pas bien circulé au sein de la Communauté Sénégalaise. C’est peut-être pour des raisons de sécurité.» Ce militant du Parti démocratique sénégalais ne manque pas de décocher des flèches contre l’Alliance pour la République du Président Macky Sall.Nostalgique, il affirme : «Nos amis-là n’ont pas encore l’expérience. Du temps du vieux Wade, nous déplacions toute la communauté. La devanture de l’aéroport serait noire de monde. Nous sommes juste venus à l’accueil car après tout c’est le Président du Sénégal. Nous nous devons de l’accueillir.» M. Gning et ses autres camarades militants du Pds qui avaient fait le déplacement de se donner rendez-vous à l’hôtel des membres de la délégation de leur parti qui sont venus à Abidjan prendre part au congrès des partis libéraux du monde.
Il ajoute : «C’est la routine, on assiste ces temps-ci à des attaques sporadiques de groupes armés. C’est une sorte de guérilla urbaine qui commence à s’installer ici», souligne-t-il. Abidjan est sur les dents. Les attaques armées prêtées à des partisans du président déchu, Laurent Gbagbo, se multiplient et la population qui commençait à goûter aux délices de la paix, reprend peur. Les consignes aux visiteurs sont systématiques, il faut éviter de sortir la nuit.
On aura une bonne idée de la tension qui gagne les esprits au vu des mesures sécuritaires déployées pour les déplacements des officiels. A l’aéroport, hier après midi, on se croyait dans une situation de guerre avec des chars de combat et des pick-up sur lesquels des mitrailleuses de gros calibres sont montées. Les éléments du groupement de la sécurité présidentielle veillent au grain, revêtus de gilets pare-balles bien visibles. Les Forces de sécurité de Côte d’ivoire (Frci) sont aussi présentes avec les mêmes équipements. L’ex-commandant rebelle Wattao sur place, avec un sourire en banane. Les incontournables éléments de l’Onuci avec des pick-up lourdement armés assurent de leur côté. C’était le même dispositif quelques heures plus tôt, à l’arrivée de la Présidente du Liberia. Ellen Johnson Searlif vient elle aussi prendre part à la rencontre de l’Internationale libérale. Mme Johnson a mis à profit sa visite à Abidjan pour avoir d’importantes discussions avec son homologue ivoirien sur les questions de sécurité. Le Liberia, voisin de la Côte d’ivoire constitue une base de repli de certains groupes assaillants qui commettent des forfaits en Côte d’ivoire. D’ailleurs, la veille de sa visite à Abidjan, Mme Johnson a décidé de livrer aux autorités ivoiriennes un responsable politique membre du parti de Laurent Gbagbo accusé de soutenir des groupes armés.
La sécurité présidentielle de Ouattara vide les chargeurs des militaires qui rendent les honneurs
Devant le pavillon présidentiel, on constate une petite animation. Un officier supérieur indique que l’avion 6v-one, avion de commandement du président de la République du Sénégal va se poser dans une vingtaine de minutes, précisément à 17 h 28 mn. Tous les éléments des différents corps de l’Armée ivoirienne, dépêchés pour lui rendre les honneurs, prennent leurs positions. Des éléments de la garde rapprochée du Président Alassane Dramane Ouattara se déploient automatiquement entre les rangées des différentes unités. L’exercice est clair. Chaque militaire est tenu de tendre son arme à un élément de la garde rapprochée qui procède à une fouille systématique, vidant le chargeur et bloquant même le barillet. On n’entend que des bruits de métal en train d’être dévissé. Les éléments de la garde rapprochée sont fermes dans leur contrôle et ne semblent pas badiner. Cet exercice terminé, ils se dispersent tout au tour des différentes unités placées devant l’estrade où les deux chefs d’Etat devront se tenir pour que la fanfare militaire joue les hymnes nationaux. L’instant est grave et on entendrait une mouche voler.
La Pointe de Sarène s’immobilise tranquillement sur le tarmac. Le Président Ouattara, accompagné des autres officiels, va chercher son hôte à la coupée de l’avion. Il n’y a pas grand monde à l’accueil. Peut-être que les membres des différentes institutions de la Côte d’ivoire étaient partagés entre l’accueil des nombreuses délégations étrangères qui continuaient d’arriver à Abidjan pour prendre part au Congrès de l’Internationale libérale qui s’ouvre ce vendredi matin à l’Hôtel Ivoire. Macky Sall qui venait de Bruxelles où il avait participé à une rencontre organisée par la Commission de l’Union européenne sur les questions de coopération et développement, a eu à l’aéroport, un entretien en tête à tête avec le Président ivoirien. Aucune déclaration des chefs d’Etat n’a été enregistrée.
L’accueil est d’une telle sobriété que même la forte colonie sénégalaise d’Abidjan ne s’était pas déplacée en masse. L’un d’entre eux, Malick Gning, d’expliquer : «L’information sur l’arrivée du Président Maky Sall n’a pas bien circulé au sein de la Communauté Sénégalaise. C’est peut-être pour des raisons de sécurité.» Ce militant du Parti démocratique sénégalais ne manque pas de décocher des flèches contre l’Alliance pour la République du Président Macky Sall.Nostalgique, il affirme : «Nos amis-là n’ont pas encore l’expérience. Du temps du vieux Wade, nous déplacions toute la communauté. La devanture de l’aéroport serait noire de monde. Nous sommes juste venus à l’accueil car après tout c’est le Président du Sénégal. Nous nous devons de l’accueillir.» M. Gning et ses autres camarades militants du Pds qui avaient fait le déplacement de se donner rendez-vous à l’hôtel des membres de la délégation de leur parti qui sont venus à Abidjan prendre part au congrès des partis libéraux du monde.
Autres articles
-
Crise scolaire au Sénégal : Les syndicats boycottent l’examen d'entrée en 6ème
-
France : Un homme se suicide dans Notre-Dame de Paris
-
Doha (Qatar) : Youssou N'dour « rate » sa présentation sur le développement du tourisme
-
Tribunal correctionnel de Dakar : Affaire Modibo Diop renvoyée au 04 juin prochain
-
Rewmi-Idrissa Seck et Oumar Gueye: La tension demeure



