Notification de l’arrêté portant abrogation des activités de Yawuz Selim : Un recours en annulation pour excès de pouvoir agité par les avocats


L’arrêté portant abrogation de l’autorisation accordée à l’association « Baskent Egitim » et la cessation immédiate de ses activités sur toute l’étendue du territoire Sénégalais a été transmis aux autorités de l’école.  
C’est à cet effet que les avocats de l’association ont, en conférence de presse ce matin, indiqué qu’ils allaient ester en justice et protester contre cette décision.
« Cet arrêté n'honore pas notre pays et contribue  à ranger le Sénégal dans les Républiques qui ont accepté de tordre la loi pour faire plaisir au « Prince turc » (…). Dans les républiques achevées où on a fini de consolider l’Etat de droit, jamais on n’acceptera de suivre le prince dans ce qu’il demande, et qui est contraire à la loi et au bon sens » a dit Me Boucounta Diallo, avocat de l’association Baskent Egitim.
A la lecture de l’arrêté qui date du 7 décembre, l’avocat s’est aussi penché sur ce « retard pour la notification ». Pour lui, simplement parce que « l’accouchement a été long et laborieux simplement parce que l’on voulait tailler en mesure un arrêté en lui donnant un contenu qui n’est pas réel et on avait beaucoup de peine à le motiver »
L’avocat de signifier qu’il allait saisir la cour suprême « pour un recours en annulation pour excès de pouvoir »
D’autre voies et moyens sont prévus, comme une procédure de demande à rétraction, a dit aussi Madiambal Diagne, Président de l’association « Baskent Egitim ».
« Nous nous ferons le devoir d’adresser une correspondance conjointe avec toutes les organisations impliquées dans ce combat pour demander au ministre de l’intérieur de se rétracter par rapport à  une décision qui semble inopportune » révèle t’il.
 «  Venir supplanter des gens qui faisaient un bon travail, un tel produit on devait le conforter d'autant plus que ce nouveau que l’on n’a pas encore éprouvé, dont on ne sait rien, le Sénégal aurait à gagner  à avoir deux champions plutôt qu’un seul. C’est un intérêt citoyen qui devrait présider à ce que cette association ne soit pas dissoute » ajoutera t’il
L’espoir semble cependant permis a laissé entendre Madiambal Diagne, le premier ministre a pris langue avec la Direction de l’école pour envisager une solution de sortie de crise dira t’il.
«  Il s’est montré conciliant à trouver une solution et nous nous félicitons de cette main tendue, de cette ouverture et de ce climat apaisé. On nous prend comme des interlocuteurs avec qui on peut discuter ».
Sur des solutions de sortie de crise comme les dédommagements, le Président de Baskent de dire que ce n’est pas une histoire d’argent.
 
 
Mercredi 11 Janvier 2017
Dakaractu




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