Le gouvernement malien et les rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) ont signé mardi 18 juin un accord devant permettre à l'armée de reprendre position à Kidal, bastion des insurgés touareg dans le nord-est du Mali, avant l'élection présidentielle du 28 juillet. L'accord de Ouagadougou a été signé par le ministre malien de l'Administration territoriale, le colonel Moussa Sinko Coulibaly, et par les représentants de deux mouvements touareg. Cet accord est le fruit de près de deux semaines de négociations sous l'égide du Burkina Faso et de plusieurs pays de la région ainsi que des Nations unies et de l'Union européenne.
Bamako souhaite maintenant que l'autorité de l'administration civile et de l'armée malienne soit rétablie à Kidal d'ici au scrutin du 28 juillet, qui est censé parachever le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'État militaire de mars 2012.
"Déploiement progressif"
Le document signé officiellement prévoit un cessez-le-feu, un retour de l'armée malienne à Kidal, avec un "déploiement progressif", et un cantonnement des combattants touareg sur des sites de regroupement.
Il doit permettre le déroulement de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 28 juillet. Ce scrutin est jugé crucial par la communauté internationale en vue d'aider le Mali à sortir de la plus grave crise de son histoire ouverte en 2012 par la prise du nord du pays par des groupes djihadistes, un temps alliés au MNLA et délogés début 2013 par l'armée française.
"Maintenant, il reste à s'entendre sur les détails pratiques du déploiement. Tout le monde a également accepté d'appliquer l'autre point clé du consensus, à savoir que les groupes armés du Nord-Mali déposent les armes", a déclaré Tiébilé Dramé, chef de la délégation malienne chargée des négociations.
"C'est ce qu'on souhaitait"
Pour Fatoumata Siré Diakité, responsable d'un réseau d'organisations féminines maliennes, "l'accord va dans le bon sens"."L'armée malienne sera bientôt à Kidal pour montrer que cette localité est une localité malienne", a-t-elle expliqué. Amidou Sankaré, un habitant de Bamako, est lui aussi satisfait de l’accord. "C'est très bien", "on est content de ça. Il faut que le MNLA respecte son engagement écrit. [...] Si ça peut amener la paix, c'est ce qu'on souhaitait", a-t-il dit.
Mamoutou Diabaté, président du Forum des organisations de la société civile du Mali (FOSCM, coalition d'ONG), faisait partie mardi soir des rares personnes à critiquer le texte. "Nous sommes contre cet accord. C'est sans conditions que l'armée malienne doit aller à Kidal, et les rebelles (groupes armés touareg) doivent désarmer immédiatement et sans conditions !", a-t-il affirmé.
Mamoutou Diabaté et 20 autres membres du FOSCM ont été interpellés lundi par la police à Bamako pour avoir tenté de manifester - en dépit de l'état d'urgence qui interdit les manifestations dans les rues - contre les discussions alors en cours à Ouagadougou, estimant qu'elles faisaient la part belle aux groupes touareg. Tous ont été relâchés mardi sans charges retenues contre eux. Le président du FOSCM a cependant indiqué que son mouvement allait poursuivre son action de protestation.
"Un accord historique"
"La signature de cet accord représente une étape importante du processus de stabilisation du Mali", s'est félicité Bert Koenders, représentant spécial de l'ONU, lors de la cérémonie organisée au palais présidentiel de Ouagadougou.
De son côté, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, a salué une "avancée majeure dans la sortie de crise au Mali". Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, a pour sa part parlé d'un accord "historique".
Quant au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, il s'est déclaré "encouragé par l'engagement des parties prenantes en faveur de la réconciliation nationale et de la résolution des désaccords par le dialogue". Il les exhorte à entamer sans attendre la mise en œuvre de l'accord.
Bamako souhaite maintenant que l'autorité de l'administration civile et de l'armée malienne soit rétablie à Kidal d'ici au scrutin du 28 juillet, qui est censé parachever le retour à l'ordre constitutionnel après le coup d'État militaire de mars 2012.
"Déploiement progressif"
Le document signé officiellement prévoit un cessez-le-feu, un retour de l'armée malienne à Kidal, avec un "déploiement progressif", et un cantonnement des combattants touareg sur des sites de regroupement.
Il doit permettre le déroulement de l'élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 28 juillet. Ce scrutin est jugé crucial par la communauté internationale en vue d'aider le Mali à sortir de la plus grave crise de son histoire ouverte en 2012 par la prise du nord du pays par des groupes djihadistes, un temps alliés au MNLA et délogés début 2013 par l'armée française.
"Maintenant, il reste à s'entendre sur les détails pratiques du déploiement. Tout le monde a également accepté d'appliquer l'autre point clé du consensus, à savoir que les groupes armés du Nord-Mali déposent les armes", a déclaré Tiébilé Dramé, chef de la délégation malienne chargée des négociations.
"C'est ce qu'on souhaitait"
Pour Fatoumata Siré Diakité, responsable d'un réseau d'organisations féminines maliennes, "l'accord va dans le bon sens"."L'armée malienne sera bientôt à Kidal pour montrer que cette localité est une localité malienne", a-t-elle expliqué. Amidou Sankaré, un habitant de Bamako, est lui aussi satisfait de l’accord. "C'est très bien", "on est content de ça. Il faut que le MNLA respecte son engagement écrit. [...] Si ça peut amener la paix, c'est ce qu'on souhaitait", a-t-il dit.
Mamoutou Diabaté, président du Forum des organisations de la société civile du Mali (FOSCM, coalition d'ONG), faisait partie mardi soir des rares personnes à critiquer le texte. "Nous sommes contre cet accord. C'est sans conditions que l'armée malienne doit aller à Kidal, et les rebelles (groupes armés touareg) doivent désarmer immédiatement et sans conditions !", a-t-il affirmé.
Mamoutou Diabaté et 20 autres membres du FOSCM ont été interpellés lundi par la police à Bamako pour avoir tenté de manifester - en dépit de l'état d'urgence qui interdit les manifestations dans les rues - contre les discussions alors en cours à Ouagadougou, estimant qu'elles faisaient la part belle aux groupes touareg. Tous ont été relâchés mardi sans charges retenues contre eux. Le président du FOSCM a cependant indiqué que son mouvement allait poursuivre son action de protestation.
"Un accord historique"
"La signature de cet accord représente une étape importante du processus de stabilisation du Mali", s'est félicité Bert Koenders, représentant spécial de l'ONU, lors de la cérémonie organisée au palais présidentiel de Ouagadougou.
De son côté, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, a salué une "avancée majeure dans la sortie de crise au Mali". Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, a pour sa part parlé d'un accord "historique".
Quant au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, il s'est déclaré "encouragé par l'engagement des parties prenantes en faveur de la réconciliation nationale et de la résolution des désaccords par le dialogue". Il les exhorte à entamer sans attendre la mise en œuvre de l'accord.
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