Négociations Gambie-Sénégal : Trois questions essentielles en suspens


Négociations Gambie-Sénégal : Trois questions essentielles en suspens
Après plus de 14 heures de négociations, un consensus a pu être trouvé entre les délégations Gambienne et Sénégalaise sur la situation qui prévaut entre les deux pays.  Mais en l’absence des experts concernés de la délégation Gambienne, les deux parties sont convenues qu’il n’était pas possible d’examiner en profondeur les points relatifs au pont de Farafegni et aux postes de contrôle juxtaposés, aux accords de pêche maritime et fluviale et l'utilisation de l’espace maritime et enfin à la gestion des frontières terrestres.
Une réunion est prévue en Juin pour examiner ces questions, selon le ministre des Affaires étrangères Mankeur N'diaye.
Des taxes indûment payés
Sur le trafic routier inter état, la partie gambienne a rappelé les mesures adoptées par celle sénégalaise et qui ont entraîné une lenteur dans le trafic de marchandise à destination de la Gambie. Les gambiens ont aussi ajouté que l’on faisait payer aux transporteurs Gambiens des sommes exorbitantes sans délivrance de reçu. Des mesures jugées non conformes à la disposition de la convention de la CEDEAO sur le TRIE qui ont entraîné l’augmentation des taxes exigées aux transporteurs sénégalais.
 En réponse aux allégations de taxes indûment exigées au véhicules commerciaux Gambiens, la partie sénégalaise a tenu à informer que la mission d’inspection dépêchée à cet effet n’a fait état d’aucune pratique contraire à la réglementation appliquée par l’administration des douanes; et que les taxes supplémentaires dues sur le corridor Seleti-Ziguinchor sont relatives aux amendes et à deux escortes douanières.
En réponse, la Gambie a déclaré qu’elle n’était pas opposée à ce que les autorités imposent des tarifs par rapport à ces deux points, mais précise que leur inquiétude était qu’aucun reçu n’était délivré.  Une réunion est envisagée à la fin du mois de Juillet à l’effet de négocier un projet de mémorandum d’entente pour servir de base légale à la facilitation du transit routier.
Sur le point du transport routier, la partie sénégalaise a souligné le non-respect des dispositions de l’accord en matière de transport routier entre les deux pays signé le 5 Octobre 2004, difficultés relatives à la décision unilatérale de hausse intempestive des tarifs de la traversée du bac en l’absence d’une police d’assurance pour la traversée du bac, aux entraves à la liberté de choix de la monnaie de paiement et aux multiples tracasseries...
 
Lundi 16 Mai 2016
Dakar actu




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