NUMÉRISATION DES TITRES, PRODUCTION ET POSE DE PLAQUES SÉCURISÉES : Gemalto, un choix qui fait grincer des dents

Le groupement Gemalto/Face technologies a été déclaré adjudicataire provisoire de la concession de la production et de la gestion des titres de transports routiers biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaque d’immatriculation sécurisées. Ce, pour la rondelette somme de 9,2 milliards de FCfa. Un choix que contestent certains soumissionnaires et il faudrait s’attendre à une pluie de recours devant l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp).


La concession de la production et la gestion des titres de transports routiers biométriques sécurisés ainsi que la production et la pose de plaque d’immatriculation sécurisées a été attribuée au groupement Gemalto (chef de file) /Face Technologies pour 9,2 milliards de FCfa avec une redevance opérationnelle de 16. 
N'empêche, la procédure du marché piloté par le ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement va certainement être dénoncée auprès de l’autorité contractante et devant l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), car d'ores et déjà des soumissionnaires ont constaté une grosse bizarrerie bien visible dans le procès-verbal de séance d’ouverture des plis.
Il faut savoir qu’à la suite d’une première sélection, six entreprises ont été retenues pour faire des offres fermes. En dehors du groupement Gemalto/Face Technologies, il y avait le groupement M2M group/Saelp/Sas/Tiger It, le groupement Semlex/Garsu Pasaulis, le groupement Zetes Sa/Otm-Lp, Oberthur Technologies et, enfin, Quipus Sas. Il était demandé aux soumissionnaires de formuler le montant de leur offre, de fournir une garantie de 337 millions de FCfa, d’indiquer leur banque mais surtout de communiquer un échantillon de plaques d’immatriculation et un spécimen.
Or, selon le procès-verbal obtenu par Libération, tous les soumissionnaires ont fourni, le 3 juin 2016 à 10 heures 30 minutes au moment du l’ouverture des plis, un spécimen à l’exception de...Gemalto qui a été adjudicataire provisoire de la concession.
«Techniquement, personne ne peut émettre de doute sur le cahier des charges. C’est plutôt le fait que le groupement dirigé par Gemalto soit déclaré adjudicataire provisoire du marché qui soulève des interrogations», affirme une source proche d’un des soumissionnaires recalés. Faut-il aussi rappeler que Gemalto est au cœur de plusieurs scandales dont le plus retentissant a été le piratage de ses... puces ?
Mercredi 27 Juillet 2016
Dakaractu




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