NON, TROMPERIE N’EST PAS MAMADOU MAMOUR DIALLO ! (Mansour Gaye)


NON, TROMPERIE N’EST PAS MAMADOU MAMOUR DIALLO ! (Mansour Gaye)
Par un article incendiaire en date d’hier 9 mai, notre compatriote Birame Waltacko Ndiaye s’est amusé à jeter le discrédit sur Mamadou Mamour Diallo, responsable de l’APR et par ailleurs Directeur national des Domaines. Le seul pêché qu’aurait commis le porte-étendard du mouvement « Dolly Macky » c’est d’avoir déclenché, le week-end dernier à Louga, le processus de financement « non fictif » de cinq (5.000) femmes et jeunes dont une formation à eux réservée permettra de gérer rigoureusement les ressources allouées.
Pourtant, ce geste d’une portée sociale insondable devait être salué par toute personne éprise d’équité sociale, surtout dans une société en voie de développement comme le Sénégal. Mais ce n’est pas le cas de notre interlocuteur du jour qui n’a trouvé mieux que de se complaire dans le nihilisme, l’invective, l’insulte et la diffamation juste pour plaire au « prince ». Devant tant de mauvaise foi indigne de quelqu’un qui se revendique intellectuel, il est d’une impérieuse nécessité de démonter toutes ses contrevérités, manœuvres tendancieuses et allégations fallacieuses que seule la peur d’une nouvelle force politique ou la méchanceté gratuite explique.
Méchanceté parce que dès les premières lignes de sa diatribe, l’auteur présente le leader du jeune mouvement politique à succès comme le détracteur du maire de Louga. Contrevérité que tout cela ! D’ailleurs pour quelles raisons Mamour Diallo le serait ? Déjà son éducation, son statut d’énarque major de sa promotion, son sens élevé de l’Etat et ses hautes responsabilités dans l’appareil d’État lui interdisent de descendre aussi bas. En leader clairvoyant qui a gravi honorablement les échelons, il a fini de démontrer que la politique est une arène de valeurs dont l’observance est tout bénéfique pour le progrès social et la démocratie.
Sur ce point, je le mets au défi de brandir la moindre preuve de ses dires, de quelque format que ce soit. À ce jour, il ne fera mention d’aucun passage où Mamadou Diallo tient un propos déplacé à l’endroit d’un responsable politique de tout bord, ce qui n’exclut pas son frère de parti Moustapha Diop dont on compte à la pelle les invectives et diatribes à l’endroit de celui qu’il considère curieusement comme un adversaire redoutable. Qui se cache derrière le chiffon « L’Évidence » qui multiplie les scénarii fictifs de scandale qui ciblerait ce serviteur de l’État et des populations à chaque fois qu’il réussit ses tournées politiques à Louga, localité où il a sonné le glas du leader politique fantôme ? Cette stratégie de proximité impulsée par Diallo a fini par faire sortir de leur torpeur certains leaders qui, il y a seulement huit mois, préféraient se calfeutrer dans leur douillette résidence dakaroise, n’ayant eu écho des grondes des populations que par voie de presse. « Taat wu deng rek la wujj menul a dindi ci moroomam», disent les wolofs.
Bien que Mamour Diallo ne considère pas Moustapha Diop comme un rival, Birame Ndiaye s’est hasardé en parlant d’une envergure politique que le premier envierait au second. Au contraire, c’est Moustapha Diop himself qui semble vouloir se mesurer à Mamadou Mamour Diallo tellement il ne cesse de copier les moindres faits et gestes de ce dernier. À preuve, qui a attendu que Mamour Diallo fasse don de gilets luminescents, casques et autres équipements aux conducteurs de Jakarta pour feindre, sept mois plus tard, prêter oreille attentive aux mêmes travailleurs? Qui a attendu que Dolly Macky mutualise 150 familles à la CMU pour suivre ses pas deux mois après ? La tromperie ne serait-elle pas de l’autre côté ?
À l’approche des Législatives de Juillet 2017, il est triste de taxer quelqu’un comme Diallo de « politicien opportuniste». C’est mal connaitre l’homme qui n’est pas du genre à sacrifier l’intérêt des masses vulnérables laborieuses sous l’autel d’intérêts bassement égoïstes. Quelqu’un qui est très au fait des tractations politiques actuelles saura réellement que le Dolly ne demande rien et ne convoite aucun strapontin pour les investitures imminentes. Son leader travaille à mettre mal à l’aise le Président de la République. Imbu des valeurs républicaines qui lui ont valu sa position actuelle, il entend se plier à la décision du parti. Pas de manœuvres souterraines, de négociations ou calculs politiciens qui pousseraient Diallo à vouloir « tromper son monde ». Il faut chercher ailleurs.
Mamadou Diallo et ses partisans savent pertinemment que l’actif de Dolly dans l’APR et sur l’échiquier politique lougatois ne mesurera pas à l’aune de la tromperie, la ruse ou des débats de caniveaux. Il sera plutôt apprécié en fonction de son apport numérique sur le fichier électoral, qui a enregistré plus de 50.000 nouveaux inscrits, et sur les résultats électoraux en faveur de la mouvance présidentielle. En plus clair, Dolly s’assigne comme prochain défi de donner une majorité confortable au Président Macky Sall aux législatives de juillet prochain et à la Présidentielle de 2019 par des résultats jamais obtenus à Louga.
Pour en revenir à l’événement phare du week-end qui a valu à Birame Ndiaye sa sortie malheureuse, il faut préciser que le leader de Dolly n’a fait que tenir des propos faisant état d’un constat général sur la problématique et les enjeux de la micro-finance. Libre à quiconque de les interpréter comme il l’entend. Qui se sent morveux se mouche, après tout. En plus, contrairement à vos allégations, le « détracteur » dont vous faites allusion n’a pas fait de promesse, mais en réalisait une de plus. Comme vous êtes très au fait de l’actualité, vous devez savoir que la formation a débuté le même jour. Chose rare, mais possible grâce au pragmatisme d’une commission qui travaille sur le projet depuis quelques mois.
Mais dans un souci de recadrer les choses, il serait utile de rappeler que si Mamadou Mamour Diallo a parlé ainsi, c’est pour rassurer les bénéficiaires que:
-ces présents financements ne seront pas comme ceux qualifiés de fictifs par les populations lougatoises elles-mêmes ;
-l’on n’est plus dans la diversion ou la démagogie qui a longtemps été la stratégie de certains leaders politiques friands des suffrages des populations ;
-c’est maintenant possible pour un leader politique de tenir promesse sans fanfaronnade ni tromperie sur les chiffres.
Par ce discours structuré, objectif et persuasif, Mamadou Mamour Diallo a démontré en quoi ces financements profitent aux bénéficiaires, conformément aux objectifs du PSE de rehausser le capital humain. Maintenant celui qui se sent dérangé par un tel cours magistral ferait mieux de conseiller à son protégé d’évaluer, données statistiques à l’appui, son mode de financement des femmes mis en branle depuis trois ans.
À propos de conseils, si réellement Monsieur Ndiaye est subitement animé d’un désir de soutenir son « beau-frère », je lui suggère de renforcer la communication municipale pour une bonne visibilité des réalisations du maire, en y soustrayant bien sûr celles que nous a gratifiées le Président Macky Sall par le truchement du projet PROMOVILLES.
Désormais aucun article diffamatoire de cette nature ne restera sans réponse appropriée de notre part, de cette jeunesse Dolliste consciente des enjeux de l’heure, de ces hommes et femmes de valeur chez qui l’avènement du mouvement Dolly a fouetté l’ardeur politique longtemps émoussée par la tromperie d’une classe politique qui croit pouvoir régler tout par le fric.
Répondre parce que personne n’a pas le droit, au nom d’une consanguinité tardivement revendiquée avec le maire de Louga, de jeter en pâture un responsable politique respectueux de ses camarades de parti et qui n’a pas trahi son discours d’unité réitéré lors de sa mémorable rentrée politique du 15 janvier 2016. À chaque récidive, nous serons là pour apporter la réplique et démonter ce genre d’inepties que même une prétendue adversité politique ne saurait légitimer.

Mansour Gaye
 
Mercredi 10 Mai 2017
Dakaractu




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