Le principe est connu, les sorties, activités et autres voyages de la dame, n’étaient pas appréciés par son époux. Entre Babacar Ndémane et la dame Fatou Mbathie, tout allait bien. Le couple s’est marié pour le meilleur et le pire en 1981. Et a eu 7 enfants. Le maitre des lieux, habitant le village de Ndiabak dans la communauté rurale de Koulor, département de Tambacounda, en est le chef de village. La vie du couple va basculer quand le mari séquestre sa femme pendant six jours. « Chaque jour, il me tabasse. Il m’a fermée dans la chambre pendant six jours sans que personne ne me voit », a déclaré l’épouse. Le 14 janvier dernier, le mari récidive. Ce jour, il n’a pas apprécié la sortie de son épouse avec son grand-frère. C’est ainsi que son mari lui fait passer un sale quart d’heure. C’est ainsi qu’elle s’est retrouvée au centre hospitalier régional de Tambacounda. Le médecin constate des blessures aux pieds, à la cuisse droite et des hématomes sur tout le corps et le front. Après examen et hospitalisation, Fatou Mbathie est libérée avec trois points de suture sur le front et une incapacité temporaire de travail de 21 jours. Munie de ce document, elle porte plainte. Cueilli, le mari, chef de village de son état, est écroué, déféré au parquet puis placé sous mandat de dépôt. Attrait devant la barre du tribunal correctionnel, hier mercredi, Babacar Ndémane reconnait avoir battu sa femme. « J’ai une femme têtue qui sort à 7heures du matin pour ne revenir qu’à 7 heures du soir », indique le prévenu. Avant d’ajouter : « le grand frère de ma femme est à l’origine de tous ses déboires. Ma femme passait par lui pour voyager pendant quatre mois », a-t-il expliqué devant la barre, la mine triste et en colère. La dame qui n’a pas du tout regretté d’avoir envoyé son mari en prison, a campée sur ses positions. Ce qui a fait sortir le parquetier, Mamadou S. Diao, de sa réserve. Selon le procureur, les faits sont constants. Le représentant du ministère public a requis trois mois de prison ferme. Le Tribunal a fini par condamner le chef de village à 1 mois de prison ferme et une amende de 50.000frs Cfa, en fixant la contrainte par corps au maximum.
Assane Diallo
Assane Diallo



