«NE ME PRENEZ PAS EN OTAGE»


«NE ME PRENEZ PAS EN OTAGE»

 
L’ALTERNANCE de 2000 et le « TOUT SAUF WADE » de 2012 ne nous ont-t-ils pas menés à un accident de l’histoire et à une erreur de casting que nous Sénégalais risquons de payer amèrement ?
Parce qu’il fallait avant tout nous débarrasser des régimes de Diouf et de Wade et de leurs ouailles, nous n’avons pratiquement pas exercé notre liberté et notre faculté de « choisir » en 2000 et 2012.
Tout compte fait, nous avons regretté notre choix de 2OOO ou du moins ce qui en a été fait, en nous en débarrassant en 2012.
A la pratique et les mois passant, nous nous rendons compte que nous  avons taillé un costume à quelqu’un qui prend peine à le porter et pire encore, nous avons découvert  que notre cher Président est riche, « très riche » des faveurs et autres gâteries de « l’Autre » du fait de la position qu’il occupait.
L’opinion publique, les hommes politiques, notamment les ténors de l’APR et de la coalition au pouvoir, avaient magnifié en son temps, le choix porté sur Abdoul Mbaye qualifié de technocrate « accompli, honnête et rigoureux » pour prendre en charge les préoccupations et les aspirations des sénégalais.
Mais dans l’exécution des tâches, le 1er Ministre a, dès le départ, été confronté au problème crucial que rencontre tout Chef de Gouvernement au Sénégal : travailler avec des ministres qu’on n’a pas choisis et qui ne remplissent pas toujours, les critères de compétence et de rigueur qu’on est en droit d’attendre d’eux.
Très vite, ceux, qui hier chantaient ses louanges ont pensé qu’il fallait le changer, parce qu’incapable « d’accélérer » les choses comme le voulait le Chef de l’Etat.
Les affaires « Habré » et « CIO », avec tous les amalgames, leur ont donné une formidable opportunité de se débarrasser d’un obstacle à la mise en œuvre du « Yoonu Yokute » qui s’apparente à une  méthodologie de partage du gâteau.
Cette énième parenthèse dans la vie politique de notre pays doit permettre aux citoyens que nous sommes, de mieux analyser le comportement de nos hommes politiques et des rapports qu’ils entretiennent avec nous. Le pouvoir n’est pour eux qu’un moyen de s’enrichir, de profiter et de jouir.
Nous nous devons d’être, plus que jamais, engagés dans le combat pour le renforcement de la citoyenneté dans notre pays. Nous faisons tous de la politique, parce que intéressés par les affaires de la cité, par tout ce qui touche de près ou de loin à notre environnement et à notre quotidien.
Les partis politiques et les hommes qui les dirigent, ne nous ont jamais proposé de programmes de gouvernement cohérents, susceptibles de prendre en charge le développement de notre pays dans une vision claire et à travers un ordonnancement bien pensé ; et l’on continue à voter et revoter pour les mêmes, sans prendre le recul nécessaire.
Il est vrai aussi que nos hommes politiques excellent dans l’art de nous laisser à nous-mêmes et de fermer les yeux  - à dessein -  sur l’indiscipline, le désordre, l’incivisme, le favoritisme, le népotisme et la corruption qui semblent désormais être, malheureusement, nos « identités remarquables ».
Et pour nous donner bonne conscience, nous dirons que nous sommes des « sénégalais », nous ne faisons que travailler à la sueur de notre front, nous ne voulons pas voler et mendier, nous reprendrons l’éternelle rengaine, devenue litanie,  de « Sénégal, pays de la Téranga et du Maslaa » et nous invoquerons les prières longtemps formulées par tous ces érudits et hommes de foi et de vertu qui nous ont quitté ! Comme si tout cela pouvait expliquer et justifier nos comportements retors et négatifs et nous absoudre de nos déviances quotidiennes !
Au-delà de nos errements, nous avons la possibilité de faire encore preuve de clairvoyance, de sursaut et d’audace pour nous en sortir. ON NE PEUT PAS CONTINUER AINSI.
La politique n’est pas l’apanage d’individus regroupés au sein de partis politiques ; c’est leur droit de choisir cette forme d’organisation. Mais la liberté d’association nous reconnaît, tout aussi explicitement, le droit de nous réunir autrement et de prendre en charge les affaires de la cité. Nous devons nous y atteler.
C’est l’occasion pour nous, de saluer les actions entreprises, les associations et organisations de la société civile qui luttent pour la démocratie et la bonne gouvernance, pour renforcer la participation politique citoyenne et la démocratie participative.  
Il en est ainsi du combat citoyen mené entre autres, par l’initiative citoyenne « CI LAA BOKK »  pour l’acceptation des candidatures indépendantes à toute forme d’élections et plus particulièrement aux élections locales.  Cela permettrait à tout un chacun, même sans appartenance à un parti politique, de pouvoir s’investir dans la prise en charge de sa localité en tant que maire, conseiller, etc.  
Ceux-là mêmes qui vivent, de façon quotidienne, les réalités à la base ne doivent pas être privés d’un droit fondamental que leur reconnaît la constitution de notre pays : participer à la gestion locale.
Nous devons tous appuyer de toutes nos forces, ce combat qui participe au raffermissement d’une nouvelle conscience citoyenne qui est en train de prendre corps dans notre société. .Nous serons bien évidemment combattus par des politiciens professionnels qui rament à contre-courant et qui traitent de « politiciens de salon ou de politiciens encagoulés » tous ceux qui ne s’inscrivent pas dans les organes classiques des partis politiques. Je dis NON. Je ne m’inscris pas dans un parti politique mais « Ci Laa Bokk ». J’ai aussi le droit de donner mon avis et de proposer à la communauté une gestion différente de la votre.
 
Falilou Kane
Jeudi 12 Septembre 2013
Dakaractu




1.Posté par MBEUBEUSS le 12/09/2013 18:16
Pa' Bi , Tu n'as pas été rassasié chez ton Maître Moustapha Niasse ?

On sent le dépit , la frustration et le bas ressentiment dans ton propos . Dommage pour un serviteur de l ' Etat de ton acabit ... Triste Fin !



Dans la même rubrique :

AIDA CHERIE - 22/05/2015