NDÈYE SOUKÈYE GUÈYE SUR « l’ULTIME IMPOSTURE D’IDY » : " Il veut installer la chienlit au Sénégal "


Face à la volonté d’Idrissa Seck de faire triompher le Non au Sénégal et à Thiès particulièrement,  il faudra opposer l’union des forces désormais notée chez les grands responsables politiques de l’Apr. Dans la capitale du Rail, le bloc a été reconstruit chez les Apéristes et alliés. Pour Ndèye Soukèye Guèye, présidente du RESYF et coordinatrice de «Cap Forces 35», le combat de l’opposition et notamment celui de l’ex-maire de Thiès est perdu d’avance. Perdu d’avance parce que les forces en présence sont inégales, mais aussi parce que Idy se cache derrière un maladroit prétexte incapable d’embobiner les Chefs religieux. Pour la républicaine, l’homme « manque d’éthique » en faisant de la question de laïcité son cheval de bataille, juste pour installer la chienlit au Sénégal.

 



« En manque d’arguments sérieux contre le texte référendaire proposé par le chef de l’Etat, l’opportunisme électoral d’Idrissa Seck se nourrit d’arguties pour semer le doute dans la conscience des sénégalais et particulièrement de leurs élites religieuses. Le président de Rewmi qui incarne l’érudition islamique, se devait d’être fidèle à sa conscience, car un jour viendra où il rendra compte à son Créateur. De Senghor à nos jours, notre pays a vécu sous le régime constitutionnel d’une laïcité de coexistence telle que pratiquée dans certains cantons Suisses, au Portugal, en Espagne », a laissé entendre la responsable politique. Pour N'dèye Soukèye Guèye, la question de la laïcité est profonde. « La première loi institutionnelle en Islam se matérialise dans le traité d’Hodaybya où le prophète (Psl) acculé par les païens mecquois a signé en sa qualité de "Mohamad fils de Abdallah" en lieu et place de sa qualité de "Prophète de Dieu." » 

« Ce texte au contenu laïc, martèlera -t-elle, a permis aux musulmans d’effectuer la visite rituelle à la Kaaba. Dans le même ordre d’idée, le Saint-Coran, affiche à la sourate 109 (les mécréants) : "Lakoum Dinakoum Waliya Diin" qui signifie substantiellement  « à vous votre religion, à moi la mienne! »  

La responsable politique d’ajouter que la laïcité au Sénégal, par son caractère convivial est acceptée par tous les Khalifes du Sénégal de 1960 à nos jours.  Elle ajoutera aussi que les intellectuels sénégalais ont, de tout temps, été  stressés par la laïcité à la française qui combat l’Islam.





« Idrissa Seck, au nom de la vérité qu’il sait, devrait tenir un autre langage, car Dieu menace de représailles ceux qui dissimulent la vérité qu’ils savent », conclut N'dèye Soukèye Guèye qui annonce le triomphe du Oui après avoir rappelé que son mentor ne sera jamais tenté de combattre la religion.
Mercredi 2 Mars 2016
Dakaractu




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