Mutinerie de Rebeuss du mois de Septembre : Le Procureur libère 4 détenus


Mutinerie de Rebeuss du mois de Septembre : Le Procureur libère 4 détenus
Comme il l’avait promis, le procureur de la République a libéré 4 détenus blessés lors de la mutinerie du 20 septembre dernier à Rebeuss pour des raisons de santé précaire. Serigne Bassirou Guèye répond ainsi favorablement à la requête de l’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus (Asred) qui réclamait la libération des détenus blessés parce que leur état de santé ne leur permet pas de séjourner en prison. Pour le moment, le procureur de la République a libéré quatre des sept détenus internés au Pavillon spécial de l’hôpital Le Dantec. Remerciant le Procureur, l’Asred invite toutefois le parquet à ne pas se limiter à ces cas. Pour l’Asred, la mesure doit être élargie aux autres blessés de la mutinerie, toujours internés au sein de cet établissement pénitentiaire, ainsi que ceux qui sont à la Maison d’arrêt de Rebeuss dont l’état de santé est incompatible avec la détention.
Détenus malades
A l’instar des blessés qui ont été libérés par le procureur, l’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus (Asred) pense que les détenus soufrant de troubles mentaux doivent recouvrer aussi la liberté. A ce propos, l’Asred demande au ministère de la Justice d’œuvrer pour l’internement de l’ensemble des détenus qui ne jouissent pas de leurs facultés mentales dans des établissements psychiatriques. A en croire Ibrahima Sall, président de l’Asred, ces derniers ont plus besoin de blouses blanches que de robes noires. Selon lui, la place d’un déficient mental n’est pas le milieu carcéral. Le président de l’Asred renseigne que plusieurs cas de déficience mentale sont répertoriés dans diverses prisons du pays. En guise d’exemple, il cite le cas de Ibrahima Cissé âgé de 62 ans, ancien militaire qui a fait 15 ans dans l’Armée et qui se trouve à l’infirmerie à Rebeuss. Il croupit en prison depuis le 10 mai 2012 et attend toujours son procès. Par ailleurs, l’Asred regrette la levée de boucliers dans le secteur de la justice à cause du projet de texte sur la Cour suprême. Le gouvernement est invité à retirer le projet de loi comme le souhaite l’Union des magistrats du Sénégal (Ums).
Mercredi 16 Novembre 2016
Dakar actu



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