Mr. Souleymane Mboup : "A un moment donné je ne me retrouvais plus dans la scène politique au Sénégal parce que je me suis rendu compte qu’il n’y a plus de morale, plus d’éthique, plus de valeur, plus de conviction"

Mr. Souleymane Mboup est un ancien de “And jeff“ parti dans lequel il a milité depuis les années 1990. C’est ce parti qui l’a formaté pendant plus de 20 années, qui lui a tout donné et qui a fait qu’aujourd’hui en terme de capacité politique, M. Mboup n’a plus rien à envier à qui que ce soit. Après des études universitaires, l’enfant de Koungheul s’est plus appesanti sur des questions de développement pour avoir travaillé dans beaucoup d’organisations. En plus de la communication, M. Mboup, travaille sur la décentralisation et le développement local question sur lesquelles il travaille depuis bientôt 15 ans comme élu au conseil municipal de Koungheul. Ancien de tous les mouvements de jeunesse, il travaille encore pour le rayonnement de son Koungheul natal.


Mr. Souleymane Mboup : "A un moment donné je ne me retrouvais plus dans la scène politique au Sénégal parce que je me suis rendu compte qu’il n’y a plus de morale, plus d’éthique, plus de valeur, plus de conviction"
Membre de l’observatoire international de la démocratie participative, président de la section départementale des amis de la nature.

Sans parti politique depuis un certain temps, M. Mboup dit avoir pris du recul, même si depuis 2009 il est à la mairie en qualité de 1er adjoint au maire où il soutient son ami et frère le maire Mayacine Camara dans Benno Book Yaakar. Un temps d’arrêt pour plusieurs raisons, « à un moment donné je ne me retrouvais plus dans la scène politique au Sénégal parce que je me suis rendu compte qu’il n’y a plus de morale, plus d’éthique, plus de valeur, plus de conviction. Les gens adhèrent dans les partis pour chercher un strapontin, soit parce que telle personne me plait, mais ce n’est pas pour un programme, par rapport à une idéologie et tel que nous avons été formés à And Jëf, pour nous la personne importe peu en politique ce qui importe ce sont les convictions. Il y a une déstructuration de la chose politique dans ce pays là parce qu’on se rend compte que tout se passe au sommet et à la base il n’y a rien, aucune organisation ce qui m’a poussé à me retirer un tout petit peu, le temps de l’observation. 
Comme vous le savez, And Jëf a connu une scission, des difficultés et cela a impacté sur notre position et à Koungheul nous avions décidé de nous arrêter  pour voir ce qu’il faut faire. Pour le moment nous soutenons la coalition BBY avec mes amis et nous travaillons ensemble au niveau de Koungheul et dans le département. Mais malheureusement il faut le dire ça ne marche pas. La coalition ne se porte pas bien. Il y'a des difficultés d’harmonisation, d’information d’incompréhension et d’animation. La vie d’un parti politique, ne se limite pas à une campagne électorale, il doit avoir des structures, il doit être animé, il doit y avoir des activités politiques, des réflexions. Aujourd’hui je pense que sur toutes les questions économiques et sociales qui sont d’actualité, je pense qu’au niveau local les gens  devraient adopter des positions, des déclarations pour dire que sur telle question voilà la position de notre département ou de notre région, et ça à mon avis c’est extrêmement important. Mais si on doit se limiter absolument aux élections, à une campagne électorale,  ça pose problème.
En plus à Koungheul comme partout ailleurs il y a cette problématique du leadership au niveau de l’APR. Comme je l’ai dit, il n’y a aucune organisation, chacun prétend être le leader incontesté. Mais à ce que je sache, lors des dernières élections Mayacine CAMARA avait été le mandataire désigné. Mais il faut reconnaitre qu’il y a plusieurs tendances et chaque leader pense qu’il est responsable et c'est pour ça que je disais qu’il faut que le parti s’organise. En tout cas il y'a plusieurs leaders dans le département pour un seul parti, c’est impossible. Il y en a qui disent que c’est la vitalité du parti, ils se trompent. Un parti ce sont des fédérations, des comités de base, un secrétariat exécutif politique, il faut un mouvement des femmes, des jeunes…. il faut au moins une certaine organisation et cela se reflétait au niveau local.

Le recul pour observer

C’est moi qui ai opté pour un recul pour mieux observer les choses, mais en tant qu’élu je ne peux pas faire fi des activités politiques, je ne peux pas être en retrait de tout ce qui se passe à Koungheul. Sur toutes les questions de développement, sur les activités politiques j’ai mon mot à dire. Maintenant il est évident que quand on ne me convoque pas, quand on ne m’associe pas à des activités politiques je ne répondrais pas.
Mais il y a des gens qui pensent que je dois être beaucoup plus actif, beaucoup plus présent en essayant de trouver un cadre beaucoup plus idéal, pour pouvoir m'exprimer librement pour pouvoir définir le parti dans lequel nous pourrions évoluer et apporter un plus pour Koungheul, parce que ce qui est important pour moi c’est le développement de Koungheul, c’est le développement de la région dans son ensemble, on peut ne pas être en politique et participer au développement de son pays, en initiant des activités de développement . Il y a énormément de choses que l’on peut faire et je pense qu’aujourd’hui il est important  que les jeunes soient accompagnés, qu’on fasse la promotion des jeunes et des femmes. A Koungheul, il n’y a pas eu la promotion des jeunes et des femmes  et ça c’est un problème. On doit les accompagne, renforcer leurs capacités en essayant de leur trouver des financements. Il faut qu’au-delà de la politique, qu’on trouve des activités, des cadres pour aller à l’assaut du développement économique et social du département.
Et sur cette question on est en train de réfléchir avec des amis. Parce que pour moi en réalité, il faut sortir du carcan politique pour ne pas donner l’impression aux gens que tout ce que l’on peut faire on ne peut le faire qu’en politique. Il faut aller dans le sens de créer une organisation qui pourrait se positionner pour travailler sur des questions de décentralisation, de développement durable, sur des questions de la migration et dans tous les secteurs. Les gens aujourd’hui ne réfléchissent que politique, il faut des initiatives qui puissent perdurer, qui puissent transcender les clivages politiques, les partis politiques, nous sommes en train d’y réfléchir avec des amis et le moment venu nous allons lancer cette organisation qui sera apolitique et dont les soubassements seront le développement économique et social de Koungheul.

Koungheul va beaucoup mieux.

Koungheul est sur la rampe du développement, pour ne pas dire de l’émergence. Il est vrai que nous bouclons notre 2ème mandat et j’avoue que quand même beaucoup de choses ont été faites, même s’il reste encore des choses à faire. Je suis de ceux-là qui pensent qu’il ne faut être trop prétentieux, on ne peut pas tout faire, mais nous sommes en train de faire le maximum pour répondre aux préoccupations des populations. Aujourd’hui dans le secteur de la santé nous avons eu à faire beaucoup de réalisations. On a construit un poste urbain, une salle de formation avec des partenaires. Dans le secteur de l’éducation nous faisons tout pour améliorer l’accès et je pense qu’aujourd’hui les résultats de l’IEF montrent que les collectivités font le maximum possible.  Dans le cadre de l’éclairage public on a beaucoup fait. La particularité de notre équipe municipale est que les gens font fi de leurs appartenances politiques, nous travaillons main dans la main derrière le maire Mayacine Camara au seul bénéfice de Koungheul. 
Jeudi 2 Novembre 2017
Dakaractu



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