Mouvements Y’en a marre et Balai Citoyen du Burkina : Même esprit, même combat pour un meilleur exercice de la démocratie en Afrique


Ils ont été aux premières loges dans la lutte pour une citoyenneté active et une démocratie réelle au Sénégal et au Burkina Faso. Si pour Y'en a marre le combat était de démettre Me Wade Abdoulaye en 2012, pour Balai citoyen il était question de terrasser un dinosaure politique, au pouvoir depuis 1987, après un coup d’état militaire contre son meilleur ami au Burkina.
Présent à Dakar dans le cadre de la deuxième édition du festival CINÉ DROIT LIBRE, les leaders du Balai Citoyen et ceux de Y’en a Marre ont tenu une conférence de presse ce mardi au Studio Sankara pour inviter la jeunesse africaine à plus d’engagement et à plus d’entrain dans l’exercice de la démocratie.
 
Tous, de Fadel Barro, Smokey Bambara à Sam’s K, sont plus que jamais convaincus que seule une dynamique humanitaire inscrite dans une logique de combat pour les droits, pourrait aider l’Afrique à sortir de ses crises politiques, sociales, etc.  Parce que pense, Sam’s K du Burkina, la lutte ne se fait pas procuration en ce sens que chaque peuple, chaque génération est dans l’obligation de porter le combat de sa liberté, de son développement et de son épanouissement.
 
S’inscrivant dans la même rengaine que son compatriote et camarade de combat, Smokey Bambara du Balai Citoyen se dit sidéré de voir la même classe politique continuer à gouverner l’Afrique depuis les indépendances. Tout en se refusant de se cacher derrière l’impérialisme qui est intempestivement dénoncé.
 
 «Le problème dans nos pays étant politique, la solution doit être impérativement politique », dit-il. Répondant aux pourfendeurs des mouvements Y’en a marre et Balai Citoyen qui les accusent d’être à la solde des financiers occidentaux, Smokey Bambara répondra qu’il est temps d’arrêter d’être «complexés » en pensant que l’africain n’est même pas capable de conduire sa propre lutte, sa propre révolution et son propre destin.
 
Militants tous pour la mutualisation de leurs forces, les conférenciers sont d’avis que l’interaction avec la jeunesse par le cinéma et le hip hop est un cadre idéal pour  réussir le combat. Et le festival CINÉ DROIT LIBRE, noteront-ils, constitue le meilleur cadre pour une expression audible des jeunes.
 
Mardi 17 Novembre 2015
Dakaractu




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