Mouhammad (PSL), LUMIERE ABSOLUE face à la bougie-mirage du satanisme qui est la source des crises socio-politico-économiques


Mouhammad (PSL), LUMIERE ABSOLUE face à la bougie-mirage du satanisme qui est la source des crises socio-politico-économiques
Louage à Allah (SWT), qui par sa Sagesse Ultime a fait jaillir sa Lumière sur le Prophète Mouhammed (PSL), le Sceau des prophètes, à partir de la Lumière de Qui, IL a fait jaillir les Lumières de la Création.  Seydi El Hadji Malick SY (RTA) en a fait une introduction dans son ouvrage Khilaasou Zahab : « Quant à lui (Mouhamad), dès que Allah (SWT) a voulu notre création, il a fait jaillir à partir de Sa Lumière la Lumière du Sceau de la création de l’Univers (Mouhammad)  ». Le prophète Mouhammad (PSL) est ainsi la source de toutes les lumières, sur Qui, Allah (SWT) a prié Le Premier et a enjoint les êtres Humains à prier sur Lui : « Allah et ses Anges prient sur le Prophète Mouhammad, Ô vous gens qui croyez, priez sur Lui ». Paix et Salut donc sur Celui dont Allah (SWT) s’est fait le Chantre du Comportement : « Tu es certes d’une moralité imminente » (68 :4). Ce qui fera dire à Seydi El Hadji Malick SY (RTA) que « par sa stratégie et par sa parfaite exemplarité comportementale, Il a montré la voie ».
Toutes les crises sociales, politiques et économiques doivent être s’analysées sous l’angle du comportement humain lorsqu’il est infecté par Satan, le rebelle qui a juré de dévier l’Homme des recommandations divines. Avec les crises économiques chroniques, l’insécurité et le creusement des inégalités et de la pauvreté, on peut dire que l’humanité paie perpétuellement la faute d’avoir opiniâtrement voulu régentée son existence par ses propres pensées et dans l’ignorance totale des sources d’inspirations divines révélées dans les Livres Saints. Conficius disait que «  Apprendre sans réfléchir est vain et que réfléchir sans apprendre est dangereux ». Le Coran est une source d’inspiration parfaite dont l’appréhension et la pratique demeure l’unique option salvatrice de l’Humanité. Parallèlement, le mercantilisme, la physiocratie, le capitalisme, le darwinisme, le communisme, le socialisme, le stroskisme et le libéralisme sont autant de doctrines solitaires émanant de l’homme et qui renferment tous les germes des échecs sociétaux de l’Humanité. Et face à cet échec successif des idéologies humaines, André Malraux déclara que le 21ème siècle sera, ou non, celui des religions. Ce constat appelle, chez le musulman, à une analyse en profondeur de la vision socioéconomique préconisée dans la Charia. Celle-ci prône un paradigme sous-tendu par la croyance fondamentale que l’état de notre société n’est que le reflet de nos comportements inadéquats. Le Coran dit : « En vérité, Allah ne modifie point l´état d´un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce que est en eux-mêmes. Et lorsqu´Allah veut [infliger] un mal à un peuple, nul ne peut le repousser: ils n´ont en dehors de lui aucun protecteur » (13 :11). Le bon fonctionnement et l’équilibre de nos sociétés ne peuvent être que la récompense divine d’une stricte appropriation du legs spirituel et comportemental du prophète Mouhammad (PSL).   
Les témoignages sur le prophète Mouhammad (PSL) n’ont pas été le seul fait des savants musulmans. Le philosophe Lamartin déclara « Cet homme était-il un imposteur ? Nous ne le pensons pas, après avoir étudié son histoire. L’imposture est l’hypocrisie de la conviction. L’hypocrisie n’a pas la puissance de la conviction, comme le mensonge n’a jamais la puissance de la vérité ». Mohandas Karamchand Gandhi, guide spirituel et chef du mouvement pour l’indépendance de l’Inde témoigna lui aussi que : « Je suis désormais plus que jamais convaincu que ce n’était pas l’épée qui créait une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. C’était cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission ». Pour George Bernard Shaw, critique musical et dramatique irlandais, « Si un homme comme Mohammed gouvernait le monde, il parviendrait à résoudre ses problèmes et à lui assurer la paix et le bonheur dont il a besoin. J’ai étudié le merveilleux homme et à mon avis, loin d’être un Antéchrist, il mérite le titre de sauveur de l’humanité ». Et l’historienne Annie Besant écrivit en 1932 que : « Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Etre Suprême. Même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce prodigieux Grand Maître Arabe ».
Un diagnostic objectif permet d’établir que les paradigmes idéologiques de gouvernance appliqués et inspirés de l’Occident ont produit les impasses sociétales actuelles pour lesquelles le néocapitalisme est unanimement indexé. La faim continue de ronger près d’un milliard d’habitants de la planète alors que paradoxalement, quelques 7 000 à 8 000 milliards Us Dollars de PIB mondial restent inutilisés chaque année. Comment expliquer que les 30 milliards Us Dollars requis pour endiguer la pauvreté chaque année ne puissent pas être amassés devant la manne faramineuse d’épargne mondiale ? Comment expliquer que plus de 110 millions de tonnes de nourritures sont jetées chaque année alors qu’une dizaine de millions de tonnes annuelles en suffisent pour endiguer la faim dans le Monde ? La régulation et la moralisation du capitalisme souvent évoquées ne sont-elles pas mieux abordées dans les livres saints ?     
Le bilan socio-politico-économique de la planète est terriblement et clairement sombre. Mais il ne doit toutefois pas nous balancer dans un pessimisme coupable qui peut être la source potentielle d’un immobilisme et d’un enlisement. Le Coran interdit le pessimisme : « Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son Prophète, et qui par la suite ne doute point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques » (15 :49). Entre Allah (SWT) et le croyant existe un pacte qui allie adoration et relation de confiance : « Ne dites de rien « je le ferai demain » sans ajouter « s’il plait à Dieu » (18 : 23-24 ). « Et quand tu as pris une décision, place ta confiance en Allah » (3 :159). Ces versets sont, d’une part, un appel à l’optimisme et, d’autre part, ils indiquent la détermination qui doit animer tout un chacun dans la quête d’équilibres socioéconomiques.   
Pour les économistes, la préoccupation de l’économie n’est point l’expansion, mais plutôt la gestion des équilibres. La notion d’équilibre doit ici être entendue sous une double acception :
1°). L’équilibre entre l’offre et la demande de tous les produits nécessaires à la vie de l’homme sur terre. La pauvreté apparaît alors comme l’insuffisance de la demande d’une majorité de populations victimes de la maigreur de leurs moyens. Mais une question se pose à ce niveau : ce sont les moyens qui manquent ou c’est un problème de répartition des richesses ?
2°). Ce questionnement mène au deuxième niveau d’équilibre, objet de l’économie solidaire, qui veut que la répartition équitable des richesses résorbe les écarts de revenus entre les riches et les pauvres. Pour les keynésiens, la consommation est l’instrument privilégié de relance de la croissance économique, à travers l’accès aux moyens pour les plus démunis. La hausse des moyens des riches au détriment des pauvres relance l’épargne et non la consommation.   
De cette analyse jaillit une réalité palpitante : la pauvreté et l’indigence dans la planète relèvent plus d’un manque de solidarité et de moral dans la répartition des richesses, que d’une quelconque insuffisance des ressources disponibles. Le Produit Mondial Brut (PIB mondial) culmine, en effet, au-dessus de 78 000 milliards Us Dollars en 2014 et la consommation mondiale représente moins de 70 000 milliards de dollars par an. Ce qui laisse une marge d’épargne mondiale supérieure à 8 000 milliards Us Dollars par an. Une application stricte de la Charia aurait permis de dégager sur cette épargne une manne annuelle de 200 milliards Us Dollars (2,5% sous forme de Zakat) en faveur de la solidarité internationale. Beaucoup plus que les 30 milliards Us Dollars recherchés par les ONG pour endiguer la faim chaque année.
Les principales crises économiques sont récentes, et on peut les dater à partir de l’année 1929. Elles sont survenues non pas sous la forme d’une pénurie alimentaire ou de ressources, mais dans un contexte d’autosuffisance économique avérée. Les insatisfactions de l’homme portent uniquement sur le niveau de la croissance et des profits en faveur des capitalistes. La démesure incarnée par une course irréfléchie à la croissance économique et l’immoralité véhiculée par le néocapitalisme sont des maux planétaires unanimement décriés qui appellent à des mécanismes de développement durable. Ce dernier concept est une nouveauté qui évoque un contraste : en même temps que les conditions d’existence de l’homme sont améliorées par la motorisation et les nouvelles technologies et que les richesses s’accumulent, on note une aggravation de la pauvreté (source d’insécurité et de terrorisme) et la dégradation effroyable de l’environnement (source de maladies et de dérèglements climatiques) menaçant la vie de l’homme sur terre. 
Pour élaborer les solutions à l’ensemble de ces équations, il importe de s’arrêter un peu sur les notions de développement et de démocratie. On peut considérer sans se tromper que le niveau de richesse actuelle de la planète est auto-suffisant pour assurer la quiétude de l’humanité. Donc, s’il y a cette pauvreté lancinante sui touche un milliard d’humains, cela relève plutôt d’une question d’équilibre et ceci disqualifie la quête du développement. C’est ça d’ailleurs l’un des principaux conseils du prophète Mouhammad (PSL)  à l’Humanité : « Le meilleur des choses est dans le juste milieu ». Le développement tel qu’on l’a constaté en Occident est porteur de tares qui imposent une redéfinition des visées d’évolution de l’Humanité. Ce type développement a embringué l’Humanité dans l’excès et le gaspillage portés par l’émergence de ce qui est appelé société de consommation. Le Coran révèle : « Mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car IL (Allah) n’aime pas ceux qui commettent des excès » (7 :31). L’humanité produit plus qu’elle n’en a besoin avec des incidences très inquiétantes sur l’environnement. Aux Etats-Unis, plus de 35 millions de tonnes de nourritures sont jetées chaque année, ce qui fait que plus de 300 millions de barils de pétrole y sont inutilement utilisés chaque année. De Même qu’en Europe 40 millions de tonnes de nourritures sont jetées chaque année, ce qui fait que plus de 350 millions de barils de pétrole y sont inutilement utilisés chaque année. L’Humanité consacre aussi plus de 1 200 milliards annuels Us Dollars aux armements. Les déchets alimentaires annuels atteignent 100 milliards de Dollars et l’excès de consommation des personnes obèses dans le monde coûte 20 milliards Us Dollars par an.
La « démocratie », elle, sous-entend un accès équitable au savoir, à l’avoir et au pouvoir. Mais cette préoccupation bute sur l’égoïsme et le caractère parfois pernicieux de la nature humaine. Le Coran révèle : « Donnez donc la pleine mesure et le poids et ne donnez pas aux gens moins que ce qui leur est dû. Et ne commettez pas de la corruption sur terre après sa réforme. Ce sera mieux pour vous si vous êtes croyants » (7 :85). Ce verset dénonce le mal dominant de l’humanité, à savoir la corruption. La plus grosse arnaque orchestrée contre l’Homme est aujourd’hui véhiculée dans les mécanismes de gouvernance. La corruption au plus haut niveau des Etats est ce mal silencieux qui gêne l’activation et la mise en branle des leviers régulateurs susceptibles d’estomper les inégalités. Elle est basée sur des échanges de faveurs entre les détenteurs de fortunes et les gouvernants. Du coup, la croissance économique va dans la poche des détenteurs de capitaux et n’a aucune incidence perceptible sur le chômage et la pauvreté.
A la lumière de ces remarques, on peut dire que l’Islam regorge d’une proposition concrète de plus en plus corroborée par les crises socioéconomiques qui caractérisent le monde actuellement. D’abord, le culte du travail est une valeur centrale dans la pratique islamique. Le Coran révèle que « Nous avons, certes, créé l’homme pour une vie de lutte » (90 : 4). Le déphasage dans la philosophie du travail chez le musulman et le non musulman réside dans la conception même des motivations de la création de l’homme. Le socle de l’existence humaine est libellée chez les musulmans dans cette révélation du Saint Coran : « Je n’ai créé les Djinns et les hommes que pour qu’ils m’adorent » (51 :56). Et l’adoration de Dieu est matérialisée chez les musulmans par le respect des piliers de l’islam que sont les cinq prières quotidiennes, le jeûne du mois de ramadan, l’acquittement de la Zakat et le pèlerinage à la Mecque. Et cette adoration doit reposer sur une quiétude matérielle basée sur un travail juste, sans effets nocifs sur la société et qui est en phase avec la tradition prophétique (la Sunna). Ainsi, sous l’angle Coranique, les bases de la quiétude de l’homme sur terre reposent sur le triptyque suivant :
A°). Être en phase avec son Âme, qui est l’Être Absolu, par la prière et le Zikr. Allah (SWT) a juré dans le Coran : « Et par l’âme et celui qui l’a harmonieusement façonné.  Et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété. A réussi, certes celui qui la purifie. Et est perdu, certes, celui qui la corrompt » (7-10 : 91).
B°). Être en phase avec ses droits et devoirs dans la société, lesquels s’adossent à l’adoration d’Allah (SWT). Cette disposition est bien contenue dans l’intégralité de la courte sourate 103 du Coran, où Allah jure d’abord par le « Temps ».
C°). Etre en phase avec le Cosmos ou la Nature en évitant le gaspillage et en vivant dans la mesure et la sobriété.  La question de la mesure et de l’équilibre est parfaitement tranchée dans le Coran qui prône la Zakaat comme un des socles fondamental de l’équilibre social.
Pour le musulman, Allah (SWT) et son prophète Mouhammad (PSL) sont sources de dispositions dogmatiques, véridiques et indiscutables : « Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. Et quiconque désobéit à Allah et à son Messager, s’est égaré d’un égarement évident » (33 :36). Mais, nul n’est forcé à appliquer les recommandations du Coran par ce que « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement » (2 :256). Il ne s’agit donc point d’imposer la voie islamique. La Charia a, néanmoins, vocation à insuffler le modèle parfait de société et en responsabilise le musulman : « Par eux, les croyants, Allah remplit les mécréants de dépit » (48 :29). De son Vivant, Mouhammad Al Moustapha (PSL) a été la Charia ambulante dont l’imitation imprime, certes sur le musulman, une exemplarité convaincante et enviable sur tous les plans.
En derniers mots, il importe de souligner que la propreté de la vision socioéconomique de la Charia peut être saisie à travers à une dynamique comparative, après avoir constaté l’impasse à laquelle ont conduit la société de surproduction et le néocapitalisme actuels. L’histoire de l’économie ne montre pas une prédominance de la Charia en tant que source d’inspiration, même si des Etats islamiques ont existé tout au long de l’histoire. Mais, les autres modèles de conduite du développement adoptés n’ont pas montré la voix d’un développement harmonieux et équilibré à travers le monde. Devant la faillite de la finance moderne source de crises économiques systémiques, la finance islamique est une niche fondamentale dont l’exploration peut apporter la preuve sur la parfaite rationalité opérationnelle de la Charia en tant qu’unique alternative crédible. L’éditorialiste français Vincent Beaufils l’a reconnu dans une de ses chroniques : « En réalité, et Benoit XVI nous pardonnera, au moment où nous traversons une crise financière qui balaie tous les pontificaux, si nos banquiers, avides de rentabilité sur fonds propres, avaient respecté un tant soit peu la Charia, nous n’en serions pas là ».  
Les crises financières récentes ont montré comment la spéculation et le hasard ont été pernicieux pour l’économie mondiale en générale. Or le Coran a déjà averti : « Ils t’interrogent sur le vin et le jeu de hasard. Dis que dans les deux il y a un grand péché et quelques avantages pour les gens ; mais dans les deux, le péché est plus grand que l’utilité » (2 :219). Pour preuve, la spéculation sur les crédits subprimes américains, qui sont passés de 35 milliards Us Dollars en 1994 à 600 milliards Us Dollars en 2006, a causé des pertes chiffrées en milliers de milliards Us Dollars à travers le monde à compter de l’année 2007. Dans l’Islam, les péchés sont porteurs de malédictions implacables et l’on peut comprendre que les péchés de la finance moderne l’ont emporté sur les avantages amassés par une minorité de spéculateurs, et que cette situation est sans aucun doute l’une des causes majeures des sévères crises socio-économiques actuelles.
Louange au Prophète Mouhammad (PSL), qui nous a apporté la suprématie spirituelle.

Dr El Hadji Mounirou NDIAYE, économiste.
Université de THIES.
Jeudi 24 Décembre 2015
Dakaractu




1.Posté par Dioundapa le 24/12/2015 17:05
Merci. Que Dieu te garde.



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