Monsieur Bamba Ndiaye, ne joignez pas au plagiat le déshonneur! (Par Hamidou Anne)


Monsieur Bamba Ndiaye, ne joignez pas au plagiat le déshonneur!   (Par Hamidou Anne)
Monsieur le ministre,
 
Je n’ai guère été surpris par votre réponse suite à la mise à nue de votre plagiat manifeste. Ce qui m’interpelle, en revanche, c’est qu’au delà de la double abomination intellectuelle que constituent la légèreté et la malhonnêteté, vous ajoutiez l’étalage public de contre-vérités. Malgré votre âge, votre image et vos anciennes hautes responsabilités que devraient vous conférer une certaine respectabilité, vous joignez au plagiat le déshonneur. Ne vous rapetissez plus que vous ne l’êtes, vous êtes déjà suffisamment petit.
 
Pourquoi faites vous abstraction de la mise à jour datant du 16 juillet 2016 de la version initiale de l’article d’Ariane Bonzon que vous avez pompé ?
 
Que les lecteurs vous jugent sur pièce.
 
Voici les passages incriminés de votre tribune :
 
Les Gülenistes (Fethullahci, membres de la néo-confrérie) se retrouvent au sein de cercles religieux (Sohbet) ou de Maisons de lumière (Isik evleri) pour discuter théologie mais aussi démocratie, éducation, société. Objectif: transformer une motivation religieuse en mouvement social, «réconcilier la vie séculière et la vie religieuse comme la modernité et la tradition», explique le chercheur Erkan Toguslu. 

La néo-confrérie Gülen a pour vocation de permettre à des professeurs, des médecins, des ingénieurs turcs de pouvoir vivre leur religiosité dans la vie civile, mais elle est régulièrement prise pour cible et muselée par l’establishment militaro-séculaire qui la soupçonne de vouloir étendre ses ramifications au sein de l’appareil d’Etat. Bridé et surveillé à l’intérieur de la Turquie, le mouvement devient transnational à partir des années 1990 avec toujours la même idée: construire des écoles plutôt que des mosquées. D’abord en Asie centrale puis en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et depuis quelques années en Afrique. À ce jour, il compterait quelque 500 écoles dans une centaine de pays. 

« Des entrepreneurs, des hommes d’affaires d’Anatolie, pieux et modestes le plus souvent, s’exportent aussi. Le mouvement a sa propre organisation patronale, Tuskon, ses journaux, le groupe Zaman, et de nombreuses associations. Il organise des conférences et des colloques en Turquie et dans le monde entier, les livres de Fethullah Gülen sont traduits dans de nombreuses langues. C’est un mouvement global, cependant fortement teinté par le nationalisme turc », renseigne un quotidien français. 
Et voici le texte que vous avez plagié sans gêne :  
 
Les Gülenistes (Fethullahci, membres de la néo-confrérie) se retrouvent au sein de cercles religieux (Sohbet) ou de Maisons de lumière (Isik evleri) pour discuter théologie mais aussi démocratie, éducation, société. Objectif: transformer une motivation religieuse en mouvement social, «réconcilier la vie séculière et la vie religieuse comme la modernité et la tradition», explique le chercheur Erkan Toguslu.
La néo-confrérie Gülen permet à des professeurs, des médecins, des ingénieurs turcs de pouvoir vivre leur religiosité dans la vie civile, mais elle est régulièrement prise pour cible et muselée par l’establishment militaro-séculaire qui la soupçonne de vouloir étendre ses ramifications au sein de l’appareil d’Etat.
Bridé et surveillé à l’intérieur de la Turquie, le mouvement devient transnational à partir des années 1990 avec toujours la même idée: construire des écoles plutôt que des mosquées. D’abord en Asie centrale puis en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et depuis quelques années en Afrique. À ce jour, il compterait quelque 500 écoles dans une centaine de pays.
Des entrepreneurs, des hommes d’affaires d’Anatolie, pieux et modestes le plus souvent, s’exportent aussi. Le mouvement a sa propre organisation patronale, Tuskon, ses journaux, le groupe Zaman, et de nombreuses associations. Il organise des conférences et des colloques en Turquie et dans le monde entier, les livres de Fethullah Gülen sont traduits dans de nombreuses langues. C’est un mouvement global, cependant fortement teinté par le nationalisme turc.
 
Mais rien ne me surprend dans votre entreprise de rattrapage malheureux et maladroit de l’outrage commis à la pensée. Il est des hommes qui n’ont aucune limite morale. Ils osent tout, et c’est même à cela qu’on les reconnaît.
Vous faites partie des métastases du cancer de l’ancien Sénégal dont  l’ablation est devenue urgente dans l’objectif de construire un peuple nouveau doté des vertus de l’honneur, de l’honnêteté  et de la dignité.
 
Purger des individus comme vous et des pratiques que vous véhiculez de notre espace est le premier acte de la mission que la jeunesse sénégalaise doit se fixer. On construit un pays d’abord et surtout à travers l’exemplarité.
 
Vous m’invitez à apprendre à lire. Je vous concède ce talent de lecteur attentif au point de mémoriser des passages entiers que vous reprenez dans vos papiers suivants.
 
La vérité rétablie, je me refuserai à aller plus loin dans cet échange. Le jury d’honneur étant à l’honneur dans notre pays, celui des Sénégalais jugera qui vous ou moi est locataire de la cave peu honorable des turpitudes des plagiaires.
 
Avec mes sentiments patriotiques,
 
Hamidou Anne
 
Mercredi 27 Juillet 2016
Dakaractu




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