Modou Lô, chef de file de Rock Energie : «Nous avons besoin de gros cachets pour...»

Venu dans les locaux du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) apporter son soutien à l’Association des lutteurs en activité, Modou Lô s’est exprimé encore une fois sur son éventuel combat contre Bombardier. Avant de revenir sur le débat lié aux cachets des lutteurs jugés excessifs.


Modou Lô, chef de file de Rock Energie : «Nous avons besoin de gros cachets pour...»

Qu’est-ce qui explique votre présence au Prodac ?
Je suis venu dans le cadre du partenariat entre l’Association des lutteurs et le Prodac. C’est un projet dont les lutteurs se réjouissent. Ça nous permet de préparer notre reconversion après la retraite. Je serai agriculteur comme tous les lutteurs en profitant des hectares qui nous sont octroyés pour les exploiter. Ça participe à notre épanouissement. 

Savez-vous cultiver ?
Je n’ai jamais cultivé dans ma vie. Je vais profiter de l’encadrement des techniciens du Prodac pour me mettre dans la peau d’un agriculteur. Les agriculteurs m’offraient à manger, maintenant je vais cultiver pour subvenir à mes besoins alimentaires tout en écoulant une partie. Le sport ne suffit pas seulement pour vivre. Je félicite l’Association des lutteurs en activité, avec à sa tête Khadim Gadiaga, qui s’est battu pour concrétiser ce projet avec le Prodac. Je souhaite plein succès à ce projet. Je pense qu’il n’y a rien à perdre par rapport à sa mise en œuvre si ce n’est qu’il constitue une grosse opportunité à saisir par les lutteurs. C’est un projet concret et je crois à sa réalisation. Tyson est le premier lutteur à développer le concept de sport-business. Les gens en riaient. Mais ce projet a démontré que c’est un concept bien réel. Sport et business vont de paire.

Ne risque-t-on pas de vous voir vous détourner de la lutte à cause de la crise qui secoue l’arène pour vous consacrer seulement à l’agriculture ?
La rareté des combats dus à la crise économique est réelle. Mais je pense que la lutte, qui est un sport bien de chez nous, va se relever de cette passe difficile. Le meilleur reste à venir. Je reconnais que la lutte est dans une situation un peu difficile. Parce que la saison dernière, les promoteurs avaient réussi à décrocher plusieurs grosses affiches. Je crois que cette saison sera la meilleure. On espère voir plusieurs affiches offertes aux amateurs. 

Mais les gros cachets des ténors constituent-ils un obstacle pour sortir la lutte de l’ornière ? 
Je suis d’avis que les gros cachets constituent un élément de blocage par rapport à la concrétisation des grands combats. Mais il ne faut pas occulter que les lutteurs ont besoin de percevoir de gros cachets pour faire face aux fortes dépenses relatives à la préparation de leurs combats. Un combat à centaines de millions ne se concrétise pas du tic au tac. Parce que ça nécessite beaucoup de négociations avant de voir le bout du tunnel. Un combat où un lutteur perçoit un à deux millions est plus facile à décrocher qu’une affiche à centaine de millions. 

Vous faites allusion à Bombardier qui réclamerait 100 millions pour vous rencontrer…
En tout cas, je le répète, le blocage ne se situe pas à mon niveau. Parce que j’ai déjà donné mon accord à Subatel matérialisé par la signature d’un contrat. Je suis satisfait du cachet que j’ai empoché. Je suis en phase avec les responsables de Subatel et j’espère que les choses vont se décanter. 

Malheureusement, le promoteur Luc Nicolaï n’arrive pas à retrouver sa licence à cause de ses problèmes avec la justice…
Je fais partie de ceux qui pensent que le Cng doit revoir cette disposition. Un promoteur, une fois libéré de prison, ne doit pas se voir refuser le privilège d’organiser des combats. Il y a certains qui ont eu un passé carcéral et qui occupent des postes de responsabilités.

Samedi 20 Décembre 2014
Dakaractu




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