Meurtre : Le gay français avait été piégé et torturé a mort


Le 26 avril 2011, la section des recherches avaient été saisie par sa hiérarchie pour continuation de l’enquête menée par la brigade de la Foire relative à la découverte du cadavre d'un ressortissant français à Yoff Apecsy dans un appartement au 2e étage de la villa n° 538. Transportés sur les lieux, les éléments de la brigade sus visée découvraient un corps sans vie sur un brancard couvert par un drap de couleur rouge qui ne portait qu'un caleçon noir comme habit en position de décubitus dorsal avec une couleur verdâtre au ventre. En outre, le corps de race blanche, de corpulence moyenne avec des cheveux courts et lisses mesurant 1m77 portait plusieurs contusions et des blessures multiples qui laissent croire qu’elles ont été occasionnées à l’aide d’une arme blanche en sus des traces de strangulation apparentes sur le cou au niveau de la tranchée artificielle.
Le certificat de genre de mort délivré par le médecin faisait état «d'un corps en état de décomposition, avec la présence de lésions traumatiques multiples au niveau des membres supérieurs, plaie profonde du creux axillaire gauche atteignant le poumon avec hémorragie interne, trace d’un lien fin à la face intérieure du cou avec fracture de l’os hyoïde et du cartilage thyloïdien… »
En guise de conclusion, l’homme de l’art concluait « mort à la suite de coups et blessures avec strangulation ». Il est identifié sous le nom de Nappey Thierry Oscar Jean comme locataire de l’appartement à M. Mouhamadou Diaby pour une durée d’un an d’un contrat à usage d’habitation à compter de janvier 2011. Toutefois, les gendarmes enquêteurs mentionnaient sur le préambule du procès-verbal le penchant homosexuel de la victime qui souffrait du Sida, suite à l’exploitation de ses effets personnels plus précisément sur une clé Usb de laquelle a été extrait un document de 17 pages contenant un carnet adresse de gays. La perquisition effectuée dans la pièce où le corps se trouvait permettait la découverte sous le drap du fil en nylon sans doute utilisé pour étrangler la victime, une seringue probablement pour la consommation de dose de stupéfiants et un préservatif utilisé dans la poubelle objet des scellés.
L’assistante sociale au service social du consulat de France confirmait le statut sérologie et d’homosexuel de la victime et les menaces faites par un jeune sénégalais répondant au nom d’Ousmane sans  autres précisions qu’il aurait rencontré dans le sitegayromeo.com avec ses photographies à l’appui.
 
Selon l’enquête, c’était le soir du 23 avril 2011 que Jean François Ndiaye, ami intime du défunt disposant du double des clés de l’appartement où il passait tous ses week-ends découvrait le corps sans vie de ce dernier. Selon l’enquête de voisinage et les recoupements des enquêteurs avaient déjà conclu à une mort ambigüe ce, d’autant plus que les voisins de palier s’étaient transportés au deuxième étage afin de s’enquérir des bruits et gémissements inquiétants mais, des individus parlant anglais les avaient engueulé avec un ton menaçant malgré leurs invitations répétées, ils n’ont daigné ouvrir la porte jusqu’à 3 heures du matin où ces bruits ont cessé.
Les réquisitoires téléphoniques ont permis d’arrêter les mis en cause.
Himie Stemn connu sous le sobriquet de Williams reconnaissait avoir recommandé à Patrick d’utiliser de la drogue dite « Diocéphane » pour pouvoir soutirer les biens et numéraires de son amant riche et avare en la personne de la victime. Après le forfait, Patrick les avait contacté avec ses acolytes Aaron, G-unit, Arthur et Scare face aux fins de récupérer le matériel soustrait et de procéder à travers les banques de la place à des retraits de fonds avec les  cartes visas de la victime. Il indique avoir été hébergé par Salamon tout en connaissant sa participation dans la commission des faits. Il a été arrêté pour non dénonciation de crime et recel de malfaiteurs. Des faits qu’il a toujours nié.
Junior Denis, arrêté aussi, a soutenu n’avoir pas dénoncé le meurtre parce qu’il n’avait pas la confirmation de l’information.
Devant le juge hier, le parquet a sollicité des peines de prison différentes pour ce beau monde.  Pour Himie le présumé coupable, il demande sa condamnation aux travaux forcés à perpétuité. Pour non dénonciation de crime, il recommande 3 ans de prison  et une amende d’un million et une interdiction de séjour à titre définitif pour Salamon et Junior
Délibéré 18 juillet prochain
Mercredi 5 Juillet 2017
Dakar actu




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