L’ancien Président Me Abdoulaye Wade, n’est pas du tout content de la démarche menée par Pape Diop et ses amis frondeurs, qui ont décidé de quitter le Pds, en confectionnant leur propre liste aux législatives. Le « pape » du Sopi, en grand stratège, avait pourtant annoncé qu’il introduirait un recours au niveau du Conseil constitutionnel pour invalider la candidature du Président du Sénat, qu’il accuse d’avoir fraudé sur son identité. En effet, après cette déclaration, l’on croyait que le Président Wade ne franchirait pas le Rubicon, pour punir « son fils égaré ». Que nenni ! Le fondateur du Pds, est allé au bout de sa logique, en déposant en toute discrétion un recours chez les 5 sages du Conseil constitutionnel. Ainsi, selon des sources contactées par l’Office, « le recours a été bel et bien déposé par les avocats du PDS, qui voulaient surprendre Pape Diop ». Aussi, soulignent-elles, « les conseils du Pds ont demandé pure et simplement que la liste conduite par Pape Diop soit invalidée ». D’ailleurs, ils avaient produit un solide argumentaire juridique pour mieux convaincre les 5 sages ». Cependant, de l’avis de nos interlocuteurs, quelques jours après le dépôt, le Conseil constitutionnel a rendu son verdict en déclarant irrecevable la requête, dans la mesure où le délai n’a pas été respecté. Ainsi, donc sans perdre de temps, indiquent nos sources, les juges n’ont même analysé dans le fond le document déposé par le PDS. Ainsi, joint au téléphone, hier soir, Me Alioune Abatalib Guèye, un des avocats de Bokk Gis-Gis, certainement pris de court, note avec instance « le PDS cherche à nous distraire, c’est du dilatoire. De toute façon, ce recours ne peut pas passer. En déposant ce recours, le PDS savait parfaitement que le délai est dépassé, mais il voulait tout simplement faire un coup médiatique. Aujourd’hui le problème fondamental est que Bokk Gis-Gis fait peur ». Pour rappel, le code électoral stipule que « des requêtes ou réclamations peuvent être déposés par les mandataires des partis 24 heures après la publication des listes, au niveau du Conseil constitutionnel. La juridiction se prononce pour vider le contentieux, 3 jours après l’enregistrement de la requête ».
Par Abdourahmane Mbodj
Par Abdourahmane Mbodj
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