Me Baboucar Cissé (avocat de Aïda Ndiongue) : « La Cour suprême n’a pas dit le droit dans cette affaire! »


Me Baboucar Cissé (avocat de Aïda Ndiongue) : « La Cour suprême n’a pas dit le droit dans cette affaire! »
Interrogé sur la décision de la Cour Suprême sur le dossier de sa cliente Aïda Ndiongue, l'avocat Me Boubacar Cissé déclare : « C'est un dossier qui a fait couler beaucoup d’encre et dans lequel Aïda Diongue a expliqué, elle-même, les péripéties. C’est une affaire qui a été montée de toute pièce par le pouvoir en place pour l’abattre. Ce dossier a atterri dans les mains des magistrats qui ont jugé le droit en première instance et en appel. Lorsqu’il est allé à la Cour suprême, cette dernière a rendu une décision inédite, unique dans l’histoire judiciaire du Sénégal. Je trouve que la Cour suprême n’a pas dit le droit dans cette affaire, hier (jeudi), quand l’audience se tenait. Je suis un homme de convictions et je les défends. Quand il y’a eu le dossier de Karim Wade, au niveau de la Cour suprême, la précipitation dans laquelle on l’a jugé, c’est la même situation qui a été utilisée dans le cas d’Aïda Diongue. J’ai eu tout de suite le pressentiment et, à l’audience, je n’ai pas porté de robe parce que je sais que la messe est déjà dite. Quelques heures après, la décision tombe et je n’étais surpris puisque tout a été ficelé dès le départ. Il fallait faire tout pour confisquer les 20 milliards qui ont été utilisés par l’Etat. On a des problèmes pour restituer cet argent que cette dame a honnêtement et loyalement gagné. On trouve une Cour suprême qui fait tout son possible pour satisfaire le pouvoir en place. Mais le combat ne fait que commencer puisqu’on confisque en violation de loi. Il y’a une disposition du Code pénal qui a été violée par la Cour suprême parce que si on veut faire des choses dans la précipitation, on ne prend pas la peine de lire les textes. C’est un combat que nous menons pour que l’Etat de droit soit établi dans ce pays. »
Samedi 20 Août 2016
Dakaractu




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