Me Amadou Sall, Membre du Comité Directeur du PDS : « Macky Sall s’énerve rapidement… Jamais dans l’histoire du Sénégal, un pouvoir ne s’est effondré aussi rapidement dans le cœur des populations »

Avec la verve qu’on lui connait, Me Amadou Sall ne varie toujours pas dans ses critiques contre Macky Sall et son régime.
Ainsi, il n’a pas hésité à brocarder tout ce que l’APR et son chef portent en flambeau, à savoir le PSE qu’il qualifie de «bidon » de «pipeau »,  en passant par les marchés de gré-à-gré qui foisonnent, sans oublier les arrestations tous azimuts des membres du PDS qu’il assujettit à « un kidnapping, une prise d’otages ».  L’ancien ministre de la Justice Garde des Sceaux sous Me Wade est d’avis que notre démocratie et notre économie se portent «très mal » par la faute d’un Président de la République qui s’énerve à tout va. Me Sall qui ne veut nullement se contenter de l’explication donnée par Macky Sall sur l’origine de sa fortune estimée à plusieurs maisons à Dakar, un appartement à Houston aux USA, plus de 30 véhicules et des comptes en banque, acquis à partir de 2000 coïncidant avec ses fonctions officielles, interpelle encore une fois le patron de l’APR pour une explication raisonnable et raisonnée de l’origine de ses biens. Car, argue-t-il, une affirmation répétée, mille fois répétée n’aura pas le caractère de la vérité. Il n’y a pas de vérité. Revenant sur l’affaire «Lamine Diack », Me Amadou Sall demande à Macky Sall qui était opposant en 2012, de nous rassurer sur la vertu qu’il chante tant parce que l’ex-patron de l’IAAF a dit clairement qu’il a financé
l’opposition d’alors. Le membre du comité directeur du PDS constate au cours de cet entretien qu’il  a bien voulu accorder exclusivement à votre site dakaractu.com  que « jamais dans l’histoire, un pouvoir ne s’est effondré aussi rapidement dans le cœur des sénégalais. » Entretien...


Bonjour Maître. Vous êtes devenu moins virulent que d'habitude contre le régime de Macky Sall depuis votre élargissement de prison. Peut-on dire que votre incarcération vous a assagi ?
 
C’est une question vache, parce que je n’ai jamais été virulent. Je suis un homme politique qui tient des propos critiques fermes. Et il n’y a absolument aucune évolution dans la tonalité de mes propos qui sont exactement les mêmes que je tiens.  Je vous renvoie à ce que je dis depuis plus de trente ans. J’ai exactement la même tonalité.  Je ne suis pas du genre à changer la tonalité de mes propos, ce n’est pas la première fois que je suis allé en prison. En 88 déjà j’étais en prison sous Diouf plusieurs fois d’ailleurs et donc je ne vois pas qu’est-ce que la prison peut changer dans ce que je pense et ce que je dis. Voilà pourquoi je dis que votre question est une question vache.
 
Vous dites que vous ne vous  pouvez pas vous contenter d'un démenti de Lamine Diack qui dit qu'il a financé deux campagnes électorales au Sénégal à savoir en 2009 (locales) et en 2012 (Présidentielle).

Je maintiens mes propos, Monsieur Diack qui est un sénégalais avec une énorme carrière a parlé deux fois. Il a parlé devant le juge, mais ce qu’il a  dit a été consigné dans un procès-verbal dont nous avons pu avoir une vue à travers les publications que le journal « Le Monde » a faites. Il a parlé également,  je ne sais pas sous la pression de qui, dans une radio locale. Ce qu’il a dit devant le juge, c’est ce qui a été consigné. 
 
Ce qu’il a dit devant le juge n’a pas été démenti et cela était d’une particulière gravité puisqu'il a  dit que d’abord il a triché, il a pris de l’argent d’origine illicite.  
 
Cet argent a été injecté dans la campagne électorale de 2009 des locales et celle de 2012. Cela est particulièrement grave, pour lui-même et les membres de l’opposition de 2012. Et jusqu’à présent, en dehors de deux candidats, Cheikh Bamba Dièye et Idrissa Seck, aucun des autres candidats n’a démenti les propos de Lamine Diack. 
 
L’entourage du président peut monter au créneau pour apporter un démenti, mais l’entourage ne nous intéresse pas, c’est le Président Sall qui nous intéresse. Il a été élu à la tête de ce pays et incarne la volonté de notre nation. Le Président de la République c’est la rencontre d’une ambition et d’une espérance. Il est le gardien de notre constitution et le socle de valeurs de notre pays. Il doit avoir les mains toutes blanches. Il doit pouvoir nous regarder dans les yeux et nous dire qu’il a les mains toutes blanches. Jusqu’à présent il ne parle pas, il se tait et il s’énerve… Donc on est en droit de lui poser la question. Ce que Lamine Diack a dit n’a pas été démenti, ce que son fils a dit n’a pas été démenti, ce que moi je dis, je ne me réserve pas là dessus. Je confirme les propos que je dis.
 
Donc vous voulez dire que le Président de la République a l'obligation de répondre face à ces interpellations.

Oui, je maintiens aussi ces propos, parce que je dis que le Président c’est la plus grande autorité. Son nom a été directement ou indirectement cité parce qu’il faisait partie de l’opposition de l’époque. Lamine Diack dit qu’il a financé l’opposition. Il ajoute que la liste des personnes qui ont été financées est entre les mains de son fils. Il n’en répond pas à la justice française et qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Dans ces conditions-là, personne parmi nous  ne connait ce qu’il y a dans le dossier du juge Renaud Van Ruymbeke qui est un juge teigneux.
 
Je serais particulièrement circonspect si au cours de son enquête il est amené à convoquer les candidats de l’époque parmi lesquels, figure Macky Sall. Alors qu’est ce qu’il va nous dire ? C’est la raison pour laquelle sont posées beaucoup de questions, de problèmes, sur cette affaire. Puisque beaucoup de questions sont posées, il nous faut avoir de la retenue, de la retenue et de la retenue. Ils peuvent tous être convoqués… 
 
Et que personne ne vienne nous dire que je bénéficie de tels privilèges, de telles immunités. Ils ont été cités et pour la gloire de notre nation qu’ils répondent et qu’ils se justifient.
 
Toujours dans ce que vous appelez scandale, vous n'avez pas épargné Khalifa Sall à qui vous exigez aussi des éclaircissements.

Le maire de Dakar, je ne l’ai pas cité, je n’en ai jamais parlé. Mais lui comme les autres candidats, a été élu en 2009. C’est vrai ils nous intéressent, mais ils ne constituent pas la priorité. La priorité, c’est le Président de la République Macky Sall. Parce que c’est lui qui est élu à la tête du Sénégal. Il faut qu’il nous explique, et que les sénégalais sachent qu’ils ne sont pas trompés en lui accordant leur confiance. La première priorité c’est le Président qui est élu qui doit nous rassurer de toutes ses vertus. Il a dit qu’il va gérer le pays dans la vertu. Que dans l’affaire Lamine Diack qu’il ait eu une attitude vertueuse, transparente, claire. Et de grâce qu’il ne s’énerve pas. Qu’il réponde calmement.

Justement en parlant de vertu, est-ce que vous vous retrouvez dans la gouvernance basée sur un socle de valeurs et de vertu prônées par la deuxième alternance?

Non ! Je ne m’y retrouve pas. Nous l’avons déjà dit. Les marchés de gré à gré n’ont jamais été aussi nombreux. L’Autoroute « Ila Touba » marché de gré  à gré, 500 milliards, le Train Express Régional pour desservir le nouvel aéroport, plus de 500 milliards de gré à gré, le chemin de fer Dakar-Kidira, plus de 1 000 milliards. Ça commence à faire trop. Et nous savons tous ce qui se passe derrière les marchés de ce genre. Pourquoi on veut que les choses passent par l’ARMP ? On s’endette lourdement et tout est fait dans du gré à gré. Et ça je parle des gros marchés je ne parle même pas de la kyrielle de marchés.
 
La deuxième chose c’est la perception des sénégalais, qui ne se sont jamais sentis aussi pauvre car ils n’ont jamais autant senti la généralité de la corruption. Je serai mal venu de dire que les choses se passent de manière transparente. Il y a l’apparence et la réalité. L’apparence c’est ce que l’on dit. Mais pour parler comme Saint Thomas, je ne crois pas à ce que l’on me dit, je crois à ce que je vois et ce que je vois ne me rassure.
 
Vous accusez Macky Sall d'avoir un patrimoine énorme composé d'une dizaine de villas dont une à Houston et de plus d'une trentaine de véhicules alors que… (il nous coupe).

Le PDS n’a jamais accusé le Président Sall d’avoir une fortune. C’est lui qui a personnellement fait une déclaration de patrimoine où il déclare qu’il est propriétaire d’un parc automobile composé de plus de trente véhicules immatriculés, tous acquis à partir de 2000. C’est lui même qui déclare des comptes bancaires sans pour autant indiquer les soldes de ces comptes. Nous fondant sur cela, des sénégalais dont le PDS se sont posé une question légitime. D’où provient cette fortune ? Tout a été acquis à partir de 2000, c’est-à-dire à partir du moment où il exerce des fonctions officielles. Nous sommes en droit de l’interroger, nous ne l’avons pas accusé, nous lui posons des questions et encore une fois nous ne voudrions pas qu’il retombe dans la nervosité. Il a commencé à répondre en disant que ce qu’il a lui a été octroyé par Abdoulaye Wade dans le cadre de dons. Non, nous ne nous contentons pas de cela. Une affirmation répétée, mille fois répétée, n’aura pas le caractère de la vérité. Il n’y a pas de vérité. Ce n’est pas parce qu’on affirme et qu’on persiste dans l’affirmation qu’il y a une vérité. Parce que la vérité résulte de faits prouvés. Nous lui demandons simplement de nous expliquer l’origine de ces biens. Pour quelqu'un qui était en location en 2000…
 
Oui cela aussi c’est connu. Ce n’est pas une critique. Le désargentement n’est pas une critique. On ne critique pas quelqu’un parce qu’il était locataire. Mais on s’interroge sur comment a-t-il pu passer de locataire à propriétaire foncier. Il faut que le Président de la République du Sénégal nous explique et nous rassure sur sa vertu.
 
On a l'impression que le PDS a du mal à respecter les principes juridiques ou vous semblez toujours mal digérer que Macky Sall ait terrassé votre mentor, Me Abdoulaye Wade. On ne comprend pas trop. Expliquez-nous un peu la raison de ce comportement ?

Jusqu’à présent, ceux qui ont été arrêtés et jugés ont été relaxés. Abdou Aziz Diop, Aïda N'diongue. Il y a un qui a été jugé et son dossier est en jugement. On a l’impression que c’est une prise d’otages. On prend quelqu’un on le met en prison pendant un moment et on le relâche. On l’impression qu’il y a une épée de Damoclès sur sa tête. Je vous donne
les cas de Samuel Sarr, Ousmane N'gom, Madické Niang, Oumar Sarr, Abdoulaye Baldé. Voilà plus de deux ans qu’Oumar Sarr a vu son immunité parlementaire levée. Il a été entendu et il a là, sur sa tête une interdiction de sortie du territoire. Et contrairement à ce qui a été dit jusqu’à présent, l’interdiction de sortie du territoire d’Oumar Sarr n’est pas levée. Qu’est-ce que c’est que ça ? Sinon, un kidnapping, une prise d’otages. Les sénégalais interrogent, nos partenaires aussi et toutes les associations de la société civile disent que les arrestations contre les responsables du PDS sont excessives.  Je vous rappelle que le Département d’Etat américain a fait officiellement un communiqué dénonçant l’utilisation abusive de l’article 80 au Sénégal pour arrêter et incarcérer les opposants. 
 
Par conséquent, aujourd’hui avec tout le calme et le recul qu’il faut, nous sommes tous d’accord que les arrestations contre les responsables du PDS sont politiques et exclusivement. Mais pourquoi ? Parce que ce n’est pas moi qui le dit ce sont les sénégalais « Deuk bi daffa Macky », « Khaliss circule pas, il n’y a rien ». L’impression des sénégalais c’est une plus grande pauvreté et jamais dans l’histoire, un pouvoir ne s’est effondré aussi rapidement dans le cœur des sénégalais quelque temps après l’élection d’un nouveau Président.
 
A qui on a donné un temps de grâce suffisant, mais qui s’est effondré dans le cœur des sénégalais qui ont la sensation d’être pilotés à vue. Qu’il n’y a pas de projet de société, pas de programme. Mais écoutez, soit c’est « Yonou Yokouté », un plan sur la base duquel on a été élu et qui consiste en quelque chose d’articulé et qui constitue une véritable perspective, ou en fait ce n’était rien, tout cela ne constituait que du papier donc qui change au gré des événements. Le plan Takkal est devenue une partie du plan émergent, le document stratégique qui avait été élaborée par le Pr Wade est devenue partie intégrante du PSE, la Goana est devenue une partie intégrante du PSE. Mais enfin, le plan Sénégal émergent c’est quoi, ce n’est que du pilotage à vue c’est du bidon, c’est du pipeau. Tous les chiffres qui ont été annoncés se sont révélés faux. Dans ces conditions, le pouvoir panique et n'hésite pas à casser de l’opposition. Parce que le PDS quoi qu’on dise constitue le principal parti de l’opposition, celui qui fait peur, ce qui explique les multiples arrestations.
 
Parlant de ces «prises d’orages » comme vous le dites, nous avons appris la libération de Toussaint Manga, celle d’Oumar Sarr vous surprendrait-elle ?

Sa libération ne me surprendra pas. Ce n’est pas que ça surprend qui me surprend. Ce qui est surprenant par contre, c’est son arrestation. Parce qu’elle a été faite en violation de son immunité parlementaire et en violation des dispositions de la Constitution. Tout le monde sait qu’en matière politique et en matière de délit de presse, il n’y a pas de flagrant délit.  Le flagrant délit n’existe pas. Il y a surprise et étonnement. Ce qui n’est pas normal. Dans ces conditions la norme est que Oumar Sarr soit libéré le plus rapidement possible…

Vous sembliez dire un moment aussi que Macky Sall utilise les moyens de l’Etat pour régler ses comptes avec le PDS. Cette attitude… (il coupe…).

Un questionnement et une interrogation. Force est de constater qu’il y a une instrumentalisation de la justice et cela ne rassure ni les sénégalais, ni les investisseurs. Et justement ces derniers ne sont pas rassurés et c’est pourquoi il n’y presque plus aucun sou d’investissement. Ils viennent dans un pays stable et du point de vue de l’éventualité de conflit, il faut des textes qui permettent leur règlement de manière pacifique. Ce sont les journalistes qui disaient que le PDS peut tenir sa réunion du comité directeur en prison. Et cela induit une certaine instabilité politique. 
 
Si la justice est là pour être instrumentalisée par le pouvoir politique cela ne rassure pas. Notre volonté à nous tous c’est de permettre à Macky Sall de faire sa gouvernance et de terminer son mandat dans des termes convenables, que les bijoux de la famille ne soient pas détériorés, que ses éventuels successeurs trouvent le pays dans un état acceptable comme Abdoulaye Wade l’a fait. Il a laissé un pays avec une économie saine, des infrastructures de qualité répondant aux standards internationaux. Bref, il était facile comme l'a dit Idrissa Seck, de peindre ce qui  a été fait, de l’entretenir. Mais ils détériorent ce qui a été fait, il n’entretiennent pas et la situation ça fait « Psuitttt ». Et nous, cela ne nous arrange pas, que l’incompétence soit généralisée à ce niveau. Mais que voulez-vous on est obligé de s’en accommoder et d’espérer demain avoir le moyens de redresser tout ça.
 
Vous n’avez pas le même langage que les tenants du pouvoir qui soutiennent que Me Abdoulaye Wade avait laissé un pays à genoux. Au contraire, le pouvoir parle aujourd’hui d’une croissance économique de 6,4%...
 
Je ne commente pas leurs propos. Je vous invite à vous arrêter et à vous interroger pour voir si ce que Wade a laissé, était un pays en ruine. Wade a mis des infrastructures répondant à tous les standards. La seule réponse que le Président a apporté sur la non-circulation de l’argent c’est que c’était de l’argent sale. Il se trouve que cet argent sale aujourd’hui et prouvé, c’est l’argent des campagnes électorales. Il n’y  a pas de doute, Lamine Diack l’a affirmé, donc l’argent sale ce n’est pas Me Wade qui le faisait circuler. Nous sommes dans un pays en ruine. Le pays est aussi endetté. Les trois projets que j’ai cité (Ila Touba, train EXPRESS, le nouvel aéroport) c’est plus 1 500 milliards. C’est un endettement supplémentaire. Et nous nous trouvons dans une situation où les finances publiques soufrent. Si on se glorifie d’être arrivé à 3 000 milliards pour notre budget national, c’est pour une seule raison. C’est la surpression fiscale sur les hydrocarbures. Nous savons tous que le prix du baril a baissé de 100 dollars. Cela fait une baisse substantielle. Et la baisse du prix à la pompe ne fait que 6 à 7%. Donc il faut qu’on explique au sénégalais, que chacun parmi nous s’est surendetté et pressé fiscalement, et sur pressé avec les hydrocarbures. Donc au total l’essentiel de notre ressource servira à payer la dette. Notre situation s’est détériorée. C’est vrai que la production, agricole, particulièrement celle arachidière est très bonne mais elle ne dépend pas des projets politiques.  
 
C’est simplement le bon Dieu qui a amené la pluie. Leurs graines n’étaient pas  bonnes, les semences non plus, les intrants n’étaient pas suffisants.  Tout ce qu’on a eu comme chiffres qui atténuaient la pauvreté, c’est qu’on a eu  une bonne pluviométrie. Il y a le problème de la SUNEOR, des bons impayés. Au-delà du bradage des récoltes, la Suneor n’a pas été financée, ou si elle l’a été insuffisamment et les financements sont venus tardivement. La SUNEOR n’a pas une quantité qui permet de faire tourner ses usines. Et elle paye des impôts, emploie du personnel et participe à l’équilibre budgétaire. C’est une situation catastrophique dû à la désarticulation de nos politiques.

Les sénégalais ne connaissent toujours pas la date de la prochaine présidentielle…

J’aurais tendance à vous dire deux choses. La première si vous l’interpellez je vais vous dire chuttt, parlez doucement il va s’énerver et s’il s’énerve, il y a des triques contre vous. Il s’énerve parce qu’on va lui poser une question que chaque citoyen est en droit de se poser et de poser à celui qui va organiser ces élections. Mais moi, je la pose parce que je suis électeur, je suis citoyen, je suis homme politique. A douze mois de la tenue de la prochaine élection, si l’on s’en tient aux promesses du candidat, on ne sait pas encore de quoi demain sera fait. Et je donne un exemple : c’est en Novembre 2010 que le Président Wade a pris un décret convoquant les électeurs pour l'élection du 12 février 2012. Deux ans auparavant. En 2001, quand il y a eu référendum sur le projet de constitution, le projet a été distribué aux sénégalais, aux partis politiques pour en débattre. Pendant presque un an. Aujourd’hui on ne sait pas à quelle date se tiendra le référendum, on ne sait même pas est-ce qu’il y aura référendum, on ne connait pas le contenu du projet de réforme de la constitution. Pendant ce temps-là, le Président s’énerve et nous dit de ne pas poser de questions, que c’est lui le patron. Or, les patrons c’est nous qui avons décidé de lui confier les rênes de ce pays, nous qui avons le suffrage et exprimons notre suffrage.  Nous qui l’avons choisi, avons la possibilité de mettre un terme à notre choix. Par conséquent, ce n’est pas parce qu’il est choisi qu’il doit nous réduire au silence.
 
Wade a souhaité que l’on annule l’élection présidentielle de 2012
 
Abdoulaye Wade a toujours dit que c’est un homme nuancé. Je suis désolé vous n’êtes pas nuancé parce que vous n’avez pas saisi ce qu’il a  dit. Il a  dit que l’injection de l’argent d’origine douteuse dans la campagne pose le problème de la légitimité de l’élection présidentielle. Et poser le problème de la légitimité ne veut pas dire invalider l’élection. Ça ne veut pas dire mettre un terme à l’élection. C’est un problème de discrédit de la personne qui a été élue. C’est une question politique qui nécessite une réponse politique. Elle est en train d’être construite et dans la construction de la réponse politique figurent les réponses que l’actuel Président apportera quant à son implication dans un financement occulte, douteux. Abdoulaye Wade a été nuancé, mais nous posons la même question que lui.
 
Serigne Mbacké a lancé un appel pour rejoindre le PDS
 
Nous avons déjà répondu parce que nous avons un candidat. Il faut qu’on nous montre en quoi le candidat du pouvoir a plus de chance ou est plus pertinent que notre candidat. Encore comme l’a dit mon ami Mayoro Faye, mon frère Serigne Mbacké a escaladé le mur. Nous on ne le voit plus. Il est sorti. On aurait souhaité qu’il soit sorti par la porte, il a escaladé le mur et se retrouve chez ...le voisin.
 
 
 
Lundi 25 Janvier 2016
Dakaractu




1.Posté par Samba Alassane Thiam le 25/01/2016 15:12
En 2012, Me Amadou Sall avait l'habitude de nous servir un langage ordurier parlant du président de la République.

Après sa libération à la faveur d'une grâce présidentielle, il est devenu extrêmement nuancé dans ses propos.

Voici l'exemple type que la stupidité n'est pas un handicap chez ces épaves du PDS.

M'enfin, on ne tire pas sur l'ambulance.

2.Posté par Samba Alassane Thiam le 25/01/2016 15:16
Les milliards FCFA du PDS n'ont pas servi à sécuriser la dévolution monarchique du pouvoir. Les cotisations symboliques des sénégalais ont permis de financer les assises nationales et de mobiliser la caution du candidat vainqueur de l'élection présidentielle de 2012.

La grande victoire du peuple ne souffre d'aucune contestation.


3.Posté par CAMOU le 25/01/2016 16:10
Le pouvoir du Président Macky Sall est toujours dans mon Coeur et à entendre des cancrelats comme vous y a de qui s’énerver .

4.Posté par verdic le 26/01/2016 11:39
c'est tout a fait le contraire c'est pars que le président sall a une maîtrise qu'il parviendra jamais a tomber a votre piège et on a vécu pire avec votre gouvernement et vous êtes responsable de tout ce qui arrive a la population

5.Posté par liba le 28/01/2016 14:52
Macky n'a jamais été dans ton cœur toi au moins ça vrai le reste c'est de la gymnastique politicienne.



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