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Maternités précoces : 19% de Sénégalaises de moins de 20 ans sont mères


Maternités précoces : 19% de Sénégalaises de moins de 20 ans sont mères
La fréquence des grossesses des adolescentes au Sénégal inquiète. Selon l’Eds 2011, la tranche d’âge 15-19 ans, constituant 22% de l’ensemble des femmes en âge de procréer, contribue pour près de 10% à la fécondité totale des femmes. La pauvreté, le faible niveau d’instruction et les tabous sont les facteurs explicatifs de ce phénomène. «Au Sénégal, la problématique de la fécondité des adolescentes constitue une réalité tangible.» Le constat a été fait hier lors d’un atelier d’informations et d’échanges avec la presse, en prélude à la Journée mondiale de la population. D’ailleurs, cette problématique avait été déjà mise en exergue par l’Enquête démographique et sanitaire (Eds) 2010-2011. Et selon le directeur de la Population et de la planification du développement humain, Bacary Djiba, qui cite les conclusions de cette enquête, 19% des filles âgées de moins de 20 ans ont déjà donné naissance au moins à un enfant ou en sont à leur première grossesse. La même source indique aussi que cette tranche de la population, qui constitue 22% de l’ensemble des femmes en âge de procréer, contribue pour près de 10% à la fécondité totale des femmes.
Une situation alarmante, aux yeux des autorités sanitaires, étant entendu que les résultats des recherches ont toujours confirmé des liens entre grossesses précoces et mortalité maternelle et infantile. Le document de cadrage technique réalisé par le comité d’organisation de la Journée mondiale de la population, qui sera célébrée cette année à Fatick, a souligné que souvent des avortements et des complications découlent de ces accouchements de grossesses d’adolescentes. «Pour des raisons physiologiques et sociales, les femmes de ce groupe d’âge (moins de 20 ans) sont deux fois plus exposées aux décès maternels durant l’accouchement que les femmes un peu plus âgées», lit-on dans le document.
Les facteurs explicatifs des grossesses précoces sont complexes, selon les explications de Bacary Djiba. Le mariage précoce, la pau­vreté, le faible niveau d’instruction des adolescentes, la migration des jeunes filles des campagnes vers la ville, les abus et viols sont, entre autres, les principales causes qui ont été identifiées par le directeur de la Population, de la planification et du développement humain.
Cet atelier, en prélude à la Journée mondiale de la population dont le thème porte sur les grossesses d’adolescentes, a été aussi un moment fort pour les acteurs de faire un plaidoyer en direction de l’Etat. Malgré un dispositif institutionnel qui intègre la prise en charge des besoins des adolescents/ jeunes à travers les centres adolescence et autres coins jeunes spécialisés, des efforts restent à faire.
La survivance des pesanteurs sociales reste encore un frein à la promotion de la santé de la reproduction des adolescents. Notam­ment un déficit criard de communication au sein de la famille pour tout ce qui a trait à la santé de la reproduction. Mais aussi la déficience du système éducatif à prendre en compte les besoins en santé de la reproduction de cette frange de la population. Et enfin, un manque d’infrastructures adéquates pour prendre en charge cette couche de la population.

Le Quotidien
Dakaractu2




Vendredi 5 Juillet 2013
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1.Posté par boy plateau le 05/07/2013 19:16
arété toutes les filles soit disant mineur kham naniou gor depui l"école séni morome yi nioléne déviérgé par force. allez voir comment elles se baigne a la plage collé sérré rek dans l'eau counék di doigté moromome. depuis ke le produit anti grossessse norvéloi existe elles en prenent donc kou bir yowe le nékh. katanté dafa xéw.



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