Malick Noël Seck : ’’Je resterai, à vie, attaché à Tambacounda’’


Malick Noël Seck : ’’Je resterai, à vie, attaché à Tambacounda’’
Le secrétaire général de Convergence socialiste, Malick Noël Seck, a promis, jeudi, de rester attaché toute sa vie aux populations de Tambacounda (est) pour leur ‘’soutien indéfectible’’ lors de son séjour carcéral de plus d’un mois dans cette ville du pays.

Libéré à la faveur d’une grâce présidentielle, à un mois du terme initial de sa peine, Malick Noël Seck, a tenu à se rendre à Tambacounda, pour ‘’remercier pour remercier les populations de leur soutien indéfectible’’, a-t-il déclaré à la presse.

‘’Ce geste m’a touché pendant que j’étais dans les murs de la prison, j’entendais les populations crier leur désarroi et exiger ma libération’’, a-t-il dit, ajoutant : ‘’je ne pouvais pas ne pas venir ici pour les remercier et les encourager à poursuivre la lutte’’.

Condamné en première instance, en octobre à deux ans de prison ferme, pour outrage à magistrat et menaces de mort, Malick Noël Seck a été transféré le 12 novembre de Dakar à Tambacounda.

Il a été jugé en appel et a vu sa peine allégée, le 2 janvier, à un an de prison, dont 4 mois ferme. Le leader de Convergence socialiste a été gracié par le président de la République à un mois de sa libération initialement prévue le 12 février.

‘’Le souvenir qui m’a le plus marqué, c’est la chaleur des Tambacoundois’’, a dit Malick Noël Seck.

‘’ Il y a des gens qui m’ont rendu visite, que je ne connaissais pas, et qui ne sont pas membres du Parti socialiste, mais de simples citoyens qui ont compris que le message qu’on a voulu lancer en déposant cette lettre au Conseil constitutionnel était juste’’, a raconté le leader de Convergence socialiste.

Devant les journalistes, il s’est encore remémoré ces personnes qui, le soir, passaient sous la fenêtre de sa cellule, criant son nom, pour le soutenir. ‘’Vraiment, ces petits actes m’ont ému. C’est pourquoi je resterai, à vie, attaché à Tambacounda’’.

Le jeune socialiste a, en outre, fait part de sa préoccupation quant au sort d’autres camarades, comme Barthélémy Dias, qui ‘’subissent les foudres du régime’’. Selon lui, ‘’ce qui vaut à son camarade la prison, c’est son acharnement et son combat contre la (…) candidature de Me Wade’’.

‘’Je suis venu demander aux populations de ne pas reculer, parce que le combat majeur demeure’’, a-t-il noté, poursuivant : ‘’après celui de ma libération et celle de Barthélémy, c’est celui de l’invalidité de la candidature de Abdoulaye Wade’’ qui reste.

Ses conditions de détention étaient ‘’en dessous des normes des droits de l’homme’’, a-t-il déploré. ‘’Ce qui m’a le plus choqué, c’est que je partageais ma cellule avec des enfants mineurs’’, a-t-il relevé, signalant l’absence d’hygiène et de sécurité.

Il a cependant reconnu les ‘’ efforts’’ de l’administration pénitentiaire, le concernant. ‘’Elle a tout fait pour améliorer mes conditions d’existence’’, a-t-il di,t ajoutant : ‘’C’est ce qui prouve que j’étais un détenu politique’’.
Jeudi 26 Janvier 2012
APS




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