Mali : discussions entre la Cédéao et les ex-putschistes en vue d'une sortie honorable


Mali : discussions entre la Cédéao et les ex-putschistes en vue d'une sortie honorable
Alors que l'UE envisage de reprendre sa coopération avec le Mali, d'autres signes de normalisation voient le jour à Bamako. Des discussions se sont engagées entre la Cédéao, Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest et les ex-putschistes installés à Kati pour trouver une éventuelle sortie honorable aux auteurs du coup d'Etat du 21 mars 2012.

Le capitaine Sanogo et ses hommes sont-ils sur le point de quitter la garnison de Kati? Officiellement, le déménagement n'est pas encore prêt mais la question est d'actualité.

En fin de semaine dernière, des émissaires du capitaine se sont déplacés à Ouagadougou puis à Abidjan auprès de la médiation avec le même message : nous sommes prêts à quitter Kati mais à condition d'obtenir une sortie honorable. Concrètement, certains ex-putschistes souhaitent des postes consulaires à l'étranger ou des retraites dorées à Bamako.

De l'avis d'un chargé du dossier à la Cédéao, tout cela est négociable. Reste le cas du capitaine Sanogo. Nommé par décret président du Comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité, le chef des putschistes souhaite garder ce poste pour poursuivre la réforme de l'armée. « Il a déjà instauré une prime de guerre de 50.000 FCFA par mois pour chaque soldat envoyé au front », explique le plus sérieusement du monde, un de ses proches.

Du côté de la Cédéao, on assure que cette exigence n'est pas négociable. Les militaires doivent se retirer définitivement du pouvoir. Quoiqu'il en soit, les discussions se poursuivent dans un climat positif. Selon la Cédéao, « Kati ne constitue plus un blocage dans le processus de réconciliation ».
RFI




Mercredi 6 Février 2013
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1.Posté par kals le 06/02/2013 08:51
vous croyez que les français vont partir comme ça laissant ce ignare de sanogo se comporter comme il veut. il doit surveiller ses arrieres car l'exemple de toumba diakité contre dadis camara doit servir de leçon.

2.Posté par Diaw le 06/02/2013 08:56
Franchement je ne comprends pas dakaractu. Comment peut on reprendre un papier d'un journaliste de Rfi sans citer de source et faire comme si l'article provenait de la rédaction de dakaractu. C'est vraiment scandaleux. G honte pour la presse de mon pays.

3.Posté par Ledge le 06/02/2013 09:20
A Diaw
Mon frére à dakaractu y'a pas de journalistes y'a que des internautes qui font que reprendre des articles sur le net sans pour autant d'ailleurs vérifier la source ce qui constitue la base élémentaire d'un journaliste sérieux.
Regardes comme ils nous fournissent leur tître avec une photo sur toute la page qui fait saliver les lecteurs que nous sommes mais dés qu'on clique sur l'article on a envie de vomir.
Faut comprendre que la majorité des sites sénégalais d'infos font que de la sensation, du populisme et de l'intox.
Moi perso si je les consulte c'est pour jeter un coup d'oeil sur les blogs des nous internautes que je trouve parfois trés inspirés en publiant des contributions de hautes factures même si parfois ça crée le débat avec des pour et des contre mais au moins on s'y retrouve.
dakaractu = facedakar = leral = seneweb = 123dakar = rewmi = xalima etc........... la liste est longue.
Wassalam

4.Posté par net le 06/02/2013 09:45
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5.Posté par TECHNICIEN le 06/02/2013 10:59
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6.Posté par yo le 07/02/2013 10:36
Pansunnisme et géopolitique occidentale .


Nous subodorons ce qui se passe aussi au Mali .


La responsabilité manifeste des occidentaux- par ses guerres, ses luttes d'influence , ses probables manipulations informatiques dans les révolutions arabes ( avec l'assentiment de l'Arabie et du Qatar ) - dans l'établissement d'un pansunnisme au plan mondial avec sa composante exacerbée salafiste ( qui se manifeste à nouveau au Mali depuis des années et ailleurs dans le monde , IRak , Afghanistan , Lybie, Syrie , Maghreb, etc ) aux dépens dans les faits et dans l'idée des occidentaux, des chiites et de l'Iran, est le plus souvent éludée par nos experts ou spécialistes du village audiovisuel .
Tout le monde connaît maintenant, ou devrait connaître , le rôle de l'armée américaine dans la formation et le financement des éléments islamistes fanatiques allant combattre en Afghanistan les soviétiques , de Ben Laden ( opportunément assassiné afin qu'il échappe à un jugement ) , des milices Bosniaques fondamentalistes contre les serbes , de la formation de militaires Maliens aujourd'hui disséminés chez ceux que les médias et politiques français nomment terroristes .On ne cesse de créer depuis des années les soi-disants " ambassadeurs du mal" qu'il va nous falloir détruire par la suite.
Tout le monde connaît aussi l'aide de l'Europe aux USA ( ou inversement ) dans ces escapades guerrières à travers le monde . il est presque amusant , si le sujet n'était pas si grave , de constater que le vocabulaire de M Hollande est le même que celui de M Bush quand il est question de " détruire du terroriste".Ou de M Sarkosy, chef guerrier à l'assaut de la Lybie ( réservoir de djihados- délinquants du coran suite à cette aventure inconsidérée , faux musulmans , agissant aujourdhui dans toute la région du sahara/ sahel ). Autre opportunément assassiné échappant à un jugement du TPI , Kadhafi
Le terrain de guerrre pour les occidentaux se déplace simplement selon les intérêts économiques à protéger ( mines d'uranium au Niger, pétrole , gaz, ailleurs en Afrique de l'ouest avec les pollutions et les prises d'otages de pavillons de complaisance dans le delta de l'or noir ) .*1- Au Mali , sous la panoplie humanitaire de sauveur de ses frères Africains, la France avait comme" souci secondaire d'occurrence" de créer une frontière parallèle à celle du Niger ( à l'est du Mali et non pas au Nord comme on nous le serine à longueur d'ondes radio , à tout le moins au franc nord -est ), frontière permettant d'empêcher les incursions " terroristes " vers les gisements d'uranium du Niger .
.
C'est fait à ce jour . Et ceci aurait été fait , peu importe quand dans l'année, un nouveau gisement d'uranium ( Imouraren , l'un des plus important au monde ) étant exploité depuis peu, gisement à sécuriser de toute urgence , et un contrat entre total et le Qatar pour l 'exploitation des ressources en Afrique de l'ouest, signé à Paris .
La France n'a probablement pas agi seule - intervention au Mali - pour se faire contrairement à ce qui se dit à longueur d'antenne et de presse papier ou numérique , les USA ayant ( tout comme la France ) des forces spéciales présentes sur le terrain depuis des années .
Devrait d'ailleurs se poser dans une démocratie parlementaire ( celle de la France en priorité ), le bien fondé d'utiliser ces forces dites spéciales qui échappent au contrôle des assemblées nationales , à tout le moins en encadrer l'utilisation . Qui plus est lorsque ces forces sont utilisées pour la protection de sites privés ( gisements d'uranium ) sans l'assentiment préalable de la réprésentation nationale , dans des pays comme au Niger où le FAO constate que la richesse est confisquée et la pauvreté toujours un problème constant . Pas un mot sur le sujet de la part de la droite Française mobilisée pour le combat contre le mariage homosexuel, de la gauche de la gauche de M Mélenchon ou de l'extrême droite de Mme Le Pen . L'entente cordiale ? Pas un mot non plus sur la légitimité du président du Burkina - Faso , en place depuis un quart de siècle , pays où se trouve le commandement des forces spéciales Françaises . Sur la compatibilité du régime algérien avec nos valeurs démocratiques pour lesquelles sont tombés nos soldats en Afghanistan, nous disait-on, au pied des cercueils .
*2-Sont présents d'ailleurs aussi au NIGER pour exploiter l'uranium ( et sans doute les terres rares qui ne sont jamais loin ), d'autres européens , le Japon , le Canada , l'Australie . *3- Depuis l'arrivée au pouvoir de Mahamadou Issoufou en 2011 au Niger , un processus démocratique est engagé . Le pays affiche une croissance de 14,5% dûe en grande partie à la mise en service d'un nouveau projet pétrolier et aux gisements d'uranium , soulignait le FMI en 2012 . En octobre de la même année , le gouvernement du Niger a critiqué le partage des revenus prévu dans l'accord passé avec Areva, jugé inéquitable . Le FAO a dénoncé la pauvreté constante dans ce pays . Selon lui , il en est de même au Mali
Dans la région les USA aussi bien entendu, dont le siège de l'Africom ( commandement militaire pour l'Afrique ) est situé curieusement au coeur de l'Europe à Stuttgart , Allemagne ( on recycle les anciennes bases me dira-t-on ) . L'aide économique et matériellle à la France dans l'affaire du Mali et l'envoi de formateurs militaires de la part de ses alliés, ne sont pas désintéressés dans cette partie du monde . il est primordial aussi de "tailler des croupières" sur le continent africain à un prochain grand satan en devenir, la Chine
Mais, c'est sans doute malheureusement, un bien triste épisode à suivre après celui de L'Iran à venir sans tarder ...Mme Guigou ne déclarait-elle pas sur France - culture le 4 février 2013 en réponse à un journaliste que le danger dans le monde, c'était l'Iran? L'iran chiite , dont le fond de pensions a été d'emblée rejeté dans la reprise de Pétroplus en France . Une reprise de l'Egypte des frères musulmans sunnites, à l'heure où j'écris , est étudiée.


*1-http://www.dakaractu.com/MALI-A-quoi-sert-Serval-Par-Babacar-Justin-Ndiaye_a38254.htmlhttp://www.dakaractu.com/MALI-A-quoi-sert-Serval-Par-Babacar-Justin-Ndiaye_a38254.html
2*- source Arte, le dessous des cartes , 19 janvier 2013 .
*3-Sources hors -série le Monde , le monde en 2013 p 75 .

7.Posté par yo le 07/02/2013 17:30
Article sur le MNLA publié dans le nouvel observateur ce jour , journal Français réputé assez proche du pouvoir en place :


Votre organisation, le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) dit collaborer avec les forces françaises à Kidal. Pourquoi coopérez-vous et comment ?

- On a toujours dit qu'on était prêt à aider les Français contre les terroristes. Maintenant qu'ils sont à Kidal, sur nos terres, on partage nos renseignements avec eux, on leur explique comment faire la différence entre les gens de la région pour savoir qui arrêter, etc.

Des Touaregs auraient aussi pris contact avec les ravisseurs des otages français. S'agit-il de membres du MNLA ?

- Ce n'est pas notre job.

Qu'avez-vous obtenu de la France en échange de votre aide ?

- Ce n'est évidemment pas gratuit, on a posé nos conditions. Si les troupes maliennes ne sont pas entrées à Kidal, c'est parce que la France a répondu à notre demande. On avait prévenu que si l'armée malienne posait le pied chez nous, on lui taperait dessus. Et si le président de la transition, Dioncounda Traoré, s'est dit prêt à discuter avec nous, c'est parce que la France l'oblige à accepter de négocier.

On attend de la France qu'elle reste jusqu'à ce qu'il y ait un accord politique entre nous et Bamako. Aujourd'hui, c’est la France, et non le Mali, qui contrôle notre territoire. Donc Bamako n'a pas d'autre choix que d'écouter Paris.

Quelle solution espérez-vous ?

- Le Mali d’hier, ce n’est plus possible. On veut que l’Azawad ait un autre statut, on veut qu'il nous revienne. Il faut que la question fondamentale soit posée. Cette question, ce n'est pas celle du terrorisme mais celle des Touaregs. Et il faut qu'elle soit posée à toute la population du Nord. Car on ne demande pas l'indépendance pour les Touaregs mais pour toutes les communautés de l'Azawad.

Pourquoi voulez-vous à tout prix vous désolidariser du Mali ?

- Le Mali n'a jamais rien fait pour nous. C'est pour moi un pays étranger. Nos artistes sont internationalement reconnus, mais au Sud du Mali, personne ne les connaît. Depuis 1958, on ne veut pas de cet Etat raciste qui nous maltraite. On n’a pas cessé de se battre contre le Mali car on ne veut pas de ces gens-là chez nous.

On a été étouffé par cette armée, cette administration, cette acculturation. On a grandi dans la souffrance, on a vu le Mali maltraiter nos pères, nos frères, faire fuir nos familles dans les pays voisins. Au souvenir de la répression de la première révolte de 1963, nos grands-mères réfugiées en Algérie en tremblent encore.

Comment et quand l'idée d'une nouvelle rébellion est née ?

- Né en 1986, j’ai grandi à la fois dans le souvenir de ces massacres et dans les préparatifs d’une nouvelle rébellion [celle de 1990, ndlr.]. Mais ma génération a eu une chance que nos aînés n’ont pas eue : on a été à l’école. On a voulu régler le problème une fois pour toutes : dès 2009, on a décidé de réclamer, pour la première fois, par la voie politique, cette indépendance que nos parents ont toujours voulue bien qu'ils n'aient jamais eu les moyens de l’exprimer.

Au début, on n'était qu'un petit groupe de jeunes âgés de 20 à 30 ans qui se sont rassemblés en association d'étudiants. C'est le 1er novembre 2010, à Tombouctou, qu'on a créé le Mouvement national de l’Azawad (MNA), un mouvement politique et pacifique revendiquant le droit à l’autodétermination de l’Azawad, ce mot qui fait tant peur au Mali. On ne s’est pas caché, on a fait exprès d’organiser un Congrès en plein cœur de Tombouctou.

Comment Bamako a-t-il alors réagi ?

- Le jour-même du Congrès, j’ai été arrêté. Bamako a cru que décapiter le mouvement suffirait à le détruire. Mais dans les heures qui ont suivi, Al-Jazeera a répandu la nouvelle de la création du mouvement et de mon arrestation. Grâce à cette pression médiatique, j’ai été relâché au bout de 18 jours avec l’interdiction de quitter Bamako.

C’est à ce moment-là que vous avez décidé de rebasculer dans la lutte armée ?

- Quand je suis sorti de prison, Ibrahim ag Bahanga, [un chef rebelle qui n'avait pas déposé les armes après les derniers accords de 2006 entre Bamako et les touaregs, ndlr.], nous a dit qu'il était prêt à tout donner pour nous suivre. La guerre en Libye a accéléré le processus. Nos combattants touaregs qui servaient Kadhafi sont revenus au Mali. Contrairement à ce qu'il se dit, il n'y en a pas eu des milliers mais 700 tout au plus. Et les militaires touaregs ont commencé à déserter de l’armée malienne en emportant véhicules et armes.

Vous avez alors abandonné l'idée d'une solution politique ?

- Non, à ce moment-là, on a encore cherché à discuter avec le président malien Amadou Toumani Touré (dit ATT, il a depuis été déposé par un coup d'Etat militaire, le 22 mars 2012 ndlr.). Mais il a considéré qu’on n’était que quelques jeunes, des "éléments marginaux", et n’a pas donné suite. Le 15 octobre 2011, on est devenu un mouvement non seulement politique mais aussi militaire, en se rebaptisant Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA).
L'Algérie, qui a aussi des Touaregs sur son territoire, a cherché à nous dissuader de passer à l'offensive, car elle ne veut pas d'un Etat de l'Azawad.

Tous les Etats de la région craignent plus une indépendance des Touaregs que l'instauration de la charia. ATT a aussi fini par envoyer un groupe de parlementaires maliens nous rencontrer. On leur a expliqué que l'on souhaitait une solution politique. Mais ATT a répondu en envoyant son armée.

On a alors lancé l’offensive sur la ville de Menaka, le 17 janvier 2012, et pris les villes une à une. Le 6 avril on a déclaré l’indépendance de l’Azawad. La communauté internationale l'a malheureusement rejetée. Mais l’histoire retiendra qu’on a conquis notre territoire. Si on n'obtient pas cette fois ce que l'on réclame depuis 50 ans, il y aura une nouvelle rébellion. Se rebeller, chez les Touaregs, c'est un devoir.

Propos recueillis par Sarah Halifa-Legrand et Jean-Baptiste Naudet



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