Mahammed Dionne : «Un pays ne peut pas se développer sans son secteur privé»

Le Premier ministre Mohammad Dionne a plaidé, hier, une participation active du secteur privé sénégalais dans les investissements. C’était lors de la signature de la convention d’investissement entre le promoteur du projet Parenterus, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) et la Caisse des dépôts et des consignations (Cdc).


«Le développement ne peut pas se financer que par la dette, d’où l’importance de mettre également à contribution le secteur privé.»  Telle est la forte conviction du Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne qui s’exprimait, hier, en marge de la signature de la convention d’investissement entre le promoteur du projet Parenterus, les Directeurs généraux de la Caisse de dépôts et de consignation (Cdc) et du Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), Thierno Seydou Niane et Amadou Hott.
Le chef du Gouvernement a, auparavant, rappelé l’invite du Président Macky Sall à recourir davantage aux Partenariats public-privé, et aux effets de levier des nouveaux instruments de financement comme la Caisse des dépôts ou le Fonsis.
«Au-delà de cet investissement, la société Parenterus permettra de garantir une baisse des coûts et une souveraineté dans la fourniture de solutions de perfusion à nos structures sanitaires, parfois confrontées à des ruptures de stocks, car ce produit est entièrement importé, aujourd’hui», a ajouté le Premier ministre non sans souligner que Parenterus va annuellement produire 12 millions de flacons de solutés massifs, communément appelés ‘’solutions de perfusion’’.»
Quant au promoteur, le docteur Ibrahima Kâ, il a tenu à féliciter la Cdc et le Fonsis qui, selon lui, forment un couple gagnant «qui, à force de professionnalisme mêlé d'humanisme, a réussi à mener Parenterus à bon port.»
Le projet est plus fondé à aller de l’avant qu’il arrive à point nommé dans l’environnement sanitaire sénégalais, au lendemain de la mise en place de la Couverture maladie universelle (Cmu). De plus, il contribue opportunément à la souveraineté sanitaire du pays dans un monde où les microbes traversent les frontières plus rapidement que jamais, conclut-il.
Mercredi 21 Octobre 2015
Dakaractu




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