Maël Thiam, Administrateur de l’Alliance Pour la République (APR) - «Ce qui différencie Mimi Touré et Abdoul Mbaye»

Dans son bureau, au 1er étage de l’immeuble abritant la Permanence de l’Alliance pour la République (Apr) où les photos du chef de l’Etat Macky Sall occupent une bonne place, Maël Thiam fait un round-up de l’actualité. Dans cet entretien accordé à L’Observateur, l’Administrateur général de l’Apr commente le réaménagement du gouvernement intervenu la semaine dernière. A cet effet, il prend le contrepied de la coalition «Macky2012» sur la nomination de Me Sidiki Kaba au ministère de la Justice, approuve le choix de Mimi Touré, évoque la vie du parti, etc.


Maël Thiam, Administrateur de l’Alliance Pour la République (APR) - «Ce qui différencie Mimi Touré et Abdoul Mbaye»
Quelle lecture faites-vous du réaménagement du gouvernement qui a consacré le départ d’Abdoul Mbaye de la Primature et l’arrivée de Mimi Touré ?
De manière globale, le changement du gouvernement répond d’une étape d’un processus de management. C’est un acte majeur en management. Pour être performant, efficace, il importe que tout manageur, à des moments déterminés de l’exercice de ses fonctions, procède d’une évaluation dans la perspective de prendre des décisions favorables, soit à l’atteinte des résultats ou à l’accélération du rythme ou alors au changement de méthode et d’orientation. C’est dans cette logique que le Président Macky Sall, après 18 mois d’exercice du pouvoir, a opéré un arrêt pour observer, évaluer, identifier les pistes de progrès, apprécier les résultats obtenus, apprécier le niveau d’exécution des activités qui devaient être menées. Et tout ceci en rapport avec les attentes des Sénégalais. De cette évaluation, il en est ressorti que des résultats significatifs ont été obtenus au-delà des performances de tout régime connu par le Sénégal depuis l’indépendance. Ces résultats sont, du point de vue de la remise en norme du pays, du point de vue des équilibres macro économiques et du point de vue de certaines urgences sociales à savoir le coût de la vie, le pouvoir d’achat des Sénégalais et le rétablissement d’un état de droit. Nonobstant ces résultats obtenus, si nous combinons les ambitions du président de la République et les attentes des Sénégalais, il sera facile de constater l’impérieuse nécessité d’accélérer le rythme du changement. 
 
Vous dites qu’après évaluation des 18 mois de gestion, il y a eu des résultats satisfaisants, est-ce que ce réaménagement avait un sens dans ce cas ?
De nos jours, il faut courir vite et encore plus vite pour rester à la même place.
Est-ce à dire que l’équipe d’Abdoul Mbaye ne courait pas vite ?
Ce n’est pas cela mon point de vue. J’ai dit que nonobstant ces résultats, il fallait mettre du sang neuf et également, il ne faut pas oublier qu’un changement du gouvernement était presque comme une demande sociale. C’était une manière de répondre à une attente de l’opinion. Cela, c’est du point de vue de la motivation du remerciement d’Abdoul Mbaye que je félicite pour les résultats obtenus. Maintenant, le président de la République, au regard du contexte politique, économique et social, a identifié une personne qui, du point de vue de ses capacités intrinsèques et académiques, est suffisamment apte à accélérer le rythme du changement.
 
Abdoul Mbaye, lui, n’était pas apte pour accélérer le rythme du changement ?
Je ne suis pas là pour faire une comparaison entre Abdoul Mbaye et Mimi Touré. Ce n’est pas cela qui est nécessaire. Ce qui est important pour l’avenir, c’est l’ambition que le Président Macky Sall nourrit pour le Sénégal et l’élaboration des activités qu’il juge nécessaires pour impulser cette accélération pour aller plus vite vers les résultats attendus. Je pense que Mimi Touré a le profil du point de vue de son cursus académique, de son expérience professionnelle avant et pendant que nous sommes au pouvoir, de ses engagements. C’est un excellent profil. En plus, il y a le fait qu’elle soit co-rédactatrice du programme Yoonu Yokkute.
 
Qu’est-ce qu’il y a en Mimi Touré qui n’existe pas chez Abdoul Mbaye et qui expliquerait ce changement ?  
D’abord, ils n’ont pas le même cursus académique, ensuite ils n’ont pas les mêmes engagements politiques. En plus, ils n’ont pas le même quotient émotionnel.
 
Que voulez-vous dire par quotient émotionnel?
De nos jours, l’une des qualités requises pour un manageur, en plus des capacités académiques, ce sont des capacités émotionnelles. Pour un top manageur, il est indispensable de pouvoir déterminer son propre espace émotionnel, apprécier l’espace émotionnel de ses collaborateurs dans la perspective de la performance. Les qualités supérieures recherchées chez un manageur, c’est l’intelligence émotionnelle qui permet d’instaurer et d’animer des relations de qualité entre les différents collaborateurs d’un espace ou d’une structure donnée. De ce niveau de qualité va dépendre le niveau de compétitivité. C’est cela le quotient émotionnel.
 
Et Abdoul Mbaye n’en a pas ?
Je ne le connais pas suffisamment bien pour apprécier son quotient émotionnel. Je parle de Mimi Touré que je connais très bien et dont je peux jurer du niveau de quotient émotionnel suffisamment apte à mettre en place une relation de qualité entre les différents acteurs de l’Exécutif dans la perspective d’une compétitivité attendue par les Sénégalais.
 
Il se dit que Macky Sall avait visé d’autres personnalités comme Jacques Diouf pour diriger le gouvernement, mais ces dernières ont décliné. Qu’en est-il ?
Le Sénégal est un pays de rumeurs. Si le Président Macky Sall était dans une posture de devoir négocier avec quelque Sénégalais que ce soit, je ne pense pas qu’il ait une troisième personne qui puisse témoigner de cela. Donc, je ne peux que jeter cela dans les poubelles de la rumeur.
 
Mais pourquoi le choix de Mimi Touré non une autre personnalité de l’Apr comme Alioune Badara Cissé par exemple ?
Si l’on avait choisi quelqu’un d’autre de l’Apr, cette question serait toujours posée. Donc, il en fallait un et en tant qu’administrateur de l’Apr, je suis heureux que cela soit quelqu’un de nos rangs. Mimi Touré a le profil.
 
Avait-elle le meilleur profil ?
Est-ce que vous pensez que c’est la meilleure question ? Un profil ne s’apprécie jamais de manière figée. Quand on choisit un homme ou une femme dans le cadre d’une conduite d’activité ou de projet, on choisit la personne en rapport avec ses capacités intrinsèques avec le contexte, d’autre part et en rapport avec les objectifs qui sont visés. Donc, comparer des profils comme ça, de manière figée, n’a aucun sens. Je me réjouis qu’il soit quelqu’un qui sort des rangs de l’Apr, qu’il soit suffisamment apte à occuper ce poste de Premier ministre.
 
Est-ce qu’avec ce choix, Mimi Touré ne devient pas de facto le numéro 2 de l’Apr, un poste occupé jusque-là par Me Alioune Badara Cissé qui n’est plus en bons termes avec Macky Sall ?
Au sein de l’Apr, il n’a jamais été question de numérotation de responsabilité. Dans les textes du parti, il n’a jamais été question d’une numérotation. L’Apr est une alliance qui a regroupé des hommes et des femmes qui, à un moment donné, se sont tous levés pour combattre l’injustice contre un citoyen. Il s’en est suivi que cette motivation de départ a été le départ d’un processus d’un phénomène qui était celui de Macky Sall qui nous a amené au règne Macky Sall. Et nous avons tous travaillé dans cette dynamique. Je ne veux pas tomber dans l’abîme de la confusion de l’Exécutif d’une part et de la politique d’autre part. Mimi Touré est Premier ministre, elle est la deuxième personnalité du Sénégal.
 
Le réaménagement du gouvernement a suscité des contestations avec l’opposition qui fustige le choix de Abdoulaye Daouda Diallo comme ministre de l’Intérieur. Que répondez-vous ?
L’opposition est dans son rôle. Mais cela n’a aucun fondement rationnel.
 
C’est le fait que le ministre Abdoulaye Daouda Diallo soit du parti au pouvoir (Apr) qui les inquiète
J’aime autant convoquer l’histoire pour leur répondre.
 
Oui, l’opposition d’alors, c'est-à-dire vous, avait toujours dénoncé le fait que Ousmane Ngom soit ministre de l’IntérieurEst-ce que vous n’êtes pas en train de faire ce que vous refusiez au régime sortant ?
Nous, nous n’étions pas opposés à ce qu’il eût, à l’époque, un ministre de l’Intérieur appartenant au pouvoir. Nous avions une ligne politique qui était assez claire, nos revendications étaient relatives à la transparence des élections et à la rigueur qu’il fallait dans les différentes procédures. Et nous étions suffisamment fondés à l’époque, avec tout ce qui se passait, l’implication intéressée de l’ancien ministre de l’Intérieur dans les affaires politiques. Aucun régime ne peut aujourd’hui falsifier des résultats électoraux. Nous avons l’un des Codes électoraux les plus solides de la région. Des tentatives avaient été menées, mais tout était verrouillé. En plus, le ministère de l’Intérieur, ce n’est pas seulement les élections, il y a d’autres fonctions beaucoup plus importantes et pesantes, que je suis sûr qu’Abdoulaye Daouda Diallo est capable de supporter. Et au ministère de l’Intérieur, il faut quelqu’un qui a du caractère, capable de commander. Donc il faut avoir le sens du commandement et être très réactif, et Abdoulaye Daouda Diallo a tout cela. L’opposition devrait au contraire rassurer l’opinion et les inciter à adhérer à cette vision du chef de l’Etat, plutôt que de rester dans les ténèbres d’une défaite encore très difficile à digérer.
 
La nomination de Me Sidiki Kaba au ministère de la Justice ne les satisfait pas non plus….
C’est leur droit de dénoncer. Me Kaba est un homme d’une dimension internationale, reconnu en ce qui concerne la défense des droits de l’Homme. Le ministère de la Justice n’est pas là pour réprimer, mais pour faire dire le droit. Qu’est-ce qu’il y a à dire du choix d’un homme qui est internationalement reconnu pour son combat pour les droits de l’Homme, et qui a une expertise avérée en termes de droit et de justice ? J’aimerais bien que ceux qui ne sont pas d’accord posent des arguments rationnels.
 
Pourtant «Macky2012» juge cette nomination comme une erreur de casting….
Je crois que la personne la mieux habilitée pour parler de cela est celle qui a fait le casting.
Mais est-ce que vous partagez cet avis ?
Je ne suis pas là pour me comparer à la coalition «Macky2012». C’est mon point de vue que je donne, et pour moi, c’est un bon choix.
 
Il y a aussi eu un changement au ministère de la Femme, avec le remplacement de Mariama Sarr par le Dr Anta Sarr, mais d’aucuns pensent que l’Apr a un problème de leadership féminin….
Au moment où je vous parle, il n’existe pas au Sénégal une organisation politique qui a autant d’expertise que l’Apr, et dans tous les domaines. Nous avons beaucoup de cadres.
 
Ils ne sont pas connus alors…
C’est parce que nous ne sommes pas un parti de tintamarre, mais de stratégies. Rappelez-vous, pendant que les autres occupaient les télés et radios et que personne ne soupçonnait notre leadership (Macky Sall), nous étions sur le terrain. C’est ce qui nous a permis de chasser Abdoulaye Wade du pouvoir. Il ne sert à rien d’envahir les médias. Je vous répète qu’à ce jour, il n’existe pas d’organisation politique qui compte en son sein autant d’expertise que l’Apr. Aujourd’hui, l’Apr est le premier parti politique au Sénégal. Parfois, je rigole quand des gens dont l’expertise laisse vraiment à désirer se permettent de critiquer le leadership ou l’expertise au niveau de l’Apr. Quand j’entends un certain Doudou Wade dire qu’il n’y a pas de cadres à l’Apr, il n’a même pas le niveau du plus bas de mes étudiants, moi qui suis l’Administrateur de l’Apr. Lui, il n’est pas autorisé par la communauté scientifique à évaluer le niveau d’expertise de quelqu’un. Tout ce que ce monsieur a comme mérite, c’est d’avoir été à l’Assemblée nationale à applaudir un processus de dévolution monarchique. Si aujourd’hui il se permet de dire qu’il n’y a pas de cadres à l’Apr, ça me fait rire.
 
Oui, mais en ce qui concerne Mariama Sarr, pour certains, elle est trop timide pour diriger le ministère de la Femme ?
C’est la méconnaître que de penser cela d’elle.
 
Pourtant, c’est l’image qu’elle véhicule…
La personnalité d’un individu dépend en partie de la perception des différents segments avec lesquels il est en contact. On ne peut pas à partir de la perception d’un micro segment, dresser la personnalité de quelqu’un. C’est une erreur d’appréciation. Mariama Sarr est une dame qui s’est battue aux côtés du Président Macky Sall pendant qu’on était dans l’opposition, qui a fait prévaloir son leadership dans son département, ce qui n’a pas manqué d’impacter sur les résultats que nous avons obtenus. Et pendant qu’elle était ministre de la Femme, elle a impulsé une certaine dynamique chez les femmes, les groupements de femmes et des structures féminines du parti.
 
Pourquoi la limoger dans ce cas ?
Un gouvernement, c’est une équipe qui tourne…
 
Mais, on ne change pas une équipe qui gagne…
On a l’habitude de dire cela dans la logique d’un combat de dualité, et nous ne sommes pas dans cette logique. Nous sommes dans un processus de construction dans lequel on a l’obligation à tout moment d’apprécier et de se demander si l’on ne peut pas aller plus vite avec moins de ressources. C’est ça le top-management. Et dans cette réflexion, les personnes ne sont pas changées parce qu’elles n’ont pas fourni assez de résultats. Le fait est qu’on choisit du sang neuf pour impulser une accélération au rythme des changements. Pour ce qui est de Anta Sarr, c’est une expertise d’abord reconnue par la communauté scientifique, en tant que Docteur. D’autre part, du point de vue politique, elle a rejoint le parti et milite au sein de la Convergence des cadres. Elle a mené de sa propre initiative beaucoup d’activités de développement en faveur des populations.
 
Pourtant, il y a des informations qui circulent selon lesquelles elle a été choisie parce que son mari est le cousin de Macky Sall
Ça c’est vraiment du dilatoire…
 
Ce n’est pas vrai ?
Fût-elle la sœur de la Première dame, il faudrait que les Sénégalais se décomplexent de ce genre de choses.
 
Est-il vrai que son époux est le cousin du chef de l’Etat ?
Je n’en suis pas sûr. Je ne connais pas l’arbre généalogique de la famille de Macky Sall. Mais je salue le choix de cette dame, elle a l’expertise qu’on attend d’un ministre. Ce qui est important, c’est de voir si le format du gouvernement est pertinent par rapport au contexte et aux objectifs. Aujourd’hui, le développement est pris en charge par le secteur privé, et dans la logique du Président, il fallait renforcer ce secteur privé. Ce qui est aussi important dans ce réaménagement, c’est le format du gouvernement, le comparer par rapport aux contextes et aux objectifs.
 
Un format qui va jusqu’à faire revenir le Président Macky Sall de sa promesse électorale de former un gouvernement de 25 ministres ?
Il a respecté sa promesse électorale.
 
Ah oui, de 25 à 32 ministres vous dites qu’il l’a respectée…
Oui, il a respecté sa promesse électorale. Lorsque le Président promettait de former un gouvernement de 25 ministres, c’était au regard du contexte dans lequel le Sénégal se trouvait. Et il l’a fait. Ce serait même dangereux de vouloir se crisper à des formats universels et atteints d’une myopie managériale, ne pas opérer les changements qui s’imposent lorsque le contexte évolue. Il fallait rétablir les équilibres et remettre le pays aux normes. Cela a été fait. Nous avons pu réduire le train de vie de l’Etat et réaliser des économies substantielles. Maintenant, il faut que ces économies soient au service de l’économie nationale. Macky Sall avait promis aux Sénégalais quand il venait au pouvoir, avec le contexte dans lequel il avait trouvé le Sénégal, de former un gouvernement avec 25 ministres. Il l’a fait, et ce gouvernement a évolué avec des missions bien précises et obtenu des résultats attendus au bout de 16 mois. Le contexte sénégalais a changé, le contexte sous-régional a changé, le contexte mondial a changé, et également, les contraintes mêmes qui nous avaient amenés à faire ces propositions aux Sénégalais ont changé. Macky Sall n’a jamais abandonné les promesses faites aux Sénégalais. Jamais un chef de l’Etat n’a respecté autant que lui, depuis que nous avons notre indépendance, ses engagements électoraux. 
 
Pourtant, les gens disent que ‘’Deuk Bi Dafa Macky…’’
Vous savez quand j’entends ça, je suis triste. Je suis triste de la cécité de ce segment de Sénégalais. Et je suis triste également de l’incohérence de ces Sénégalais-là quand on sait qu’ils sont musulmans ou catholiques. Un pays où, à l’accession de Macky Sall au pouvoir, tout le monde connaissait le prix du kilo de riz. On l’a baissé significativement, premièrement, de même que l’huile, le sucre, la tonne de ciment. D’un autre côté, il y a eu une augmentation des revenus par la baisse significative de la fiscalité sur les salaires, une augmentation du taux de la pension de la retraite à 10%. Et on dit que la vie est dure. Heureusement qu’il y a eu ces changements. Par contre, et c’est là où ma tristesse s’exprime, dans un pays où les gens sont pressés le vendredi de tout abandonner pour aller prier à la mosquée où les gens passent tout le mois de Ramadan à se priver de repas, où le référentiel le plus convoqué est la charia, dans ce pays-là, les gens pleurent la disparition du «Riba» (ce qui est illicite), parce qu’il n’y a que ce «Riba» qui a disparu de l’économie sénégalaise. Et c’est ce «Riba»-là que les gens revendiquent.
 
Qu’est-ce que vous appelez «Riba» ?
Mais ce «Riba» c’est l’argent de la corruption, de la concussion. Mais il n’y a que cet argent qui a disparu du circuit économique. Les circuits légaux de richesses ont tous été valorisés. Le pouvoir d’achat a cru, le coût de la vie a baissé. Mais ce sont les seuls circuits légaux de création de richesses. La seule chose qui a disparu c’est le «Riba». C’est l’argent de la corruption qui a disparu. Et l’argent de la corruption ne peut pas construire un pays. Qu’on me cite le contraire. J’insiste là-dessus, parce qu’il faut qu’on arrête ce débat-là.
 
Sur un autre registre, depuis un certain temps, on n’entend plus parler des réunions du directoire de l’Apr. Qu’est-ce qui l’explique ?
L’Apr tient ses activités, le Président du parti dans sa logique de dynamisation et d’organisation du parti a mis en place un Secrétariat exécutif national qui se réunit toutes les semaines. La dernière réunion présidée par le président du parti remonte à moins de trois semaines.
 
Vous n’informez donc plus la presse ?
C’est parce que, je vous le répète, l’Apr n’est pas un parti de tintamarre. Il y a des partis qui ne font pas plus de trois personnes et qui envahissent tout le temps les médias, mais qui à chaque élection sont relégués au dernier plan. Il faut que les Sénégalais et l’opposition intègrent que l’Apr n’est pas un parti de tintamarre. 
 
Les élections locales sont pour bientôt, comment l’Apr compte y aller, avec la coalition Benno Bokk Yaakaar ou seule ?
Il ne faut pas faire d’amalgame, lorsqu’entre les deux tours nous nous sommes réunis avec tous ces Sénégalais qui étaient acquis à la cause du départ de Wade du pouvoir, il n’était pas question d’élections locales, il était question de gestion d’un Sénégal avec comme objectif principal de régler les problèmes des Sénégalais. C’était ça l’objectif de Bby, nous sommes dans cette dynamique et chacun essaie au mieux de produire le maximum pour arriver à cet objectif. Nous allons vers les Locales, et nous allons voir le moment venu.

L'Observateur

 
Dakaractu2




Dimanche 8 Septembre 2013
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