Madior, 40 jours depuis son décès et toujours en nous

Quarante jours. Le temps s’est joué de tous, nous laissant de Madior Fall, dans la double sensation d’éloignement et
d’infinie présence. C’est parce que ton absence, même pour un après-midi n’avait jamais été envisagée dans la rédaction, sauf l’assurance que tu étais quelque part dans le monde, presque toujours au service exclusif de Sud. Un mois et demi dans ce cas taquine l’éternité.


Madior, 40 jours depuis son décès et toujours en nous
Mais tu es si présent dans notre quotidien, que nous avions jusqu’à hier, l’impression de t’avoir toujours avec nous, lorsqu’arrive l’heure de réfléchir au contenu de l’édition du lendemain.

Ton style pour argumenter tes dernières réflexions sur l’état de la démocratie habite encore plus d’un parmi ceux qui ont partagé avec toi des heures, des jours, des mois et des années de lutte pour le pluralisme et la liberté de la presse.
Hier, quand au moment de partager sur le menu de la présente édition, nous avons évoqué la journée de prières qui a lieu ce jeudi 23 août à Khar Yalla, au domicile du disparu pour le repos de son âme, le souvenir nous est revenu aussi douloureux qu’au premier jour, lorsque le dimanche 15 juillet en début de soirée, l’information a fait le tour des rédactions, les radios et télévisions consœurs se relayant pour annoncer le décès du journaliste Madior Fall, Rédacteur en Chef de Sud quotidien. C’était moins de deux heures après l’extinction à la clinique Pasteur de Dakar, de celui dont le nom sera à jamais inscrit sur les pages de Sud. Celles des moments difficiles dans la lutte contre les fossoyeurs de la liberté de la presse, celles des jours de bonheur, pour se féliciter de pas franchis dans la marche démocratique du Sénégal.

Le 15 juillet 2012, la corporation des journalistes a perdu un membre, parmi les plus attachés aux valeurs de démocratie.
Hier, Madior, ta rédaction a encore eu une pensée pieuse pour toi, se souvenant de ton appréciable apport, les jours où l’actu jouait à tous, le tour d’être d’une pauvreté à faire douter de la possibilité de faire un numéro pour le lendemain. Homme de réseau disposant d’un impressionnant carnet d’adresses comme en rêve tout journaliste, tu parvenais toujours à trouver à la rédaction, quelque chose à se mettre sous la dent. Et c’était généralement du bon, du comestible, du digeste,
reposant sur des faits, rien que des faits parce qu’il est de tradition à Sud quotidien, qu’on ne s’autorise pas la diffusion de ragots ni d’informations non passées par le filtre de la vérification préalable. Les moments d’échanges informels entre sa rédaction et Red Chef Madior Fall étaient tels, qu’il en pouvait toujours sortir quelque chose à mettre dans un journal qui se respecte. Les jeunes et moins jeunes qui ont bénéficié de ton soutien au moment où ils entraient dans le métier te seront toujours reconnaissants de leur avoir inculqué les valeurs de modestie, d’ouverture d’esprit et de rigueur dans le traitement de l’information.

Comment alors oublier un homme de cette dimension, un animateur de groupe incapable de ménager sa santé, pas du tout avare en conseils à moins expérimenté et toujours disponible lorsque le travail exige de passer des heures très tardives, loin du cercle familial ? 40 jours que Réd Chef Madior repose au cimetière musulman de Yoff à Dakar. Pour l’éternité.
Ce matin, ses confrères et collègues du Groupe Sud Communication, ses amis et ses anciens camarades se retrouvent aux côtés de la famille du défunt pour une journée de prières faite de lecture du Coran. Priez avec nous, où que vous soyez.

LA REDACTION
Jeudi 23 Août 2012
Sudonline




1.Posté par Salomon le 23/08/2012 19:03
Rest In PEACE Grand Madior !!!

2.Posté par thiam le 24/08/2012 17:56
un homme bien et d'une trés grande valeur



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