Madiba, source d’inspiration intarissable pour les générations actuelles et futures des dirigeants politiques africains, en vue d’une Afrique nouvelle unie.

« Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J'ai lutté contre la domination blanche et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J'espère vivre assez pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. » Mandela déclaration lors du procès de Rivonia, en 1964,


Madiba, source d’inspiration intarissable pour les générations actuelles et futures des dirigeants politiques africains, en vue d’une Afrique nouvelle unie.
Mais quand est-ce-que finalement  les dirigeants politiques en général considéreront, à l’image de Nelson Mandela, que l’action politique doit être un sacerdoce au service des peuples et non comme un moyen d’enrichissement illicite et indécent ou de se rendre tout puissant au-dessus de leur peuple, ad vitam aeternam ?
Assurément, Nelson Mandela résumait en lui ou était l’incarnation achevée de ce que devrait être, le citoyen  idéal africain, dans une  nouvelle Afrique unie, prospère et vivant dans une véritable paix des peuples pour l’intérêt supérieur de ceux-ci principalement. Ce qui était son rêve le plus cher et pour lequel il a consacré effectivement toute son énergie sans réserve. Ce combat était bien sa raison de vie et il l’a mené sans relâche sa vie durant. Il souhaitait ardemment un jour vivre et être témoin du « citoyen de l’Union africaine », comme l’est aujourd’hui, celui des USA. La mort dans l’âme, il a dû observer et constater  que  nos laquais et pantins de chefs d’Etat, qui crient haut et fort comme des loups en forêt pour l’unité de l’Afrique, mais qui n’y croient point du tout. Car, quasiment et au quotidien, ils agissent effectivement tous dans leur grande majorité, pour ne pas dire exclusivement, contre l’avènement, d’une Afrique continentale unie tant souhaitée par les peuples. En y regardant de près, et au vu de ce que nous peuples constatons chaque jour, nos dirigeants préfèrent plutôt, à l’opposer de Mandela, être des roitelets, présidents à vie ou qui s’éternisent au pouvoir en révisant constamment les Constitutions pour demeurer au Pouvoir le plus longtemps possible, dans de micros ou minuscules Etats économiquement, géographiquement et socialement peu viables. Et pour les amener à s’unir d’ailleurs, il leur a lancé cette citation pertinente : « Aucun de nous, en agissant seul, ne peut atteindre le succès. »
Il a combattu toute sa vie, même dans les circonstances les plus difficiles sous l’oppression féroce et inhumaine avec privation de liberté totale, qui s’abattait sur lui, la ségrégation raciale ignoble  qui se pratiquait dans son pays, entre le Sud-africain noir et celui blanc. Sa conviction et sa foi pour faire triompher un tel idéal quel qu’en soit le prix, montre nettement et de façon incontestable, que dans son âme, il en avait  exclu toute trace de haine raciale.  Imaginez ! Être victime d’oppression féroce de son ennemi politique, mais que par magnanimité et grandeur de cœur, lui considère malgré tout celui-ci, comme simplement un adversaire et frère égaré, qui n’a pas compris ce qui veut dire fondamentalement, l’humanisme. A notre époque, où la volonté de puissance et de domination irraisonnée des hommes en général est le maître mot dans nos sociétés, trouver de tels hommes comme Mandela, devient une denrée rarissime. Et pourtant, ce sont justement de tels modèles qu’il faut aux peuples d’Afrique comme dirigeants, si nous voulons sortir de cette pauvreté et misère crasseuses et nous élever au rang des peuples libres et nations développées. Aux dictateurs invétérés et antidémocrates, il les a prévenus en ces termes : « Les hommes qui prennent de grands risques doivent s'attendre à en supporter souvent les lourdes conséquences.  »
Mandela a défié toutes les puissances occidenles qui ont voulu le dévier de son noble objectif ou de tenter de le couper avec ses racines, ses meilleurs amis et soutiens. L’Occident pour sa part, a tenté hypocritement d’isoler Mandela de ses véritables et sincères amis, puisque pour lui, ceux-là étaient considérés comme leurs pires ennemis de toujours. Par exemple : Fidel Castro et Mouammar Kadhafi, pour ne citer que ceux-là. Mais imperturbable et dans son calme légendaire et tout aussi ferme, il ne s‘est pas laissé se soumettre à aucune conditionnalité, de qui que ce soit, quand il s’agit du choix de ses amis et alliés. De ce point de vue, il confirme encore bel et bien son caractère de dirigeant exceptionnel tant recherché par tous les peuples. Il a excellé dans sa manière de faire et triomphé par rapport à beaucoup de dirigeants dans le monde, mais et surtout, ceux de notre continent.
Loin d’être un théoricien hâbleur et coupé de la réalité de son continent, Madiba liait l’acte à la parole ou vice-versa, son action est toujours l’expression et la traduction fidèle et exacte de sa parole, sans aucune défaillance ou dérobade. A cet effet, il privilégie toutefois l’action concrète soutenue et utile pour l’être humain, en lieu et place des discours évasifs et creux, pratiqués par la plupart des dirigeants politiques de notre ère. Le voici adoubé par le monde entier et, même les hypocrites ennemis et adversaires y compris. Toutes ses actions, sa vie durant, ont été approuvées et saluées aujourd’hui, parce que justement, elles sont conformes aux intérêts de son peuple tout entier, sans discrimination de race, de couleur, de sexe, de religion, en un mot de l’être humain dans son intégralité.
Une autre exception,  et pas des moindres parce que de taille encore de Nelson Mandela, est à faire connaitre à travers le monde, puisque nous apprendrons encore de lui pendant longtemps, comme source d’inspiration. En effet, bien que communiste et athée, toutes les actions de Mandela de toute son existence, s’inscrivaient parfaitement et en droite ligne sur ce que, notre créateur, Dieu, recommande à tout être humain envers son prochain, à savoir l’exclusion de la haine raciale en lui. Mais aussi, cette autre recommandation divine d’avoir une attitude empreinte d’amour envers notre pays et peuple, ainsi qu’un comportement où est absent l’égoïsme et le parti pris, mais qui soit plutôt celui fait d’équité et de justice sociale ; c’est celui-là qu’il faut observer à l’égard des biens communs à toute une société. Mandela ne s’était jamais préoccupé des biens matériels de ce bas monde, et on ne lui connaissait aucune richesse au-delà de la normale.
Nous le savons tous, Dieu réprime sévèrement la suffisance parmi nous et nous recommande de nous en éloigner comme la peste. Car, la suffisance est la mère qui enfante le culte de la personnalité, et Lui notre créateur, Il nous a bien créés tous égaux et issus de la même source. Fort heureusement encore, Mandela l’a si bien compris qu’il n’est pas tombé dans ce piège, qui fait que nous perdions la raison par moment, pour faire de nous des victimes de la flatterie et des véreux flagorneurs. Ce qui aurait pu le pousser à se prendre comme supérieur aux autres, voire se considérer comme un Saint.
Il est sûr et certain qu’il est incomparable avec ces soi-disant religieux fanatiques, qui ont le mal ou la terreur en bandoulière. Ceux-là pour qui, l’être humain, celui que Dieu considère comme sa plus parfaite créature sur terre, est comme un banal objet, que l’on peut déduire sans état d’âme ou gravité. Ces individus qui, au nom de la religion musulmane, chrétienne, bouddhiste ou autres tuent gratuitement des êtres humains, non pas parce qu’ils ne partagent pas la même religion, parce que leurs victimes peuvent même être leurs coreligionnaires, mais pour le simple fait ou motif d’une différenciation dans l’interprétation ou l’appréciation d’un fait religieux traité dans leur livre saint. Ce qui m’amène à croire que personne, plus que Nelson Mandela ne mérite le Paradis, pour avoir tant souffert, ici sur terre pour, la paix et le bonheur exclusif de l’être humain. Et s’il n’y va pas, il est sûr et certain, que ce ne serait point, ces tueurs sanguinaires et insensés, qui n’ont aucun respect pour la vie humaine, créature suprême de Dieu sur terre, qui y seront ; malgré leur manteau de religiosité, qui n’est que de la façade et l’exhibitionnisme. Et contre l’incivisme, l’anarchie et le désordre dans notre société, il a recommandé cette citation de sagesse et pédagogique : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde.  »
 
La valeur d’un être humain se juge véritablement sur ses actions accomplies sur terre en biens toute sa vie durant, pour servir ses semblables, sa nation et son pays. A ce titre, Mandela nous a légué un héritage colossal, qui est certes une œuvre immatérielle. Mais œuvre intarissable, à partir de laquelle nous pouvons puiser à volonté, pour corriger notre manière de voir, de faire et de vivre en société, afin de pouvoir mieux servir et d’être utiles à nos semblables. Voilà pourquoi, Nelson Mandela constitue un exemple pour le monde entier, quel que soit du reste, notre race, notre couleur, notre continent, notre religion…En cela, Madiba  est un homme, dont l’universalité de sa pensée philosophique au service de l’humain, est devenue incontestable. La dignité humaine le préoccupait  au plus haut point, et plus que tout autre sur terre. Nelson Mandela a été clair et catégorique, pour lui, le racisme est un non-sens et quel que soit le bord d’où il émane,  il le rejette sans ambages, parce que celui-ci rame à contre-courant de sa pensée profonde. Ainsi, il disait aussi ceci à tous ceux qui voulaient l’entendre : « je ne suis qu’un simple homme, alors ne me prenez pas pour un Saint »
En fin, Mandela voulait voir inscrire sur sa  tombe: « j’aimerais qu’on dise ″Ici repose un homme qui a fait son devoir sur la terre″. Quelle humilité pour cet homme, vraiment exceptionnel ! Nous pensons que sa volonté a été scrupuleusement respectée.
En tout cas pour notre part, Mandela est notre modèle, il nous sert de guide et source d’inspiration. Nous recommandons aussi vivement à la jeunesse africaine d’en faire autant.

Mandiaye Gaye
Jeudi 19 Décembre 2013
Dakaractu




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